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  • Derome Guilbeault Tanguay: DVD Étymologie

    jeudi 28 juin 2007 Nouveautés

    Après leurs nominations aux National Jazz Awards dans les catégories: meilleur groupe acoustique canadien, meilleur saxophoniste, meilleur batteur… et suite à la parution du disque The Feeling of Jazz encensé par la critique, les musiciens du Trio Derome Guilbeault Tanguay se sont de nouveau réunis pour enregitrer sur DVD-Vidéo leur concert du 29 juin 2006, au Lion d’Or, dans le cadre de L’OFF Festival de Jazz de Montréal. Le DVD-Vidéo Étymologie «est le fruit d’une conversation entreprise depuis déjà plusieurs années entre trois grands amis et artistes. Leur jeu s’abreuve aux sources du jazz moderne et présente un jeu d’ensemble du plus haut calibre» (Mike Chamberlain).

    The Feeling of Jazz dans Downtown Music Gallery

    «Review», BLG, Downtown Music Gallery, 1 juin 2007
    vendredi 1 juin 2007 Presse

    Jean Derome is one the most gifted, diverse and distinctive saxists that Canada has produced. Jean has about two dozen superb discs out on the Ambiances Magnétiques label, which cover a wealth of influences and genres: jazz, progressive, rock, folk and a good amount of humor. He has a great trio called Évidence that only cover Thelonious Monk with an electric bassist. Their set at Guelph this year was super. Trio Derome Guilbeault Tanguay is Jean’s other jazz trio with two other longtime cohorts, contrabassist Normand Guilbeault and drummer, Pierre Tanguay, both masters in their own right. This is their second disc and this is mainly jazz standards. They cover the likes of Ellington, Sonny Clark, Cole Porter, Jerome Kern, Fats Waller as well as more contemporary tunes by Misha Mengelberg and Lee Konitz. Check out their inspired version of Duke’s Jump for Joy. Here done on baritone sax, wow, it does swing hard! There is something truly joyous about this trio, they sound like they love this music, these tunes and are having a wonderful timing doing it! Jean’s tone on alto sax is just so soulful and warm that I find it quite touching, stirring and directly from his heart to us. Oh yeah! I really dig their version of Sonny Clark’s Sonny’s Crib, with Jean squeezing off those quick boppin’ lines effortlessly and both Normand and Pierre trading lines with joyful delight. Even Jean’s sly singing on Five O’ Clock Whistle has an infectious quality to it. Jean Derome plays one incredible solo after another, while the rhythm team plays inventively throughout, also tossing off a number of superb solos as well. I never knew there were lyrics to Fats Waller’s Jitterbug Waltz, thanks Jean for clueing us in and also for that fabulous flute solo. A complete joyride from beginning to the very end, especially if you dig many of these old songs.

    A complete joyride from beginning to the very end, especially if you dig many of these old songs.

    Nominations DAME aux Prix Opus

    mercredi 20 décembre 2006 Général

    Quatre productions discographiques DAME sont en nomination au Prix Opus 2006. Dans la catégorie «Disque de l’année — musiques moderne, contemporaine», on retrouve Steve Reich: Different Trains du Quatuor Bozzini et Three Cities in the Life of Dr Norman Bethune de Tim Brady. Dans la catégorie «Disque de l’année — jazz, musiques du monde», on retrouve Chansons de la belle espérance de Pierre Cartier et The Feeling of Jazz du Trio Derome Guilbeault Tanguay. Aussi, la pièce Filature de Joane Hétu a été retenue dans la catégorie «Création de l’année». Le 10e Gala des Prix Opus aura lieu le 28 janvier 2006 à la Salle Claude-Champagne, Université de Montréal.

    The Feeling of Jazz dans Jazzman

    «Critique», Franck Bergerot, Jazzman, no 130, 1 novembre 2006
    mercredi 1 novembre 2006 Presse

    Quoi de commun entre cette batterie, cette contrebasse, ces saxophones, cette flûte ou même cette voix qui proclame autant qu’elle chante? La truculence des timbres et des débits, des mélodies et des tempos. Une hâte joyeuse, jamais précipitée. Un enracinement qui est sève et bourgeonnement plutôt que sclérose. On pense à la graisse sonore d’un Hamiett Bluiett ou à la pensée zigzagante d’un John Tchicai, à la rondeur d’un Charles Mingus, à l’eclectisme et au bonheur de battre d’un Joey Baron. Dans son texte de présentation, Jean Derome s’excuse presque de ne rien inventer mais se réclame de la nécessité pour la musique de s’incarner. On l’excuse, lui et ses comparses, parce qu’ils nous font partager l’urgence brûlante qu’ils ont de rejouer Ellington, Sonny Clark, Cole Porter, Fats Waller, Jerome Kern, Lee Konitz ou Misha Mengelberg. La brutalité de la formule à trois est habillée d’arrangements discrets mais qui font la différence, ou parfois d’un simple élan straight-ahead qui n’appartient pourtant qu’à eux. (Roboratif)

    Une hâte joyeuse, jamais précipitée. Un enracinement qui est sève et bourgeonnement plutôt que sclérose.

    The Feeling of Jazz dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 128, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Jean Derome nous prévient d’emblée: «il n’y a pas d’explication rationnelle à l’amour et au désir. Cette musique est tatouée dans nos cœurs et nous la jouons parce que nous l’aimons et que ça nous rend heureux de le faire». Comment, après ça, en vouloir au trio Derome, Guilbeault, Tanguay de revisiter avec un bonheur, certes irrégulier, ces douze standards (dont le Rollo II et A Beat Nervous de Misha Mengelberg)? Si Derome a été beaucoup plus convaincant dans le passé (avec le trio Évidence notamment), on ne peut passer sous silence ses dons d’altiste: frondeur, oiseau fou se lançant dans des phrasés cassés et tortueux (entre Konitz et Dolphy), sûr de lui et de ses dérapages, il se joue des écarts et des harmonies, écrabouille les grilles et les métriques (superbes You’d Be So Nice to Come Home to et It’s You or No One). Hors du moelleux originel, voici Derome le saillant. Le voici cisaillant le vif de la pierre, rabotant l’angle avec une âpreté assassine. Je serai néanmoins beaucoup plus réservé sur ses talents de saxophoniste baryton (il m’évoque ici James Carter!) et de vocaliste dans un tel contexte. Mais finalement, que reprocher à Jean Derome ici? J’ai beau chercher: rien, vraiment rien!

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