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  • Political Ritual dans Voir

    «Critique», Réjean Beaucage, Voir, 22 janvier 2018
    lundi 22 janvier 2018 Presse

    Duo formé des électroacousticiens montréalais Félix-Antoine Morin et Maxime Corbeil-Perron, Political Ritual crée des ambiances dont il est peut-être préférable de faire l’expérience en concert, à moins d’avoir des voisins compréhensifs… C’est une musique dense, qui se développe par couches, en construisant des espaces gigantesques, et, comme le disent ses concepteurs: «La seule cause qui importe est celle de mettre le volume à fond». Évidemment, ils ne sont pas les premiers à faire cette recommandation, mais leur musique, toute en textures et large comme un paquebot, bénéficie que l’on porte attention à ce détail. Conçu dans une période «de deuil, d’abus de substances [et] d’inquiétudes géopolitiques», le résultat est assez noir, comme le vinyle qui le supporte.

    C’est une musique dense, qui se développe par couches, en construisant des espaces gigantesques…

    Political Ritual dans Mes enceintes font défaut

    «Critique», William Paulhus, Mes enceintes font défaut, 22 janvier 2018
    lundi 22 janvier 2018 Presse

    Le coup de foudre est survenu en 2016, dans la petite salle du MAC lors du festival Mutek Montréal. Le duo expérimental composé de Félix-Antoine Morin et Maxime Corbeil-Perron avait littéralement fait trembler les fondations du musée; c’était un moment d’une grande intensité. Jusqu’à tout récemment, c’était malheureusement le seul contact que j’avais eu la chance d’avoir avec Political Ritual. Ce bon souvenir est resté gravé dans ma mémoire, mais les deux musiciens n’avaient jamais recroisé mon chemin par la suite.

    Ce temps est maintenant révolu puisque devant moi se trouve leur toute nouvelle offrande. Un magnifique vinyle éponyme proposant deux imposantes pièces de plus de vingt minutes. Forgés sur fond de deuil, d’abus et d’inquiétude, ces deux rituels nous promettent un voyage déstabilisant en territoire hostile. La marche à suivre est simple: montez le volume adéquatement, installez-vous confortablement et laissez les décibels vous percuter de plein fouet.

    1. Cérémonie

    Si les premières minutes de ce morceau ne vous écrasent pas dans votre siège, c’est parce que vous avez commis une première erreur. Le volume doit obligatoirement être monté d’un cran, car il vous faut entendre les notes siffler comme de violentes rafales de vent. Lorsque vous aurez le sentiment d’être égaré au beau milieu d’un tourbillon sonore, vous comprendrez que vous avez fait le bon choix. Ces bourrasques seront votre moyen de transport pour accéder à l’univers chaotique du duo montréalais. Vous comprendrez rapidement que cette improvisation raconte un récit déconcertant, c’est la trame sonore de quelque chose qui nous surpasse.

    J’ai perçu Cérémonie comme une histoire où chaque instrument représente un personnage, tous plus tourmentés les uns que les autres. Ils m’apparaissaient brisés et éraillés, tout comme les outils de créations utilisés pour la confection de cette œuvre écrasante. Félix-Antoine et Maxime y ont déversé leurs tripes, il s’agit ici de l’une des musiques les plus inspirées que j’ai eu la chance de mettre sur ma platine. Chaque écoute vous replongera d’une manière différente dans cette troublante narration, le potentiel de réécoute est littéralement infini tellement ce qui se rend à notre cerveau est étoffé. C’est l’album de prédilection pour déconnecter du triste monde auquel nous sommes condamné·e·s.

    2. Projection cathodique

    Cette deuxième entité sonore se matérialise comme un long couloir dans lequel nous sommes forcé·e·s d’avancer. C’est une composition caverneuse qui nous ensorcelle avec une multitude de bruits d’ambiance accaparant le spectre auditif. Une fois bien submergé·e·s dans ce gouffre musical, nous réalisons qu’il sera impossible de faire marche arrière. La progression est tout simplement impressionnante, les couches se multiplient avec une délicatesse déstabilisante. Nous ne sommes définitivement plus en contrôle de notre corps et de notre esprit, ce morceau est désormais aux commandes.

    Projection cathodique nous plonge entre la vie et la mort, à l’intérieur de ce fameux tunnel qui habite l’imaginaire des êtres humains depuis des lustres. Oscillant entre le trajet vers l’enfer et celui du paradis, la destination finale demeure incertaine. Je crois tout de même que quelque chose de positif ressort de cette tumultueuse création, une lumière jaillit néanmoins à travers la brume. Un album de cette envergure se savoure avec une totale dévotion, sans quoi vous ne serez pas en mesure de saisir l’ampleur du travail qui se dissimule derrière chacune des notes. Il représente une expérience musicale pratiquement inqualifiable, j’ai eu l’impression de faire de la méditation en ayant consommé des substances hallucinogènes. En espérant que vous arriverez aussi à laisser l’immense talent de ces deux musiciens vous faire décoller dans vos pensées les plus lointaines.

    La progression est tout simplement impressionnante, les couches se multiplient avec une délicatesse déstabilisante. […] Un album de cette envergure se savoure avec une totale dévotion, sans quoi vous ne serez pas en mesure de saisir l’ampleur du travail qui se dissimule derrière chacune des notes. Il représente une expérience musicale pratiquement inqualifiable

    Political Ritual dans A Closer Listen

    «Review», Richard Allen, A Closer Listen, 6 janvier 2018
    samedi 6 janvier 2018 Presse

    As Political Ritual, Maxime Corbeil-Perron and Félix-Antoine Morin offer sequences of disparate tones ~ sometimes tonal opposites, often at war ~ and invite listeners to hear their own metaphors. The album is a great experiment on impressions, as this simple prompt leads to all manner of ideas. One of the most obvious (and amusing) is that the acronym PR is itself shared with another more famous word pairing.

    We live in a world on the brink of chaos. This simple fact affects all new art, whether consciously or not. “ Cérémonie ” is a study in contrast, beginning in fluttering electronics and solid, growing drones, but eventually incorporating organ-like tones and a bit of melody. One might glean an impression of chaos v. order, modernity v. tradition, sense v. nonsense. By the halfway mark, a new dominant sound emerges, a tempo-driven vibration that sounds like a misread CD-R; this is, however, a record. The music continues to play; the sound continues to intrude, with no end in sight. When stronger voices (beats) emerge, the mechanism rights itself for a brief period, but then changes form and returns. One might liken the effect to the game Whac-a-Mole, arriving at the conclusion that nothing will ever be perfect, that systems will always fail, and that even if one area is fixed, another will break. From this conclusion will stem one’s worldview. Either it’s worth trying, or it’s not. It’s worth going on, or it’s not. The evidence of this artistic statement is a vote for the latter.

    Side B is a different animal: subtle, soothing, and calm. The first sounds of “ Projection_cathodique ” are those of water and chimes. This initial context makes the dark chords seem more ritualistic than foreboding. Is this still Political Ritual? Is this the longed-for nirvana that arrives at the tail end of all our efforts, making every ounce of suffering worthwhile? Or is this the sound of narcotic escape, a surrender to barbiturate entertainment, a desensitization to the world as it is? The two artists again provide little clue, but perhaps their very obliqueness is a clue: think for yourselves, people, we don’t have to tell you what everything means! All we will say is that the piece is lovely, like hands gently passed across doorway curtains, activating beads and bells. Compare the two sides and realize that they live in the same twelve inches of space, like a flattened globe. Make whatever conclusions you may.

    The album is a great experiment on impressions

    Political Ritual dans Vital

    «Review», Frans de Waard, Vital, no 1112, 27 décembre 2017
    mercredi 27 décembre 2017 Presse

    So far I assumed that Ambiances Magnetiques was mainly a label devoted to a wide variety of improvised music, in all its guises. Perhaps Political Ritual is also along the lines of that, but it sounds surely quite a bit different. It is a duo of Felix Antoine Morin and Maxime Corbeil-Perron and they use ‘analogue modular and digital synthesis and incorporate invented wind instruments, traditional Balinese percussion, field recordings and digital signal processing’, which still sounds quite different than what is pressed on this LP. It is, quite frankly, a pretty noisy beast, this record. It is very rich with electronic sound, pushing sonic boundaries, with minimalist beats, and yet also it is not without harmony, such as the processed accordion on ‘Ceremonie’. It eventually gets all a bit distorted here and the needle almost jumps off because of all the frequencies cut in these grooves, but it goes well. The dynamic range of the music is enormous, I would think. From deep end bass to high pitched frequencies, but I’d like to emphasize that, even under the heavy weight of some of this, this is not a record about (improvised) noise. Political Ritual therefore has too many other interests and tricks up their sleeves; be it drone, massive ambient or the Pan Sonic inspired single bass beat, it all has a place in this music. No matter what it is, Political Ritual plays it with sheer intensity and delivers a most powerful record. I must admit that invented wind instruments and/or Balinese percussion seemed to instruments that I didn’t recognize in this music, and all seemed to find their origins in electronics, be it analogue or digital. I am not sure what and if ‘political’ and/or ‘ritual’ mean in this context but if it has to do with creating something forceful they surely managed to do so very well. This is not music you stick on for pure pleasure, but also to arrive at some agitated state. I am sure if a riot needed a soundtrack this duo could play one.

    No matter what it is, Political Ritual plays it with sheer intensity and delivers a most powerful record. […] I am sure if a riot needed a soundtrack this duo could play one.

    Political Ritual dans Avant Music News

    «AMN Review», Mike Borella, Avant Music News, 16 décembre 2017
    samedi 16 décembre 2017 Presse

    Thumping rhythms, drones, effects, and subtle keyboard-laden atmospherics are the primary drivers of Political Ritual, a two-track album from the group of the same name. Consisting of the duo of Maxime Corbeil-Perron and Félix-Antoine Morin, Political Ritual explores the fringes of space-rock, ambient, modern composition, and minimalist techno with a hazy irreverence.

    Cérémonie, at 20 minutes, is the livelier of the pieces, featuring the aforementioned driving, trance-inducing rhythms overlaid with grungy drones, as well as brief synth and keyboard themes. Borrowing techniques from experimental modern classical music, Political Ritual blends captured sounds with synthetic creations in a seamless fashion. Projection_cathodique, also clocking in right around 20 minutes, focuses on a set of Berlin-school drones accentuated with bells and static-laden background ambiance. From time to time, electroacoustic elements and scratchy rhythmic effects are introduced. But the emphasis remains on deep and echoing sinusoids.

    Political Ritual, the album, is a disturbing yet cinematic exploration of indistinct abstractions combined with concrete musical aspects. Given how difficult it is to break new ground in this field, credit is due to Corbeil-Perron and Morin for a unique amalgam that is somehow both fresh and familiar. Strong recommendation.

    Given how difficult it is to break new ground in this field, credit is due to Corbeil-Perron and Morin for a unique amalgam that is somehow both fresh and familiar. Strong recommendation.
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