Political Ritual in Stray Landings
The unanswered questions left by ‘
The unanswered questions left by ‘
Duo formé des électroacousticiens montréalais
Le coup de foudre est survenu en 2016, dans la petite salle du MAC lors du festival Mutek Montréal. Le duo expérimental composé de
Ce temps est maintenant révolu puisque devant moi se trouve leur toute nouvelle offrande. Un magnifique vinyle éponyme proposant deux imposantes pièces de plus de vingt minutes. Forgés sur fond de deuil, d’abus et d’inquiétude, ces deux rituels nous promettent un voyage déstabilisant en territoire hostile. La marche à suivre est simple
1.
Si les premières minutes de ce morceau ne vous écrasent pas dans votre siège, c’est parce que vous avez commis une première erreur. Le volume doit obligatoirement être monté d’un cran, car il vous faut entendre les notes siffler comme de violentes rafales de vent. Lorsque vous aurez le sentiment d’être égaré au beau milieu d’un tourbillon sonore, vous comprendrez que vous avez fait le bon choix. Ces bourrasques seront votre moyen de transport pour accéder à l’univers chaotique du duo montréalais. Vous comprendrez rapidement que cette improvisation raconte un récit déconcertant, c’est la trame sonore de quelque chose qui nous surpasse.
J’ai perçu
2.
Cette deuxième entité sonore se matérialise comme un long couloir dans lequel nous sommes forcé·e·s d’avancer. C’est une composition caverneuse qui nous ensorcelle avec une multitude de bruits d’ambiance accaparant le spectre auditif. Une fois bien submergé·e·s dans ce gouffre musical, nous réalisons qu’il sera impossible de faire marche arrière. La progression est tout simplement impressionnante, les couches se multiplient avec une délicatesse déstabilisante. Nous ne sommes définitivement plus en contrôle de notre corps et de notre esprit, ce morceau est désormais aux commandes.
One of the wildest albums of the new year comes from Montréal composer
The performers treat restraints as opportunities, typically improvising around a theme, wherever the conductor has placed their seats. A sweet cacophony builds to overload on
The eight-note eruption of
As the album progresses, it veers wildly from side to side like a bowling ball in a bumper lane. The composer draws wide lines, but there are lines, a loose focus that allows for creativity on an expanded playground. If one is tempted to play along, making noises with one’s mouth or tapping the objects in the living room,
As
We live in a world on the brink of chaos. This simple fact affects all new art, whether consciously or not. “
Side B is a different animal
Written for the
In Japan there is a tradition of women pearl divers (ama). The sound they make as they return to the surface to breathe is called isobue or beach whistle, in a loose translation. The solo cello alternates slowly between high and low (like the divers), held tones, and rasping pizzicato. Most of the other pieces give off motion and end unexpectedly, but stay rooted to the same place.