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Critique

François Becquart, Music in Belgium, February 18, 2019

Lors de la chronique de son dernier album You / me, sorti il y a à peine un an, nous observions le caractère très productif du guitariste norvégien Kim Myhr, qui venait de sortir son album Bloom après avoir participé à de nombreux projets jazz expérimental au cours des années précédentes.

Cette observation était pertinente puisque nous retrouvons déjà Kim Myhr sur un nouvel album de son cru, et toujours dédié aux franges les plus aventureuses de la musique contemporaine. Et il va falloir s’accrocher un petit peu au pinceau pour entrer pleinement dans l’écoute de ce pressing clouds passing crowds qui révèle de nouveaux aspects de la Weltanschauung musicale de ce musicien pour le moins surprenant.

L’idée de pressing clouds passing crowds vient d’une commande pour le FIMAV, le Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville au Québec, une région qui possède avec la Norvège natale de Kim Myhr le point commun d’avoir un hiver interminable, et par conséquent de susciter quelques idées neurasthéniques en parfaite adéquation avec une musique qui ne l’est pas moins. Ici, Kim Myhr tient la guitare acoustique douze cordes et opère avec le Quatuor Bozzini (pour les violons entêtants) ainsi qu’avec le percussionniste Ingar Zach. Et n’oublions surtout pas la voix de la poétesse Caroline Bergvall qui va hanter tout le disque avec la récitation de ses propres textes.

pressing clouds passing crowds
Et il va falloir s’accrocher un petit peu au pinceau pour entrer pleinement dans l’écoute de ce pressing clouds passing crowds qui révèle de nouveaux aspects de la Weltanschauung musicale de ce musicien pour le moins surprenant.