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  • Sextant in All About Jazz Italy

    “Recensione”, Pierpaolo Faggiano, All About Jazz Italy, February 12, 2007
    Monday, February 12, 2007 Press

    Musica complessa, colma di specchi, di riverberi e di ombre che sembrano riflettere se stesse. Questa l’atmosfera che si respira in Sextant, sorta di messa a punto delle ricerche che il pianista pugliese conduce all’interno del “Dipartimento di Jazz, Improvvisazione e Musiche del nostro tempo” presso il Conservatorio di Monopoli. Una ricerca che copre un vasto territorio musicale in cui il jazz trae nuova vita dalla musica contemponanea, gli strumenti acustici si fondono con i sintetizzatori, il rumorismo sperimentale convive con il post-bop. “Il mio principale problema artistico da anni consiste nel tentare di generare una musica che non sia ‘contaminata’ (termine che implica un che di malato), nonostante le ineluttabili stratificazioni a cui l’epoca post moderna ci induce, bensì ‘informata’ ed ‘intelligente’” ci ha confidato Lenoci. Dunque, il pianista non rinuncia a quanto sul piano comunicativo offre la post-modernità. Anzi, lo sfrutta, lo piega, cerca di forgiarlo a misura d’uomo. Ne nasce una sorta di “future-jazz”, in cui il materiale tematico (sia esso scritto dal pianista o un frammento di Monk o di Porter) subisce continue dilatazioni, stratificazioni e permutazioni. Esemplare in questo senso il trattamento riservato a Miss Ann di Eric Dolphy o a Intermission IV di Morton Feldman. Lenoci non è solo in questa sorta di “work in progress”: lo assecondano alcuni dei suoi migliori allievi e un compagno di lungo data a lui molto vicino per sensibiltà: il batterista Marcello Magliocchi. (3/5)

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    4. Hmmm in emoRAGEi

    “De zéro à disque”, Nicolas Pelletier, emoRAGEi, February 11, 2007
    Sunday, February 11, 2007 Press

    Tétreault et Otomo sont deux artistes de la table tournante. Le Montréalais est probablement plus connu de ses concitoyens, ayant partagé la scène des Jean Derome, Diane Labrosse et Michel F Côté depuis des lunes. On l’a apprécié pour sa façon de manier les vinyles dans un enchaînement débridé. Tétreault a toutefois délaissé le côté «transmetteur» de l’engin pour se concentrer sur les bruits qu’émet un tourne-disque: frottements, grincements, rotations… Plus subtil. Moins mélodique. Otomo, quant à lui, a formé l’influent groupe Ground Zero et se passionne pour «l’électronique minimale de basse fréquence». On a donc affaire ici à la rencontre de deux bruitistes incongrus. L’album 4.Hmmm est le quatrième de la série publiée par le duo, enregistré lors d’une tournée de 15 concerts en 16 jours. Il contient des éléments rejetés de 1. Grrr, 2. Tok et 3. Ahhh. Pour public averti.

    Bozzini Quartet in Borås Tidning

    “The Finest Minimalism”, Rolf Haglund, Borås Tidning, February 9, 2007
    Friday, February 9, 2007 Press

    With an audience twice as big as normally come to these concerts, Quatuor Bozzini (who make a virtue of performing almost completely without vibrato and with extremely clean intonation) gave another of their dream performances last Wednesday evening. First a fine show of new world minimalism, thereafter examples of the old world’s more melancholic moods in three such fine versions that it bordered on the sublime.

    Three quartets by Alvin Lucier made use of microscopic changes in pitch, in the piece Navigations, down to a thousandths of a half tone. Obviously this is impossible to hear, but is still perceived as beatings in the slowing tempo and dynamic — almost the same feeling as when the smallest sounds become more present in thick fog.

    Even more extreme dynamic variations down to the barely audible were presented in the next piece, a thoroughly exquisite quartet by minimalist legend Terry Jennings.

    Could anything be cleaner, deeper, more precious? Well yes, old Europe won the game, at the same time of course as the Bozzini’s brought forth maximum closeness and stringence.

    Jeney’s Ricercare captures the whole spectrum, from Gregorian chant to bitter contemporarity.

    Of Allgen, a first performance of his whole notes movement from the gigantic Quartet No 3 composed in 1943 — a chorale of eternity performed as though on an organ, a deeply touching simplicity, even more elevated translated to four strings.

    And still, as usual Aldo Clementi was the one to finally open up the heavenly gates with his masterwork Momento.

    … it bordered on the sublime.

    Yé-Yi-You-Ya, Frank Martel in La Presse

    “Festival Voix d’Amériques: Frank Martel doit chanter”, Alain Brunet, La Presse, February 8, 2007
    Thursday, February 8, 2007 Press

    Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui. Jusqu’à une période récente, ce quadragénaire avait été un artiste plutôt évanescent, préférant se dissimuler derrière sa plume, ses chansons et les conseils judicieux qu’il prodiguait à ses amis créateurs.

    Après tant d’années de camouflage, cet artiste doué tend enfin à se montrer la fraise sur scène. Déjà que Frank Martel aurait dû faire des disques bien avant 2001. Ses trois albums (Enjambons le désert, Sautons ce repas de midi, Yé-Yi-You-Ya) ne sont-ils pas parmi les plus intrigants à avoir été créés au Québec ces dernières années?

    Ainsi, il s’est laissé convaincre de se produire au festival Voix d’Amériques, plus précisément mardi à la Sala Rossa. Frank Martel a visiblement du mal à devenir chose publique, mais voilà, son travail étant forcément public, le destin l’attendait au détour. Mardi soir à la Sala Rossa, il y faisait face.

    Je l’avais déjà vu sur scène, ç’avait été clairement mauvais tant il était pétrifié par le trac. Mardi, c’était nettement meilleur. Plus détendu, plus drôle, plus apte à communiquer, mieux préparé à se produire devant une salle pleine, Martel avait la forme.

    Certes, cette salle lui était rassurante puisque pleine de ses amis et autres humains de mêmes affinités. L’artiste était capable de communiquer le contexte de ses chansons, nous faire partager les émotions fondatrices de son univers si singulier.

    Accompagné par Bernard Falaise et Éloi Deit, il nous a balancé en format de poche une portion probante de son répertoire. Formation réduite, instruments réduits (guitalélé, ukulélé baryton, guitare basse acoustique), tessiture réduite sur fond de country-folk afropolynésien (mettons), le tout au service d’un imaginaire on ne peut plus foisonnant.

    Martel peut certes nous plonger dans l’absurde mais aussi viser directement nos plexus avec des trouvailles hypersensibles, telles: «La prochaine fois que tu me tues, moi je joue plus», «Chus toujours dans tes jambes chus jamais dans tes bras» ou encore «Les partitions de l’amour se sont envolées de chez moi.»

    Visiblement, l’artiste fréquente les labyrinthes de l’amour, il sait aussi apprécier le chaos de la nature qui l’entoure, il sait se projeter dans l’absurde, nous faire voyager dans des contrées virtuelles qui ont tôt fait de s’illustrer en nous.

    S’il ne chantait pas si faux (pour les notes longuement appuyées, c’est franchement agaçant), Frank Martel pourrait conquérir un public beaucoup plus vaste, bien au-delà de sa gang qui a parfaitement raison de l’admirer.

    Sans vouloir le transformer en chanteur, son directeur musical (l’excellent guitariste Bernard Falaise) devrait à mon sens l’inciter à une plus grande précision vocale. Après tout, Martel ne dit pas ses textes, il ne les clame pas non plus. Il les chante. Aussi bien viser la justesse, non? Et chanter le plus souvent possible.

    Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui.

    Le Silence des hommes in La Presse

    “Stéréo. D. Kimm et Bernard Falaise: le silence de monsieur, les attentes de D.Kimm”, Alain Brunet, La Presse, February 4, 2007
    Sunday, February 4, 2007 Press

    Poétesse, performeuse, front woman, leader esthétique, directrice artistique (du festival Voix d’Amériques qui bat son plein), D.Kimm s’adresse ici à “monsieur”. Sans détour, elle lui indique ce qu’elle espère de l’amour: intensité, bouleversement, vertige, dévastation, commotion, ébranlement et, oui mesdames, virilité. L’amour selon D.Kimm ne mènerait qu’à la secousse sismique? N’exagérons rien. L’apaisement que procure monsieur, ses caresses lénifiantes, sa protection paradoxale émaillent aussi la vision amoureuse de l’écrivaine. Ces messieurs, d’ailleurs, ont été invités ici à briser le “silence” dans le cas qui nous occupe: Michel Faubert, André Duchesne et Pierre Cartier donnent bellement la réplique à madame. Constat? Cette écriture rentre-dedans a certes atteint sa complète maturité, on en ressent illico le caractère viscéral, on en salue l’esprit. Autour de D.Kimm, le guitariste (compositeur et improvisateur) Bernard Falaise et ses collègues ont créé un univers sonore qui sied fort bien aux textes de leur collaboratrice. Avant-rock, bruitisme, électroacoustique de garage, improvisations circonspectes enrobent ainsi les mots. Voilà un travail achevé, bien que D.Kimm et Falaise n’aient pas encore atteint le plein potentiel de leur association. (3,5/5)

    Avant-rock, bruitisme, électroacoustique de garage, improvisations circonspectes enrobent ainsi les mots.
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