La Part maudite a déferlé sa musique rock instrumentale aux accents de musique actuelle, de «death metal» et de jazz à une vitesse endiablée, au grand plaisir des spectateurs, qui ont fait salle comble pour l’occasion vendredi soir au Colisée Desjardins. Dans une ambiance plutôt feutrée et intimiste, les membres du trio (Mivil Deschênes à la basse électrique et aux pédales, Patrick Dion à la batterie et Phillipe Battikha à la trompette et aux pédales) ont laissé parler leur talent devant un public captif et hypnotisé par la multitude de notes qui s’enchaînaient sous un fond de distorsion. Cependant, le trio n’est pas resté sur les planches du Festival international de musique actuelle de Victoriaville bien longtemps. En effet, avec le rappel qui était constitué de deux chansons, le groupe n’a joué que 50 petites minutes. Revenant d’une tournée new-yorkaise, La Part maudite, dont le nom provient d’un titre de livre de l’écrivain français Georges Bataille, a su tout de même plonger son auditoire dans son univers, c’est-à-dire «l’abysse du bruit pour en extirper les tripes du rock», pour reprendre leurs mots.