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  • Jean René in La Presse

    Jean René: altiste contemporain… de moins en moins discret”, Alain Brunet, La Presse, October 6, 2011
    Thursday, October 6, 2011 Press

    Tout mélomane montréalais intéressé un tant soit peu à la musique contemporaine, au jazz contemporain ou autres musiques actuelles l’a vu et entendu à maintes reprises. Peut-être sans le reconnaître puisque ses fonctions étaient plutôt discrètes, enfin jusqu’à une période récente. Jusqu’à… aujourd’hui?

    Mis en relief dans le Ratchet Orchestra au dernier Festival international de musique actuelle de Victoriaville, un solo magnifique et d’autant plus flamboyant de l’altiste Jean René a motivé la rédaction cette cette interview. La présentation de son quatuor à l’Off Festival de jazz de Montréal, ce dimanche à la Casa del Popolo, en a déterminé la publication.

    Parlons d’abord de l’alto, ce «gros violon» connu pour son rôle relativement effacé dans les ensembles et… peu connu pour ses solistes. Qu’en dites-vous, Jean René?

    «L’alto, soulève-t-il, est souvent écrasé par le violon et le violoncelle. Même dans le répertoire classique (pré-contemporain), l’alto reste souvent à l’arrière-plan alors que dans la musique contemporaine, il est davantage mis en évidence. Il y de la matière à jouer pour deux vies!»

    Originaire de Victoriaville, le musicien a entrepris de vraies études de musiques sur le tard: à 18 ans, il s’était inscrit à l’École supérieure de musique de Nicolet avant de poursuivre ses études en composition à l’Université de Montréal, sans compter la direction d’orchestre. «À cette école dirigée par des sœurs dans les années 70, relate-t-il, j’ai étudié en même temps que les violoncellistes Claude Lamothe et Alain Aubut, ainsi qu’avec le compositeur Jean Lesage. Des sœurs très dynamiques nous enseignaient la musique, elles étaient compétentes et disposaient de ressources pour accroître leur expertise.»

    Qu’avait alors motivé le choix de l’alto?

    «Je ne voulais pas apprendre le violon parce que la corde de mi m’agressait. Et aussi parce que j’avais entendu à la radio une pièce de musique contemporaine pour alto… que je n’ai jamais retrouvée! Avant de choisir l’alto, d’ailleurs, j’étais guitariste gaucher; je suis devenu altiste droitier lorsqu’on m’a indiqué que je ne pourrais jamais être gaucher dans le monde classique, très conservateur. Ce que j’avais acquis en vélocité sur le manche de la guitare, j’ai dû y renoncer, mais… À cet âge-là, on était fou! On commençait à 7h le matin et on finissait à 21h le soir. La musique est une maladie, c’est connu», raconte le musicien, étouffant un rire contagieux.

    Longtemps instrumentiste permanent à l’Orchestre Métropolitain, Jean René a renoncé à sa permanence pour prendre part à de nombreux projets qu’il estimait ne pouvoir rater. En tant que pigiste, il a participé à plusieurs ensembles de musique contemporaine dont celui de la SMCQ ou encore des ensembles classiques tel l’orchestre de chambre Appassionata.

    En tant que soliste et leader d’orchestre, sa démarche est plus récente:

    «Depuis 2003, j’ai commencé à faire du solo et travailler sur un projet d’album; Fammi est finalement sorti en 2010 — sous label &records. Je voulais une petite formation pour interpréter ma musique, mais aussi celles que j’avais déjà jouées aux côtés de René Lussier, Jean Derome ou Normand Guilbeault — pour citer celles au programme de dimanche. Des œuvres que je considère comme des classiques québécois, mais qui ne sont généralement jouées que par leur compositeur.

    Quant à mes compositions, elles naissent généralement d’improvisations. J’en note des bouts, je construis autour et je laisse une place à l’improvisation.»

    Jean René avait d’abord composé pour l’alto, le violon et la contrebasse, trio auquel il a ensuite greffé une batterie. Ainsi, son projet Et quart se compose du violoniste Joshua Zubot, du contrebassiste Nicolas Caloia et du batteur Pierre Tanguay.

    Difficile de circonscrire le style de Jean René, qui puise dans tous les univers de la musique instrumentale contemporaine. Laissons-le donc résumer: «C’est de la musique qui pourrait se prendre la tête entre les deux mains, mais… qui a aussi envie de danser.»

    Et quart, projet mené par l’altiste Jean René, est présenté ce dimanche à la Casa del Popolo dans le cadre de l’Off festival de jazz de Montréal.

    «C’est de la musique qui pourrait se prendre la tête entre les deux mains, mais… qui a aussi envie de danser.»

    24 Frames — Scatter in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, October 6, 2011
    Thursday, October 6, 2011 Press

    Voici deux CD qui bouclent le cycle 24 Frames du guitariste Tim Brady, amorcé par un coffret CD/DVD paru en 2010. Le premier disque fait entendre des duos entre la guitare électrique et les membres de Bradyworks. Les pièces sont surprenantes, et il est difficile de pointer une préférence entre les duos avec voix (Karen Young), sax baryton (Jean-Marc Bouchard), clarinette basse (Lori Freedman), alto (Pemi Paull), trombone basse (Trevor Dix) ou percussions (Catherine Meunier). Le deuxième CD présente Brady en solo, et offre un excellent aperçu de la vaste palette sonore et stylistique du compositeur, comme de ses capacités d’instrumentiste! 4/5

    Les pièces sont surprenantes, et il est difficile de pointer une préférence.

    Pink Saliva in The WholeNote

    “Review”, Ken Waxman, The WholeNote, no. 17:2, October 5, 2011
    Wednesday, October 5, 2011 Press

    […] Someone who took lessons with Bill Dixon and — at least in choice of band name — has inherited the older man’s impudence, is Ellwood Epps, whose Pink Saliva trio (& Records &11), is filled out by Alexandre St-Onge on electric bass and laptop and Michel F Côté on drums, microphones and lap steel guitar. Although Dixon only dabbled in electronics, Epps, a Toronto native, and his Québécois confrères, embrace it wholeheartedly, adding oscillated wave forms and crackling drones to everything they play. Negotiating the line between indie-rock and jazz-improvisation, the CD is studded with irregular ruffs and drags on Côté’s part, rumbles and pops from St-Onge’s string set and dial-twisting buzzes. At points overdubbed, Epps’ trumpet soars over these wiggling sequences, repeatedly shifting from low-pitched inner-horn gurgles to piercing trills, adding additional touches of soaring lyricism.

    Someone who took lessons with Bill Dixon and — at least in choice of band name — has inherited the older man’s impudence, is Ellwood Epps

    Envoi in The WholeNote

    “Review”, Ken Waxman, The WholeNote, no. 17:2, October 5, 2011
    Wednesday, October 5, 2011 Press

    Praised and reviled in equal measure during his 40-year career, Vermont-based trumpeter Bill Dixon was finally recognized as one of improvised music’s most original stylists and theorists before his death at 84 in June 2010. Fittingly his final concert took place a mere three weeks previously at Quebec’s Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville, where a hand-picked octet played this composition under his direction. Luckily the performance has been released as Envoi (Victo Records, VICTO 120). Not only do the two sections illuminate Dixon’s particular mixture of formalism and freedom, but with a horn section of four playing cornet, bugle and flugelhorn, Envoi also demonstrates Dixon’s influence on a younger generation of brass players.

    Famously prickly and opinionated, Dixon organized The Jazz Composers Guild, one of jazz musicians’ first self-help organizations in the mid-1960s. A long-time professor at Bennington College in Vermont, Dixon recorded sparingly over the years, which makes this session doubly valuable. Impressionistic and dramatic, Envoi is organized with classical precision in varied sequences. Most involve muted, shaded bent notes from the brass players in counterpoint to the spiccato string swipes of cellist Glynis Loman and bassist Ken Filiano, or, in the first section, tart slurs from Michel Côté’s bass clarinet. Additional unifying motifs come from Warren Smith’s resounding kettle drumming, and, in the second section, his ringing vibes, which soften the interface as it moves forward. In that same section the unison strings maintain a menacing undertow, breached only occasionally by heraldic brassiness or dissonant grace notes, plus at one point echoing stillness from Graham Hayes’ bugle. True to Dixon’s style, most of the brass tones are segmented sound shards which waft pure air through the horns. Following nearly 40 minutes of quivery tremolo theme variations, a spectacular example of the trumpeter’s measured art arrives near the end. After one cornetist sounds heraldic tones at a higher pitch among the others’ capillary whispers, all harmonize for a protracted section of legato impressionism, only scattering at the end as one puffs quietly while another exposes plunger tones. Finally, call-and-response vamping from all marks the climax.

    Envoi also demonstrates Dixon’s influence on a younger generation of brass players.

    Abandoned Ballroom in CISM

    “Lounge pour alcooliques extravertis”, Pierre-Jean Lavigne, CISM, October 2, 2011
    Sunday, October 2, 2011 Press

    Ça c’est la musique que tu écoutes quand tu quittes un party de bureau dans lequel tu as trop bu. Pas «ah, j’ai trop bu, demain je ne pourrai peut-être pas aller faire du hiking au Vermont à 7 heures du mat». Nonononon. Je parle de «Ah, j’ai trop bu! J’ai dansé tout seul sur le nouveau single de Maroon 5 et conté des jokes vraiment déplacées à mes supérieurs avant de faire un tour de calèche pour dégriser, mais, en revenant, j’ai tout fait pour attirer les collègues dans la salle de conférence pour leur faire un show de karaoké, puis, j’ai été malade dans la salle de bains du sous-sol (comme un agent secret) pour par la suite faire un black-out dans le bureau du vice-président.» Après ces tristes événements, on t’attache tes souliers, puis on te pousse dans la bonne direction, ipod aux oreilles avec Saint Dirt qui joue à 10. Tant bien que mal, tu te rends chez toi, pleins de bleus et de regrets avec le peu de conscience qu’il te reste pour dormir sur le côté afin de ne pas t’étouffer sur ta bile en dormant. Mais c’pas grave, ti-gars, le lendemain tu te réveilles, les lumières allumées, encore habillé, avec un seul verre de contact dans les yeux pour trouver dans tes poches un certificat de 50$ à la SAQ gagné la veille quand ton nom a été pigé dans un chapeau. T’es un winner et la journée est encore jeune.

    T’es un winner et la journée est encore jeune.
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