On se souvient de Magali Babin à la guitare ultra-fuzzée avec le groupe Nitroglycérine. Il s’agit ici de tout autre chose. S’il y a de la guitare, on l’écoute à travers l’équivalent d’un télescope: on est à l’intérieur de la guitare et on entend davantage les craquements du manche ou les crépitements des pick-up que le grattement des cordes. Magali va «au son des choses», au cœur des bruits, des micro-bruits en fait, lesquels, amplifiés à l’extrême, deviennent les objets d’une expérimentation méditative et «bruissent, chuintent, brillent, crissent, tintent, tremblent, grondent…», comme l’écrit le réalisateur Mario Gauthier. Des méditations qui sont courtes et sans véritable développement cependant.