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  • Tremblement de fer in Radio-Canada: Désautels

    “Critique”, Alain Brunet, Radio-Canada: Désautels, October 15, 2010
    Friday, October 15, 2010 Press

    Un des beaux albums de cet automne, celui de Pierre Labbé, Tremblement de fer. [Cette pièce] s’intitule Le 2e souk, on sent l’inspiration, n’est-ce pas? c’est très très moyen-oriental effectivement. Mais c’est un souk de Montréal. C’est drôle parce que le Festival du monde Arabe de Montréal s’en vient bientôt mais ça aurait très bien pu être une pièce emblématique, mais non, pas du tout, il n’y a aucun musicien d’origine arabe dans ce groupe de 12 dirigé par Pierre Labbé.

    Je crois que sur scène ce sera le concert de clôture de l’Off festival, dimanche de la semaine prochaine au Lion d’Or. Et ce Tremblement de fer, il réunit des esthétiques. C’est ça qui est intéressant. Il y a du jazz, du jazz post Bitches Brew avec des éléments d’improvisation de musique un peu électrique. Il y a des musiciens qui proviennent de la musique actuelle, je pense à Jean Derome, je pense à Bernard Falaise aux guitares. Jean Derome qui est un grand compositeur, très bon saxophoniste, excellent flûtiste. Je pense à André Leroux qui est à mon avis le meilleur saxophoniste en ville; Aaron Doyle, trompette, un quatuor à corde: Émilie Girard-Charest, Josiane Laberge, Mélanie De Bonville, Jean René à l’alto; une très bonne section rythmique: Pierre Tanguay à la batterie, Clinton Ryder, contrebasse, Guillaume Dostaler au piano électrique.

    Et différentes esthétiques: musique contemporaine, musique improvisée, parfois du groove. C’est quand même multi-polaire mais c’est très bien intégré par Pierre Labbé qui avait fait ce Tremblement de fer pour une cinquantaine de musiciens il y a un an et demi à un autre Off Festival et c’était beaucoup moins réussi. On dirait qu’il a complètement resserré ses propositions, il les a retravaillé et il a réuni la crème de cette cinquantaine de musiciens et ça donne un excellent résultat.

    Un des beaux albums de cet automne

    Tremblement de fer in Voir

    “Critique”, Réjean Beaucage, Voir, October 14, 2010
    Thursday, October 14, 2010 Press

    Voici un disque surprenant. L’œuvre a été créée l’an dernier en ouverture de l’Off Festival de jazz par un ensemble de 50 musiciens, et le compositeur a réduit l’effectif à 12 musiciens, qu’il dirige lui-même, pour l’enregistrement. Labbé, qui est saxophoniste, nous offre une manière de Third Stream très éclaté où le sax a bien sûr une bonne place (avec Jean Derome et André Leroux, pas de problème!), mais la guitare électrique (Bernard Falaise) ou le piano électrique (Guillaume Dostaler) ajoutent aussi de sacrées textures, et il y a même au milieu de l’ensemble un quatuor à cordes qui met ici et là des touches de couleur superbes.

    Voici un disque surprenant.

    24 Frames — Trance in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, October 13, 2010
    Wednesday, October 13, 2010 Press

    24 Frames is a series of 24 pieces for guitar written over the past few years. 24 Frames: Trance is the first installment in a triptych documenting the whole cycle. This first release is actually part three, featuring the compositions Frame 19 up to Frame 24, all for electric guitar, electronics, and video (by Martin Messier) — hence the CD+DVD format. Messier’s videos are interesting abstract works, though not essential to the music (except perhaps for Frame 24: 57 Ways of Playing Guitar). Brady delivers virtuoso performances and deploys treasures of original techniques. This record puts him (once again) on par with Fred Frith and Nick Didkovsky. 24 Frames: 57 Ways of Playing Guitar in particular makes him worthy of the title of guitar hero. A splendid record that goes straight to the essence of Brady’s aesthetics. I’m eagerly awaiting the other two installments.

    This record puts him (once again) on par with Fred Frith and Nick Didkovsky.

    À l’inattendu les dieux livrent passage in Mouton Noir

    “À l’inattendu… chez &records”, Éric Normand, Mouton Noir, October 12, 2010
    Tuesday, October 12, 2010 Press

    Musicien éclectique, Michel F Côté codirige l’étiquette &records avec Fabrizio Gilardino — qui signe le design des pochettes sérigraphiées. & est une étiquette bien de son temps, post-crise du disque. La présentation mince — sans tranche — et soignée des disques nous dit d’emblée que l’objet n’est pas destiné à la vente au détail dans des étagères identifiées à tel ou tel style. Il s’adresse plutôt au mélomane, collectionneur, converti à l’achat en ligne — sans intermédiaire — ou mieux, fureteur de concerts. Les projets défendus par l’étiquette s’inscrivent dans la création vivante, musiques contemporaines sans snobisme qui se nourrissent de free-rock comme de minimalisme, mais jamais d’académisme.

    Michel F Côté est un créateur à tiroirs. Compositeur pour le théâtre (Wajdi Mouawad, Robert Lepage), la danse, le cinéma, il est passé maître dans l’art d’amalgamer comme de soustraire. Ses projets d’ensembles nous ont fait voyager entre le country blasé, le jazz primitif, le rock électronique. En solo ou avec l’ensemble Mecha Fixes Clocks, Côté nous propose des musiques méditatives et denses, toutes dédiées à la contemplation de textures fines, d’harmonies complexes qui se déploient lentement, nous portant dans un état de calme et de volupté.

    À L’inattendu… poursuit cette recherche de simplicité. Ici, fini les boucles rythmiques qui hantaient le premier opus de la formation; tout nous entraîne dans la lenteur et la largeur des orchestrations. Réussite éminente, d’une grande beauté, cet album s’inscrit dans la lignée des grandes œuvres méditatives des compositeurs tels que Morton Feldman ou Giacinto Scelsi, mais teinté d’un goût aigu pour les textures riches et les formes épurées héritées du rock comme des musiques expérimentales.

    Réussite éminente, d’une grande beauté…

    À l’inattendu les dieux livrent passage, Our Balls Are Like Dead Suns, Fammi in Vital

    “Review”, Frans de Waard, Vital, no. 749, September 27, 2010
    Monday, September 27, 2010 Press

    Canada’s Et Records has been going since 2003, and so far released nine releases. These three are all recent, so their catalogue suddenly expands in a big way. We find this label in the world of improvised music. The first one is by one Jean René, who plays acoustic and electric viola and electric guitar. Unlike many of his peers, René plays his instruments in such a way that we can recognize them. The viola is a viola, the guitar is a guitar. That is, perhaps to some, a traditional approach, and that’s also an approach we find in his music. A piece like Outardes sound almost like baroque music. That is however a rarity. Another rarity is Morue, which is the most onkyo piece around here. In his other pieces he shows a love for minimal music in a classical sense. He uses a bit of delay on some of the pieces, to add that sustaining sound. Sometimes it reminds me of very old Steve Reich or Philip Glass music (Prune could be a small version of Violin Phase), but René keeps his pieces very short (somewhere between two and five minutes) and presents them as small miniatures.

    Behind Mecha Fixes Clocks we find Michel F Côté (keyboards, electronics, microphones, drums and percussions), but unlike his other releases, this is not a solo or duo work, but, at least from what I gather, a work he composed and plays on, but with extended group of thirteen players, among them Martin Tétreault, Tom Walsh and Jean René. Instruments listed include trumpet, flutes, guitar, clarinet, french horn, trombone and such like. Nine pieces of some great orchestral music. Moving slowly, like gentle minimal music, which slowly, over the course of these pieces built up. It combines improvisation (although sparsely here), with minimal glissandi and small melodies, which rise up from those gentle waves of heavily and heavenly layered small orchestral sounds. Think Olivia Block, but perhaps with a bit more improvisation in some parts. Great chamber music, relaxed atmosphere, jolly fine music.

    La Parte Maudite is a trio of Philippe Battikha (trumpet, pedals), Mivil Deschênes (bass, pedals) and Patrick Dion (drums). This is, at least for me, the release I didn’t like that much. The music is that of a heavy nature. Loud bursts of controlled and probably less controlled musical outbursts. Music that comes from that specific cross road of improvised music, loud rock and free jazz. Loud and blearing. One of the things that made me not like this that much was the use of the trumpet. It seems to be coming, at least for me, too much from the world of jazz. I understand the raw power and energy of this trio, but in the end the result didn’t win me over. I’d rather go back to the previous two releases.

    Tim Brady in Voir

    “De Tchaïkovski à Rivard”, Réjean Beaucage, Voir, September 23, 2010
    Thursday, September 23, 2010 Press

    Tim Brady compose une œuvre sur des paroles de Michel Rivard pour le 25e anniversaire de l’Orchestre symphonique de Laval. Wow!

    Le directeur musical de l’Orchestre symphonique de Laval (OSL), Alain Trudel, a préparé un programme si alléchant pour l’ouverture de la saison qu’on a dû prévoir un spectacle supplémentaire! Il y aura l’ouverture-fantaisie Roméo et Juliette, de Tchaïkovski, mais surtout, il y aura Alain Lefèvre et le Concerto no 4 d’André Mathieu (faut-il rappeler que les concerts de l’OSL se donnent à la salle André-Mathieu?). Mais ce n’est pas tout! L’OSL a aussi commandé une œuvre à son compositeur en résidence, Tim Brady, et ce dernier a obtenu la collaboration de l’auteur Michel Rivard, qui a écrit un texte que chantera le baryton Michael Donovan.

    Le tandem Rivard/Brady est relativement surprenant, l’auteur-compositeur-interprète et le guitariste éclectique n’évoluant guère dans le même registre. Brady explique: «En avril 2007, je participais à un projet du CBC Orchestra, le Canadian Songbook [et rappelons que c’est Alain Trudel qui le dirigeait jusqu’à son démantèlement en 2008]. J’avais été engagé pour faire des arrangements de pièces des Guess Who. C’est là que j’ai rencontré Michel Rivard et que nous avons découvert que nous avions beaucoup de choses en commun; nous avons parlé aussi bien de Varèse et Messiaen que de Zappa! C’était juste avant que je commence mon poste à l’OSL. J’avais déjà le projet d’une grande œuvre vocale, mais je n’avais pas de texte…»

    Cherchant un texte original en français, Brady s’est rapidement rendu compte qu’il venait de se faire un ami possédant une certaine expérience dans le domaine! «Quand je lui ai proposé de le faire, explique Brady, il a immédiatement accepté, en me disant qu’il cherchait précisément un projet pouvant le sortir de sa zone de confort.» Il ne pouvait pas vraiment en sortir davantage qu’en collaborant à la création d’une œuvre symphonique contemporaine! «Dès que j’ai lu sa première page de texte, poursuit Brady, la musique était déjà dans ma tête.» En amour, en hiver, de Tim Brady et Michel Rivard: à découvrir!

    À découvrir également: 24 Frames, une nouvelle collaboration entre Brady (à la guitare électrique) et le vidéaste Martin Messier. Ils ont présenté l’œuvre au festival Bang on a Can à New York, avec beaucoup de succès, et le referont le 4 octobre à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.

    À découvrir également: 24 Frames, une nouvelle collaboration entre Brady (à la guitare électrique) et le vidéaste Martin Messier.
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