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  • volume 2: Hourra pour la bastringue, Les fleurs du tapis, Je me souviens — Hommage à Georges Perec; Tu r’luttes, Le temps des bombes, Ayaya Moses, Ambiances Magnétiques in SOCAN — Paroles & Musique

    “Critique”, Jean-François Denis, SOCAN — Paroles & Musique, no. 4:9, October 1, 1997
    Wednesday, October 1, 1997 Press

    L’étiquette Ambiances Magnétiques propose trois nouveaux disques, chacun ayant une approche distincte et étant d’inspiration diverse.

    Ayaya Moses du Fred Frith Guitar Quartet est électrique et éclectique. La guitare y est contrastée, combinant puissance, masse sonore, distorsion, douceur, sons fragiles et ténus. Les pièces de l’Italienne Bignardi, de Claude Vivier et des membres du quatuor, seul et en formation, offrent une vaste palette d’expression. L’oreille s’ouvre et écoute un peu plus loin.

    Je me souviens, de Jean Derome comporte deux œuvres pour grand ensemble. La pièce principale du disque, Je me souviens, un hommage à l’écrivain Georges Perec, est une mise en musique d’un livre de Perec. Ici, on a affaire à 26 courts pastiches de musiques populaires, musiques de danse et de jazz écoutées dans la France des années 60, le tout interprété avec force et délicatesses par le groupe Les Dangereux Zhoms. Les pièces sont enfilés par les propos des musiciens en studio, enregistrées avant et après les prises, donnant un corps unifié au tout.

    Les fleurs du tapis, de L’ensemble Pierre Cartier, regroupe huit pièces de musique de jazz. D’écriture somme toute conventionnelle, ces musiques témoignent d’une grande maîtrise tant qu’à l’orchestration.

    Par ailleurs, Ambiances Magnétiques lançait récemment une deuxième compilation, Hourra pour la bastringue, regroupant des pièces de ses artistes, et une réédition du disque Le temps des bombes d’André Duchesne.

    Ayaya Moses in Pulse!

    “Review”, Art Lange, Pulse!, October 1, 1997
    Wednesday, October 1, 1997 Press

    Fred Frith is usually found on the fringes of conventional music, like the experimental rock band Henri Cow. John Zorn’s iconoclastic Naked City, and various free improvisational situation. Ayaya Moses by the Fred Frith Guitar Quartet is no exception. Taking its cue from multipurpose quartes like Rova and Kronos, this foursome (Frith, René Lussier, Nick Didkovsky, Mark Stewart) juxtaposes short, scrambling, collage–style improvisations with extended compositions that explore unpredictable colors and textures-like Claude Vivier’s Pulau Dewata, with its Balinese-flavored ostinatos, slashing riffs, and quiet daubs of sound, or the medieval hocket and motet-style layering, sustained feedback and sqawking solos of Lussier’s title composition.

    Ayaya Moses in Ottawa Citizen

    “Reviews ”, James Hale, Ottawa Citizen, September 27, 1997
    Saturday, September 27, 1997 Press

    Combining guitarists from three countries — England’s Fred Frith Canada’s René Lussier, and Mark Stewart and Nick Didkovsky from the U. S. —to play through-composed music is something quite different.

    The quartet’s repertoire is broad enough to showcase the diverse stylistic traits of the players. The austere Frith contributes Freedom Is Your Friends II—all shimmering harmonic overtones—and Stewart chips in a thrashing, heavily electronic Trummings. Didkovsky and Lussier are sonic wild cards; both have extensive rock experience and a penchant for riffs that would sound at home in pop or blues songs. Oddly, the compositions they bring to the group are somewhat atypical for both of them. Didkovsky’s She Closes Her Sister With Heavy Bones is suffused with melancholy beauty, while Lussier’s title song shifts from brooding to brutal without any of the loopy humour he’s known for.

    The highlight is a performance of Québec composer Claude Vivier’s Pulau Dewata that allows the four guitarists to range from chime-like percussion to a majestic electric chorus. 3,5/5

    Ayaya Moses in Le Devoir

    “Une cuvée magnétique”, Mario Cloutier, Le Devoir, September 20, 1997
    Saturday, September 20, 1997 Press

    On ne pouvait imaginer mieux comme cerise sur le sundae de cette cuvée magnétique que ce quatuor à cordes qui réinvente l’expression «maîtrise de l’instrument». On les a vus ensemble sur la scène de Victoriaville en mai et en pleine apogée. Les quatre lascars (Fred Firth, René Lussier, Nick Didkovsky et Mark Stewart) jouent une musique ne pouvant devenir chose du possible qu’uniquement entre les mains de virtuoses. Plusieurs moments forts—du rock de Lussier avec son Ayaya Moses à l’émouvant Freedom is your friends Il de Frith en passant par Pulau Dewata de Claude Vivier—ponctuent cette route traversée à dos d’archet, de stridences, de pincements et de feedback. Une musique méticuleuse, improvisée et très écrite, violente et douce, ensorcelante et minimaliste, véhicule d’émotions et de réflexions. D’une rigueur inégalée tout en célébrant une liberté de chaque instant. Un grand disque et de grands musiciens. On en parlera encore dans 50 ans. Oyé, oyé, Montréalais, Montréalaises! Frith vous a compris. Accompagné de ce quatuor essentiel, il vient donner ce spectacle tout aussi essentiel le 5 octobre au Club Soda. L’événement sera le clou du Festival Guitarevolution, organisé par l’infatigable guitariste montréalais Tim Brady. Allelluia!

    … un grand disque et de grands musiciens.

    volume 2: Hourra pour la bastringue, Ambiances Magnétiques in Le Devoir

    “Une cuvée magnétique”, Mario Cloutier, Le Devoir, September 20, 1997
    Saturday, September 20, 1997 Press

    Pour ceux et celles qui n’ont pas encore pris pied sur le coloré continent d’Ambiances Magnétiques, voilà une occasion en or. Une heure de musique et une quarantaine de musiciens qui interviennent en solo, duo, trio, quatuor et grands ensembles; ce qui donne un petit aperçu de la face cachée des choses d’une musique souvent exigeante mais toujours accessible. Un morceau de choix qui ravira toute oreille le moindrement disponible à la nouveauté, à la musique qui pose les vraies questions: les clarinettes ont-elles un escalier de secours?

    Un morceau de choix qui ravira toute oreille le moindrement disponible à la nouveauté…

    Les fleurs du tapis in Le Devoir

    “Une cuvée magnétique”, Mario Cloutier, Le Devoir, September 20, 1997
    Saturday, September 20, 1997 Press

    Cet inédit d’un enregistrement réalisé dans une église en 1989 réunit Jean-Denis Levasseur, sax soprano, Jean Derome, sax alto, Pierre Cartier, basse et direction musicale. L’écriture de Cartier sait voyager de façon raffinée à travers un jazz aux tons pastel. Usant au maximum des qualités exceptionnelles des musiciens du quatuor, notamment lors des magnifiques échanges de saxos, cette musique, la pièce titre et Kimm entre autres, annonce déjà les plus belles pages du compositeur, celles de Chansons de Douve. […] Les fleurs du tapis séduit subtilement. L’enregistrement ne trébuche à aucun moment dans la banalité ou le cliché. Pierre Cartier possède une voix où pointe une solennelle mélancolie accentuée par les habiles spirales que décrivent ici les instruments des sieurs Derome et Levasseur.

    Les Fleurs du tapis séduit subtilement.
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