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  • Manivelle in Le Devoir

    “La densité de Labbé”, Serge Truffaut, Le Devoir, December 19, 2009
    Saturday, December 19, 2009 Press

    La semaine dernière, on mentionnait que le Different Dylan du pianiste et chanteur Ben Sidran terminait bien l’année. Il se trouve parfois qu’après certaines terminaisons se cachent aussi des conclusions épatantes. Grâce aux dieux et déesses de la Grèce antique, on en a repéré une. Et une grande.

    Bon. Comment dire… Question son du saxophone «taie-nord», vous aimez celui de Ben Webster, Don Byas ou Eddie “Lockjaw” Davis, vous l’aimez épais comme dans dense? Eau quai! Question esthétique, et non école, vous caressez le rêve d’entendre un Ben Webster de notre époque dite post-moderne qui aime bien décaper, qui aime bien s’aventurer là où le bipède souhaite que d’autres s’aventurent pour lui? Eau quai!

    Puisque c’est le cas, alors Pierre Labbé est votre homme. Si sa géographie professionnelle se confond avant tout avec le territoire montréalais, sachez que sa musique, par ses qualités, ses beautés, ses interrogations, ses ponctuations, fait de Labbé comme de Jean Félix Mailloux, Jean Derome ou Normand Guilbeault un musicien du monde-mondial. Bon ou bien, c’est au choix.

    Intitulé Manivelle, cet album a été publié par Ambiances Magnétiques. Bien. Labbé, pour interpréter SES compositions, car entre autres qualités il écrit tous les morceaux, a fait appel aux diverses maîtrises musicales du guitariste Bernard Falaise, du contrebassiste Clinton Ryder et du batteur Isaiah Ceccarelli. Bon.

    Dès l’amorce de Manivelle, il s’agit de Pour le moment, on est saisi, capté, ébloui, par l’ampleur du son de Labbé et par la mélodie. Ça se siffle. Attention! Ça se siffle dans le bon sens du verbe. Certains morceaux, on pense à Fès, mettent en relief les lenteurs des langueurs. Pas celles du spleen ou du mal de vivre à gogo, mais bien les langueurs des chaleurs. D’autres régalent comme étonnent parce qu’elles nous déstabilisent quelque peu. Chose certaine, Manivelle est une célébration de la musique, du jazz comme des autres, de la première note à la dernière. Chapeau!

    Chose certaine, Manivelle est une célébration de la musique, du jazz comme des autres, de la première note à la dernière.

    Small Tease, Antoine Berthiaume in Voir

    Antoine Berthiaume. Plus d’une corde à son arc.”, Stanley Péan, Voir, December 17, 2009
    Thursday, December 17, 2009 Press

    Dans la foulée de son projet “folk instrumental” Rodéoscopique, le guitariste et compositeur Antoine Berthiaume remonte en selle et lance Small Tease.

    Joint au téléphone le lendemain du lancement de Small Tease à la Casa del Popolo, le compositeur et guitariste Antoine Berthiaume semblait relativement satisfait de sa performance, malgré les habituelles réserves du perfectionniste que l’on sait. “J’avais mal mesuré le défi que représentait le fait de monter seul sur scène, me confie-t-il candidement. Ça faisait au moins six ou sept ans que je ne m’étais pas produit en solo; et contrairement à cette fois-là, il s’agissait de compositions plutôt que d’improvisation. Évidemment, j’étais le seul à entendre mes petites erreurs puisque j’étais le seul à connaître ces morceaux.” Approfondissement du sillon creusé avec le projet Rodéoscopique (en lice pour trois Félix au plus récent Gala de l’ADISQ), le récent opus présente Berthiaume en alternance seul à la guitare, au banjo ou au dobro, ou au sein de combos de tailles diverses auxquels contribuent le vétéran guitariste Rick Haworth, le contrebassiste Rémi-Jean Leblanc et le batteur Stefan Schneider, sans oublier ce trio de cordes qui fait quelques apparitions remarquables. “J’avais envie d’un album dénudé, qui mettait davantage l’accent sur la composition et expressément écrit pour la guitare et les instruments à cordes”, explique le virtuose. Cette nouvelle excursion en territoire de l’inouï ne dépaysera pas trop ceux qui ont pris coutume de suivre Berthiaume sur les différentes avenues qu’il aime emprunter depuis son émergence sur la scène musicale. “J’ai longtemps évolué en jazz, c’est vrai, mais je me suis beaucoup intéressé à la musique contemporaine ces dernières années, affirme-t-il en rappelant qu’il a rencontré partout en province des publics curieux et ouverts à cette musique. “Je ne traverse pas des étapes ou des périodes dans ma carrière; j’aborde chaque projet individuellement, sans que l’un annule celui qui l’a précédé”, ajoute celui qu’on pourra aussi réentendre bientôt en trio avec le contrebassiste Michel Donato et le percussionniste Pierre Tanguay. Comme quoi Berthiaume a décidément plus d’une corde à son arc et aime faire flèche de tout bois.

    Berthiaume a décidément plus d’une corde à son arc et aime faire flèche de tout bois.

    Arbor Vitæ in Wonderous Stories

    “Recensione”, Vincenzo Giorgio, Wonderous Stories, no. 16, December 16, 2009
    Wednesday, December 16, 2009 Press

    Arbor Vitæ (Quatuor Bozzini) è un doppio, incredibile cd attraverso il quale il già noto ensemble canadese esegue otto composizioni che James Tenney — musicista originario del New Mexico — ha scritto tra il 1963 e il 2006. Il risultato è di abbacinante bellezza: oltre due ore di musica che, partendo dall’ambient disturbato dall’omonina Arbor Vitæ cresce lentamente ed inesorabilmente fino a toccare (solo per fare due esempi) le dissonanze post-novecentesche di Saxony e il dolente solipsismo melodico del Stochastic String Quartet. Senza dubbio la perla delle nuove uscite collection qb.

    Il risultato è di abbacinante bellezza. Senza dubbio la perla delle nuove uscite AM.

    Small Tease in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, December 14, 2009
    Monday, December 14, 2009 Press

    Montréal guitarist Antoine Berthiaume’s most accessible record to date — yes, even more so than Rodéoscopique! A splendid set of 11 short pieces, all in an alt-country setting, with drums, bass, pedal steel, and strings. Antoine plays guitar, banjo and dobro. Simple yet sophisticated tubes with gorgeous and immediate melodies, short moments of craziness, and well-matured instrumental songwriting. Biscuit volé“Biscuit volé” even has a feel of Philip Glass revisited by Ennio Morricone. Bravo! I had to draw a line for my 2009 year-end lists, and that’s done, so Small Tease is officially the first serious contender for my 2010 year-end lists!

    A splendid set of 11 short pieces, all in an alt-country setting, with drums, bass, pedal steel, and strings.

    Bridge in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, December 14, 2009
    Monday, December 14, 2009 Press

    A strong record, demanding but captivating. Montréal bass clarinetist Lori Freedman offers here a CD of contemporary music. And through this set of works composed for bass clarinet (by Michel Galante, Pascal Dusapin, Giacinto Scelsi, Franco Donatoni, Georges Aperghis, Monique Jean, and herself), she slips in three improvisations where she develops ideas (as fleeting as they may be) sourced within those works. It ties the album together while making the bounderies between composition/improvisation and composer/performer hazier. The Jean piece (the only mixed electroacoustic piece) is worth a special mention, along with the Scelsi (for the bright performance).

    A strong record, demanding but captivating.

    Live • 33 • 45 • 78 in The Squid’s Ear

    “Review”, Brian Olewnick, The Squid’s Ear, December 8, 2009
    Tuesday, December 8, 2009 Press

    It’s rather amusing, at this early date, to already be able to talk about “old-school” vinyl-less turntablism, but that’s pretty much the case here. Tétreault is one of the acknowledged masters of this approach, having pioneered it along with (and often in the company of) Otomo Yoshihide, but his approach was usually activist in nature, unleashing a flurry of scratches, groans, ticks and many other sounds within a conception that owed more to free improvisation from an avant jazz stance than post-AMM electro-acoustic improvisation.

    Here, he’s joined by Ignaz Schick, a younger collaborator perhaps best known for his involvement with the improvising ensembles Perlon and Perlonex. The music is presented in two series of seven tracks each. The first (titled, 1-p45 un through 7-p45 sept) is the rougher of the pair, the sounds tending toward the rudely percussive and raspy. While the dynamics and textures range widely, the activity is fairly incessant like a hive of mechanical insects scurrying about their daily tasks. The tone is hard and bleak but no less effective for that, the tendency for elements to possess a repetitive quality reinforcing the gray, industrial aspect although later in the sequence, bell-like tones are heard offering a glimmer of light. The second set of cuts, while by no means rosy, is somewhat more tonal in nature, with ringing metal of various kinds playing a larger role (again, in the later portions). There’s also less of a claustrophobic feel, more of a spatial expanse and a greater amount of “air” around the sounds. One has the impression that there’s more listening occurring between Schick and Tetreault than in the earlier suite. This makes for a slightly more satisfying set, though both have their strong points.

    So, it’s “old-school” vis a vis its structure and “busyness” as compared to many more reductionist practitioners but it retains much of the power and brutality that made many of ours ears perk up a decade or so ago.

    While the dynamics and textures range widely, the activity is fairly incessant like a hive of mechanical insects scurrying about their daily tasks.
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