Probablement l’album qui offre le plus de «torque» sur notre scène locale depuis le Failed Musician du groupe Nutsak. Cependant, ici, c’est en plus sérieux. Un groupe à part entière ajoutant une profondeur inégalée par la trompette (parfois-souvent distorsionnée) de Philippe Battikha, les rythmes disjonctées de Patrick Dion et la grosse basse sale, très sale (parfois douce-oh-que-douce) de Mivil Deschenes. Et permettez-nous de nous réapproprier ce terme. «Sale». Messieurs de la scène garage-rock, du nouveau-anti-grunge, du folk-de-sous-sol-mal-enregistré, nous reprenons le terme. Désolé, vous avez eu votre chance. Et si cette affirmation fait ressortir ce qu’il vous reste de ce vieux fond de jeune-contestataire-punk-anti-déréglementation-des-marchés-post-80-90-00, ben mettez le CD de La Part Maudite dans votre vieux discman 90-secondes-anti-skip-extra-bass et préparez-vous à expérimenter la fonte complète de l’ensemble de votre centre nerveux. Du moins, de ce qu’il en reste.