Tout le monde, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? dans Ici Montréal
Les 11 membres de cette fanfare n’ont qu’un seul but
Les 11 membres de cette fanfare n’ont qu’un seul but
De la fanfare
Essayez, pendant une petite minute, d’imaginer une musique qui serait à la fois complètement champêtre et tout à fait urbaine. Un tantinet racoleuse, mais parfaitement intelligente. Une musique qui voudrait que tout le monde (mais là, vraiment tout le monde) soit joyeux, sinon heureux, pendant 56 minutes et neuf secondes. Eh bien, ça porte un nom
Je vous parlais de climats. Ne niaisons pas avec la puck. Essayez d’imaginer. Un roulement de caisse claire, et c’est parti. Des échos de Nino Rota et de Kurt Weill. Un prétexte pour amener ce petit son tout à fait montréalais, actuel et irremplaçable, qui fait la vraie beauté du Festival de jazz. Un mélange de vents d’Est parfumés de klezmer, de fête foraine, d’atmosphères à la
Un son. Extrêmement confortable. Admission génélale. Et pourtant saisissant et dérangeant pour peu qu’on s’arrête à l’originalité des compositions, à la nervosité subtile des arrangements, à la spontanéité de l’invention. Ça sent le bitume et ça souffle des fleurs.
Une fanfare merveilleuse, une petite messe, qui porte l’empreinte de Bernard Poirier, réalisateur et directeur musical (clarinette, clarinette basse, harmonica, guitare). Et qui ramasse ce qu’il y a de plus hot en musique intemporelle à Montréal
Des moments forts
La poussière du rang 4
Le vaisseau d’or (mon hit), composé et interprété par René Lussier à la guitare acoustique. Avec la voix de Lou Babin qui copule littéralement sur une trompette wa wa des années 20. De la musique venue de la peau. Un frisson épouvantable
Vous l’entendez, le son
This classical work of musical cabaret art is brought to you by the same people who’ve provided the Plateau with a good slice of its joie de vivre for the past 25 years. PourPour a highly polished, impromptu band of Plateau musicians, ranging in ages from 16 to 60, that takes a very definite Fellin-esque approach to life in general and music in particular. It’s funny that in an area where so many revel in the self-inflicted “underground” label, the real thing isn’t at all what you’d expect. Its much better.
La fanfare Pourpour existe depuis quatre ans. Mais ses membres se connaissent depuis 25 ans s’étant tour à tour retrouvés au sein des formations l’Enfant Fort, fanfare spontanée, du Pouet Pouet Band, fanfare de scène, et de Montréal Transport Limité, une troupe de cabaret underground du Plateau Mont-Royal.
De toute façon, la plupart des prestations de la fanfare Pourpour n’entrainent pas de réels bénéfices pour ses membres.
On pourra entendre les airs de fanfares de Pourpour en plein air au parc Jeanne-Mance lors du Tour de l’ile, le 6 juin, de 10h à 14h.
Les membres de la fanfare Pourpour ont été invités lors du dernier Salon du livre à Paris.
La formation de fanfare Pourpour
Les gens ont apprécié de découvrir un nouveau genre de musique enfin offert par le Québec
À la saveur du plateau
La formation est composée principalement de musiciens du Plateau Mont-Royal
Pourpour vient de lancer un disque sur lequel on trouve 16 pièces, dont la majorité sont originales, composées par les membres du groupe. Huit pièces sont de Bernard Poirier, quatre de Luc Proulx, deux de Jean-Marc Zelwer, une de René Lussier et une de Tom Waits.
Les influences de ce genre de musique de fanfare proviennent des gitans et de l’Europe de l’Est. À l’époque du Pouet Pouet Band, la troupe a d’ailleurs vécu comme des gitans en voyageant en Europe au début des années 1980.
Avec la popularité de ce type musical, Bernard Poirier et sa troupe caressent un projet de créer un festival de la musique de fanfare. Un festival qui s’ajouterait aux autres tendances musicales mises en évidence lors d’événements publics à Montréal.
À la parade, je n’ai jamais été. Ni Saint-Jean, ni Saint-Patrick, ni rallye politique. Pas plus pour regarder passer la parade sur les épaules de papa que pour parader moi-même. Jamais soufflé dans une trompette. Jamais tenu la cadence au tambour dans l’harmonie de la polyvalente secondaire Henri-Bourassa, encore moins un bâton de majorette. C’est dire à quelle distance je me suis tenu des fanfares et leur tintamarre et leurs notes à côté de la note. C’est dire combien je suis surpris d’être tombé amoureux fou de ce premier disque de la Fanfare Pourtour.
Que c’est beau, une fanfare, quand c’est joué avec intelligence et sensibilité. Que c’est fou, une fanfare d’esprits libres. Que c’est plein de toutes sortes de choses à la fois, une fanfare sans frontières
C’est joué par onze copains-copines de l’
Qu’il s’agisse des compositions maison de Bernard Poirier et Luc Proulx ou des versions du Russian Dance de Tom Waits et du Vaisseau d’or de René Lussier, tout là-dessus exalte l’émerveillement, la beauté, la liberté, mais sans nier la tristesse et la cruauté. Pour tout dire, la Fanfare Pourpour joue pour tout le monde. Même moi. Foi d’ancien exclu de la parade.
Une tribu du Plateau Mont-Royal s’était donné rendez-vous au Centre-Sud, coin Ontario et Champlain. Comme si le Quai des brumes s’était transformé en… Lion d’or. Lundi soir, une fanfare y klaxonnait des airs de vieux cirque, on y imaginait des roulottes de saltimbanques sillonnant les chemins de Hongrie en direction de… Saint-Fortunat.
Là où est née la fanfare Pourpour, qui vient de lancer l’album Tout le monde (étiquette DAME) à sa troisième année d’existence.
Arrangements un tantinet déglingués, tantôt tziganes, tantôt germaniques (époque république de Weimar), tantôt italiens. Guitares acoustiques, accordéon, violon, cuivres, anches, cris d’allégresse et gracieuses steppettes.
Pour bien saisir ce qui s’est passé au Lion d’or lundi soir, il faut remonter le temps. Un quart de siècle, en fait. En 1975,
Fin des années soixante-dix, le
Au tournant des années quatre-vingt, Bernard Poirier était aussi du
La fanfare Pourpour propose un métissage traversé par les musiques du monde.