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  • 10 compositions dans Jazz Notes

    «Critique», Jazz Notes, no 79, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Trio mythique de la scène montréalaise qui, cette fois, enregistre les compositions du leader. Au saxophone et à la flûte, Jean Derome, à la contrebasse, Normand Guilbeault et aux percussions, Pierre Tanguay. Une musique dont le saxophoniste a le secret, pleine de surprises, qui parfois part dans tous les sens. Nos amis s’évadent, se retrouvent, font leur cinéma en collaborant intimement avec parfois l’humour en prime, le tout dans une bonne humeur où le swing s’infiltre, Quek’Un!. Dix petites pièces où Derome utilise différents saxes et flûtes et où sa capacité est totale. Les deux autres sont toujours en éveil pour se distinguer. À découvrir si vous voulez connaître la modernité de nos cousins canadiens.

    Nos amis s’évadent, se retrouvent, font leur cinéma en collaborant intimement avec parfois l’humour en prime, le tout dans une bonne humeur où le swing s’infiltre…

    10 compositions dans Son & Image

    «Critique», Michel Dupuis, Son & Image, no 5:6, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    On ne peut pas tout deviner mais il me semble, aprés avoir consulté l’impressionnante liste des œuvres sorties des forges d’Ambiances mgnétiques, que ce disque 10 Compositions est la première trace concrète que les trois compères aient laissée dans l’histoire de ce Trio. Jean Derome nous livre cette confidence à l’intérieur de la pochette: «Nous avons fondé le trio parce que nous aimons jouer du jazz ensemble. Swing, liberté et joie de vivre sont des mots que nous utilisons souvent…» Ont-ils assez joué et performé ensemble ces sympathiques gueules qui ne peuvent venir que d’une seule place: le Plateau Mont-Royal? Leur son est de ce coin, les crevasses du trottoir en face du Quai des Brumes en sont remplies et leurs notes créent une appartenance urbaine réconfortante, reconnaissable, dès que leurs instruments crachent, roulent, claquent leur poésie. Ce sont le saxophoniste et le flûtiste Jean Derome, le contrebassiste de l’urgence Normand Guilbeault et le batteur, percussionniste et tapeux de bébelles Pierre Tanguay. Et simplement, ils nous livrent l’une des plus belles productions jazz 2004 — je ne mâche pas mes mots! Tout ça sur la pointe des pieds.

    On s’attendrait bien à voir sortir un son de bar enfumé jusqu’aux petites heures du matin. Il n’en est rien. Une balade chez des amis à la campagne, la vraie, celle qui n’est pas encore dénaturée. Le petit village de Saint-Jacques-le-Majeur juché au bout de cette vallée qui s’enfonce dans les pré-Appalaches offre sa quiétude. C’est la première neige et les lièvres courent comme des fous car ils n’auront plus à cacher leur fourrure blanche aux chasseurs. Et de but en blanc, de la chaumière s’élève un son lancinant, une volute de saxo et les cordes bondissent à l’appel des doigts de Guilbeault. Tanguay se prend à penser qui rira le dernier. Une longue session de sons rageurs, caressants, commence comme un bouquin dont ne sait surtout pas le dénouement.

    Jean Derome officie. Il pige dans son sac à souvenirs et en ressort avec malice Cannelle, une «vieille» issue des années 70 avec le contrebassiste Claude Simard et Pierre St-Jak du groupe Nébu. Un p’tit côté country’n’ western pour mieux s’identifier. S’enchaînent la complexe Étymologie pour célébrer Ornette Coleman (1981), le Pangolin, petit animal si curieux qu’on a peine à croire qu’il existe et le Que’kun qui sortait de la bouche de sa fille lorsqu’on frappait chez lui. Un superbe album de famille qu’il nous laisse consulter sans pudeur. Je me suis complètement viré le dedans à l’écoute de l’Africaine (1990) en retrouvant tout le jeu modal de Coltrane. Aujourd’hui, ça m’arrive encore. Quel jeu bouleversant de l’intérieur hurlé par l’instrumentiste. Derome travaille depuis un certain temps au service de la cinématographie; il nous en livre deux facettes avec son Mischka composé en direct alors que se déroule l’action du film (l’ombre de Miles dans L’Ascenseur pour l’échafaud se profile) et une Baignade impromptue au fil de mesures 5/4 et 6/4. Moi, je veux bien! Son discours est toujours ponctué de ces notions qui font de lui un sage savant sans vouloir nous imposer son érudition musicale. Est-il besoin d’appuyer sur le jeu de cette belle basse ronde qui se transforme sous l’archet de Normand? Quant à Pierre, pour jouer le jeu des «ti-noms», il ne se retient plus, se tire une bûche et commence à taper dessus pour se fontre avec le décor environnant. Quelle belle complicité avec la chaleur des «bouttes» de bois qui ronronnent dans le gros poêle à deux-ponts. Tout doucement, j’ai refermé la porte derrière moi pour ne pas…

    Sur la couverture de la pochette, un massif de pierre gris-vert avec de la mousse glissante qui empêche qu’on grimpe dessus. Il n’a pas bougé depuis l’Ère des Glaciers. Et derrière, trois farfadets se font des clins d’œil comme des témoins de ce qui vient de se passer.

    10 compositions dans Coda Magazine

    «Reviews», Mike Chamberlain, Coda Magazine, no 316, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Saxophonist Jean Derome, bassist Normand Guilbeault, and drummer Pierre Tanguay are mainstays of Montréal’s musique actuelle scene, as likely to be found working in the chamber atmosphere of Pierre Cartier’s work as in the rock-tinged Fred Frith zone. However, all three are very fond of jazz and blues, viz. Pierre Tanguay’s neo-swing quintet Reunion or Guilbeault’s Hommage à Mingus sextet.

    This recording, which features compositions by Derome going back some thirty years, is squarely within the jazz tradition. The tunes are catchy without sacrificing harmonic and rhythmic complexity. Guilbeault and Tanguay provide a sure-footed, swinging bottom end for Derome’s improvisations. On most tunes Derome plays alto, altering histone according to mood, from the round sound of Marcher sur des braises to the acidic Verone. Pangolin is a slow blues, this time with Derome on baritone digging deep in the bottom end, and on La baignade he switches to flute, with a light-but not precious-feel. Typically, Derome, Guilbeault, and Tanguay work out variations on what appear to be relatively simple themes. The great joy is in hearing three old friends digging into music that means so much to them and discovering the new in the familiar. This album is going to make a few “best of” lists this year, I’m quite sure.

    The great joy is in hearing three old friends digging into music that means so much to them and discovering the new in the familiar.

    10 compositions dans The WholeNote

    «Review», Tiina Kiik, The WholeNote, no 9:10, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    With the hot and hazy weather upon us, here are four recent releases from Ambiances Magnétiques to help you savour that great Canadian pastime called summer.

    10 compositions from Trio Derome Guilbeault Tanguay is just that: ten compositions by band member Jean Derome dating from 1974 to present. The release finds this “cult Montréal jazz band” in excellent form, proving yet again that when musicians get together to play for fun and continue to do so on a regular basis for a number of years, the music ages like fine wine. The most musically accessible of the four releases reviewed here, there is no doubt that this is clearly a jazz disc with both its compositional and performance roots clearly entrenched in the music of Dave Holland, Ornette Coleman and Thelonius Monk. There is an underlying charm which permeates throughout regardless whether the cut is straight ahead jazz like Michka or the more free qualities of Fluide. Highly recommended.

    Highly recommended.

    10 compositions dans Blow Up

    «Recensione», Enrico Bettinello, Blow Up, no 74-75, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Il trio composto dal sassofonista e flautista Jean Derome con il contrabbassista Normand Guilbeault e la fantastica verve batteristica di Pierre Tanguay è una formazione ben conosciuta nei jazz club di Montréal e le dieci composizioni – scritte nell’arco dell’ultimo trentennio – che troviamo in questo bellissimo disco sono la testimonianza viva e palpitante che anche questo lato più schiettamente jazz di Derome è di grande valore. Una musica che guarda ovviamente a Thelonious Monk – che Derome aveva omaggiato con il gruppo Evidence – ma che sa rielaborare diversi piani e livelli della storia del jazz, Ornette Coleman, Jimmy Giuffre, Steve Lacy… in una serie di raffinatissime triangolazioni, dalle sensualità evocate da L’Africaine all’irresistibile baritono di “Pangolin”, tra visioni swing e leggerezze flautistiche, insofferenze free e magnifici momenti collettivi. Un disco superbo, c’è da sperare che gli appassionati di jazz imparino a mettere più spesso il naso da queste parti. (8/9)

    Un disco superbo, c’è da sperare che gli appassionati di jazz imparino a mettere più spesso il naso da queste parti.
    8

    10 compositions dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Critique», Gilles Boisclair, SOCAN — Paroles & Musique, no 11:2, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Dix compositions aux ambiances profondes, signées Jean Derome, et trois musiciens d’exception, voilà ce que nous présente la première trace phonographique du trio Derome, Guilbeault, Tanguay. Nos compères se connaissent depuis longtemps et cela s’entend. La rythmique soudée de Tanguay et de Guilbeault permet à Jean Derome de construire des improvisations enivrantes. Bravo pour ce jazz rayonnant de musicalité, de swing charnu et de mélodies rocailleuses.

    Bravo pour ce jazz rayonnant de musicalité, de swing charnu et de mélodies rocailleuses.
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