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  • Tomahawk Territory in ImproJazz

    “Du côté du Québec”, Luc Bouquet, ImproJazz, no. 134, April 1, 2007
    Sunday, April 1, 2007 Press

    Au Québec, s’activent toujours les trublions d’Ambiances Magnétiques. Au Québec, Damian Nisenson, saxophoniste argentin vient de créer le label Malasartes. Au Québec, voici que nous arrive le label Tour de Bras… De l’impro de chambre au noise, petite visite guidée.

    Ils sont cinq qui brisent les sons, concassent les sens. La respiration est malade, la douleur ne vient ni d’une torture, ni d’un supplice mais d’une lumière saturée, découpée à même l’inconscient. L’artère est là, grossissante, brûlante de sa perforation. Tout n’est plus que boue, terre balafrée, seuils que même la mort ne peut atteindre. Obsession sans fin et sans limite (tiens, une guitare!) d’un avenir incliné, réduit à son chaos (tiens, ce n’était pas fini!), filtrant les fracas, caressant sa chute, sa langueur. Maintenant, plus rien ne subsiste, pas même les ruines et les cendres, rien qu’une meurtrissure sourde et silencieuse. Ni fatale, ni funeste. Entaillée à jamais.

    Maintenant, plus rien ne subsiste, pas même les ruines et les cendres, rien qu’une meurtrissure sourde et silencieuse.

    Aurores boréales in ImproJazz

    “Du côté du Québec”, Luc Bouquet, ImproJazz, no. 134, April 1, 2007
    Sunday, April 1, 2007 Press

    Au Québec, s’activent toujours les trublions d’Ambiances Magnétiques. Au Québec, Damian Nisenson, saxophoniste argentin vient de créer le label Malasartes. Au Québec, voici que nous arrive le label Tour de Bras… De l’impro de chambre au noise, petite visite guidée.

    Un nouveau trio piano-contrebasse-batterie s’apprête à rejoindre les étagères, déjà bien fournies, de ma discothèque. Un de plus serais-je tenté d’ajouter…

    Ici, l’on ne peut que louer l’élégance, la fluidité, la souplesse d’un trio qui sait viser l’essentiel, à savoir la justesse d’un chant beau et intime. Rien de spectaculaire ici, aucune exploitation d’un romantisme de prisunic mais un territoire où s’additionnent humilité, écoute, entente. On saisit dans le jeu inspiré et superbement assumé d’Arden Arapyan, des origines arméniennes profondes et un désir tenace de ne pas trahir l’intension. Bref, d’exister, entier et déterminé. Jean Félix Mailloux et Jonathan Racine-Ménard l’accompagnent dans cette quête du sincère avec la discrétion qui les caractérise, sans raideur, sans apprêté et toujours fidèle à l’instant.

    Un trio de plus alors? Vous l’aurez compris: pas le moins du monde!

    Ici, l’on ne peut que louer l’élégance, la fluidité, la souplesse d’un trio qui sait viser l’essentiel, à savoir la justesse d’un chant beau et intime.

    Muzika in ImproJazz

    “Critique”, Luc Bouquet, ImproJazz, no. 134, April 1, 2007
    Sunday, April 1, 2007 Press

    Au Québec, s’activent toujours les trublions d’Ambiances Magnétiques. Au Québec, Damian Nisenson, saxophoniste argentin vient de créer le label Malasartes. Au Québec, voici que nous arrive le label Tour de Bras… De l’impro de chambre au noise, petite visite guidée.

    Le jazz klezmer bouge encore, Damian Nisenson nous le prouvant ici, souvent avec talent. Saxophoniste argentin, installé au Québec, il réinvestit l’espace klezmer en douze thèmes d’inégales intensités.

    Au saxophoniste, on reconnaîtra un sens certain des dérapages incontrôlables, un son épais au ténor, virevoltant au sopranino et un désir de très vite convulser dans un illogisme remarquable et rageur. Le garçon possède un bel appétit et un sens du double looping qui ne peut laisser indifférent.

    Mal servie par une prise de son trop modeste, la rythmique joue trop dans le systématisme obligé du jazz klezmer, malgré quelques jolis débordements impulsés par le toujours tranchant Pierre Tanguay.

    Un disque en demi-teintes. A suivre néanmoins…

    Décor sonore in ImproJazz

    “Critique”, Luc Bouquet, ImproJazz, no. 134, April 1, 2007
    Sunday, April 1, 2007 Press

    Au Québec, s’activent toujours les trublions d’Ambiances Magnétiques. Au Québec, Damian Nisenson, saxophoniste argentin vient de créer le label Malasartes. Au Québec, voici que nous arrive le label Tour de Bras… De l’impro de chambre au noise, petite visite guidée.

    Décor sonore est le second disque en leader de Mélanie Auclair. La violoncelliste nous donne d’emblée quelques précieuses indications d’écoute(s): «le bruit est un mouvement, le mouvement un son, le son une parole…».

    L’archet de Mélanie Auclair est un vent chaud, enveloppant. La source y est finalement de peu d’importance car seuls comptent ici ces espaces sonores et ouverts qui percutent et sondent nos oreilles. Ce disque s’écoute dans son intégralité et n’admet pas le fractionnement. Il ne s’agit pourtant pas d’une suite mais d’un territoire où s’entremêlent des univers pluriels, sensibles.

    J’ai aimé ces bercements imperceptibles, ce mouvement faussement métronomique où s’échangent et se troquent les fables de La Fontaine. J’ai aimé les frémissements d’eau, l’air tremblant, les montées et descentes d’archet. J’ai aimé cette mer agitée où tout se dénoue dans l’embrasement des violoncelles, clarinettes et guitares mêlées. Oui, j’ai tellement aimé cette couleur mauve et vive, si tendre, si intense que je n’ai qu’une seule envie: refaire, à nouveau, ce voyage sonore. Voilà, c’est reparti!

    Oui, j’ai tellement aimé cette couleur mauve et vive, si tendre, si intense que je n’ai qu’une seule envie: refaire, à nouveau, ce voyage sonore.

    Nouvelle musique d’hiver in Blow Up

    “Recensione”, Dionisio Capuano, Blow Up, no. 107, April 1, 2007
    Sunday, April 1, 2007 Press

    Qualcosa che c’è mancato, ci manca: arriva la nuova musica per l’inverno, teatro sonoro in quattro grandi quadri (Joyeux temps, Être dans le vent, La Marmotte, Calcium sloche) per un ottetto elettroacustico che comprende Joane Hétu, Jean Derome, Guillaume Dostaler, Lori Freedman, Diane Labrosse, Pierre Tanguay, Martin Tétreault e la voce (registrata) narrante di Gilles Derome. Album straordinariamente terribile e umano come solo può essere la stagione invernale, come può essere una stupefacente esecuzione live. Declama Gilles Derome: “La première adaptation des hommes au climat du Canada fût de mourir”, ma poi dice pure “L’hiver apporte de la joie, du plaisir; il encourage les hommes à se rapprocher”. Stagione-simbolo delle difficoltà della vita, stagione-essenza dell’habitus esistenziale canadese, viene cantata nelle forme d’un florilegio impro-strutturato, denso di riferimenti. Suona come il mondo che abbiamo intorno, che tanto più difficile appare tanto più vero e fertile lo sentiamo. Impressionismo fluxus nel primo quadro; estensione sperimentale delle winter songs di Art Bears (nostra sensazione, non analisi filologica); visione fantastica con gli strumenti che disegnano i paesaggi di ghiacci e gelide nevi e eppure vivaci e pieni di tensioni generative; magma di jazz extra colto che sussume nei pentagrammi alterati e nella vivacità ansiogena delle ance qualcosa che non abbiamo più: la dialettica del passaggio dall’inverno alla primavera. Oh sì, la musica-lingua di Menelik ci piace (anche quella pseudo-sperimentale), però preferiamo la gioia d’una nuova vita, il gelo della perdita e la cicatrice nell’animo, il bacio disperato che forse ti riappacificherà con la tua anima. Tutto questo c’è, tutto questo è Nouvelle musique d’hiver.

    Décor sonore in La Scena Musicale

    “Critique”, Frédéric Cardin, La Scena Musicale, no. 12:7, April 1, 2007
    Sunday, April 1, 2007 Press

    La distribution musicale et les titres des pièces de ce disque (Les volets mous, Bhâvana, Dessinemoi du temps, Séquestration des breuvages, etc.) semblaient laisser présager une aventure musicale éclatée et foisonnante de timbres et de sonorités diverses. Les premières pièces donnent l’impression de remplir cette attente: grincements de violoncelle (solidement maîtrisé par Mélanie Auclair), éclats de guitare, bruits échantillonnés… Mélanie Auclair crée une poésie des sons et des bruits qui flirte avec un certain surréalisme. Cependant, après une quinzaine de minutes, l’auditeur constatera que la palette initiale ne s’est pas élargie et que certains instruments (telle la clarinette basse, jouée par Lori Freedman, ce qui n’est pas rien!) demeurent trop discrets, voire carrément sous-utilisés, et ce jusqu’à la fin. Auclair semble posséder beaucoup d’imagination, mais elle ne l’utilise pas à son plein potentiel expressif. À souligner, la réjouissante participation de Martin Léon dans des versions disjonctées de deux fables de Lafontaine.

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