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  • Ayaya Moses in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, June 11, 1996
    Tuesday, June 11, 1996 Press

    Ayaya Moses is the first CD by the Fred Frith Guitar Quartet. It was recorded in the studios of Radio-Canada in 1996 and captured the quartet at its early stage. The material found here can be split in three categories. First, there are pieces by outsider composers, the Italian Olivia Bignardi and the Québécois Claude Vivier. These contemporary pieces were re-arranged by the quartet and Vivier’s Pulau Dewata works particularly well, developing around a simple melodic structure into a very personal world. The second category is made of contributions from band members. Each guitarist brought one piece. Fred Frith’s Freedom Is Your Friends II is an excerpt from Freedom in Fragments, written for the ROVA Saxophone Quartet, while Nick Didkovsky’s She Closes Her Sister with Heavy Bones is taken from a larger piece for chamber orchestra. They both contrast with Mark Stewart’s textural Trummings. René Lussier’s Ayaya Moses is the strongest piece, written especially for this quartet and making use of all its possibilities. Finally there are a handful of short collective improvisations arranged in suites. More serious and industrious than its follow-up Upbeat, Ayaya Moses showcases four gifted avant-garde guitarists applying their talent to demanding compositions. Recommended.

    Ayaya Moses showcases four gifted avant-garde guitarists applying their talent to demanding compositions. Recommended.

    T’auras pas ta pomme in Hour

    “Spins”, Jim Little, Hour, June 1, 1996
    Saturday, June 1, 1996 Press

    L’Orkestre des pas perdus is a kind of alternative brass (and reeds) band led by trombonist Claude St-Jean, with Jean Sabourin (sousaphone), Ivanhoe Jolicoeur (trumpet and flugelhorn), Paul Richer (tenor sax), Jean-Denis Levasseur (alto sax and piccolo), and Remi Leclerc (drums). All the tunes are by St-Jean, mixing elements of New Orleans jazz, burlesque, musique actuelle, and humour. An example of the latst shows up on the back cover in the three squares that normally indicate whether the recording, mixing, and mastering were analogue (A) or digital (D). Here the code is OPP. Musical highlights include the truckin’ groove of Déménagement, and the olio furnishings of La salle des pas perdus. 3/5

    T’auras pas ta pomme in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, May 3, 1996
    Friday, May 3, 1996 Press

    L’Orkestre des Pas Perdus’ first CD was released in 1996 on Ambiances Magnétiques, a label devoted to avant-garde music. T’auras pas ta pomme (the phrase itself means very little, it is used as an onomatopoeic expression for a drum roll) presented a very original recipe. Leader Claude St-Jean, a trombone player, has succeeded in creating a new sound somewhere between fanfare marches, jazz-funk and avant-garde stylings. The instrumentation of trumpet, trombone, two saxophones, sousaphone and drums can pack a lot of energy into four-minute tunes. Most pieces follow the fanfare-funk trail and, to some extent, are interchangeable: a groovy beat, a tutti riff, horn cues and solos. The music gets close to Maneige on La marche à Marie B. thanks to a very pied-piperesque piccolo melody. Elements of dissonance and free improvisation are integrated into La salle des pas perdus, but T’auras pas ta pomme is mostly one hot lick after another. The last piece, Acide cirque, takes the band sound’s into circus music. L’Orkestre des Pas Perdus’ follow-up album Maison douce maison will be more accessible and focused than this one.

    Leader Claude St-Jean has succeeded in creating a new sound somewhere between fanfare marches, jazz-funk and avant-garde stylings.

    Les fleurs du tapis in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, May 1, 1996
    Wednesday, May 1, 1996 Press

    Les Fleurs du Tapis is bassist Pierre Cartier’s first album for Ambiances Magnétiques, his third as a leader. Credited to the Pierre Cartier Ensemble, this is one of the jazziest items in the Montréal label’s catalogue. Cartier’s main influence is Thelonious Monk (with a bit of Mingus too) and it can be felt throughout the album, especially in the harmonies (lots of minor seconds). One must also understand his ensemble has the same line-up as the Monk-tribute trio Evidence (Pierre Tanguay on drums, Jean Derome on saxophone), with the addition of saxophonist Jean-Denis Levasseur. Cartier’s music leaves little place to free improvisation, but it is not rigid: it flows uncertainly, mainly because the bass always seem to be wandering between tonalities (something obvious in Tortue marine), but Tanguay’s drums never move far away from the beat. The traditional free jazz head-solo-head structure appears frequently. The dual voices of the saxophones constitute the main feature here, complementing each other, playing off each other. Cartier’s melodies are inhabited by soulful sensibilities when the mood is soft (the beautiful theme in Thème pour Maurice B.) and by the urgency of free jazz when the pace gets faster. But, not unlike the man himself, his music tends to be self-effacing. It doesn’t impose itself. His project Chansons de Douve is more ambitious and memorable.

    (Suite), Joane Hétu, Justine, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, Marie Trudeau in ImproJazz

    “Critique”, Luc Bouquet, ImproJazz, April 1, 1996
    Monday, April 1, 1996 Press

    Un peu en marge par rapport à la notoriété internationale (bien gagnée, pour sûr!) des confrères René Lussier, Jean Derome et André Duchesne, les jolies filles qui partagent le nom de Justine -Diane Labrosse, Joane Hétu, Marie Trudeau et Danielle Palardy Roger- se posent en porte-drapeau et en porte-parole de la musique nouvelle québécoise. Elles sont, pour tout ce qui concerne la musique, très politisées et travaillent très dur depuis quinze ans, que ce soit en solo ou en collectif, pour obtenir l’autogestion totale de leur musique. Justine organise des festivals, des concerts et des représentations ouvertes à la «contamination» multimédia, et s’occupe du label «Ambiances magnétiques, devenu désormais DAME.

    Né en 1987, le quartet nous offre un rock hybride avec des clins-d’œil intelligents à la chanson pas banale, avec des pincées de musique folk des communautés de langue française de l’Amérique du Nord; tout ceci est bien entendu passé au crible d’une sensibilité surfine.

    Tout en maintenant les expériences de Wondeur Brass et des Poules (partagées presque par tous les membres), Justine a essayé de dépasser les aboutissements des deux ensembles d’origine pour en synthétiser l’essence. On peut donc écouter une musique qui se partage entre improvisation (Les Poules) et composition stricte (Wondeur Brass), avec un usage considérable et toujours en évolution de l’électronique. Suite (AM 016, 1990), l’œuvre des débuts, donne une palette de musiques hétérogènes, les unes très claires, fines et riches de chromatismes précieux, les autres hirsutes, intenses, électrisantes, toutes ciselées par un travail incessant Après Suite, nos amies ont franchi les frontières toujours gênantes du groupe pour multiplier les œuvres en solo (dont on trouve désormais des traces discographiques) à l’égare du théâtre, de la danse et des liaisons musique / art visuel. Même l’amour pour l’improvisation (tout à fait originale) a trouvé un élan renouveIé et a mûri pour aboutir à une quantité de rencontres et d’événements parallèles, parmi lesquels il faut citer l’organisation des projets «Rencontre Montréal-New York» (en 1989), Tohu-Bohu, Les Muses au Musée et La Légende de la Pluie (dont il existe une version en CD), ce dernier avec la participation de Tenko, Zeena Parkins et Geneviève Letarte entre autres, et joué au festival New Music America en 1990.

    Pour une meilleure compréhension du mariage original de Justine avec l’improvisation, je suggère la lecture de l’article consacré au groupe paru dans le n° 54 de «Musicworks», (Quand les femmes se mêlent d’improvisation), avec, dans le support CD joint au magazine, deux morceaux extraits d’un concert de «Double Sens», une improvisation légèrement zornienne qui implique la musique et le mouvement, les règles sévères de l’exécution et l’improvisation coordonnée pour cinq danseurs et cinq musiciens (pour ce concert, Mesdames Hétu, Roger, plus Zeena Parkins, Kathy Kennedy et Claire Marchand). Tout ceci sert de fondations à la deuxième création du quartet Langages Fantastiques (AM 033, 1994) œuvre jouée «live» en studio d’enregistrement, juste après une formidable tournée de quinze concerts en Europe. «Cette tournée a été très importante pour Justine» écrit Danielle Palardy Roger (dm, vc) «parce qu’elle a suivi une période de relative séparation entre nous, à cause de plusieurs projets à l’extérieur de l’ensemble. Quelle peine pour repartir d zéro et de retrouver l’imagination et la manière spontanée! Et pourtant, pendant ces jours-là, notre musique, la musique de Justine a ravi nos âmes et nos cœurs, et nous avons pu enfin voir notre musique comme à travers une loupe. Elle nous a semble beaucoup plus claire et bien sûr, cela a contribué à la fortifier. Plus tard, en salle d’enregistrement, nous avons essayé de capturer les énergies et l’inspiration lucide de ces jours-là».

    Les morceaux du disque -constituent pratiquement l’ensemble des pièces pendant les deux séries de concerts donné en Italie et en Allemagne l’année dernière,sont pour la plupart des compositions instantanées avec des sections qui visent à «teindre» des paysages tendus et dramatiques qui côtoient des sections plus structurées, contenant des riffs merveilleux en abondance:Bon appétit, et des cadences qui s’accélèrent: Encre de Chine.

    Des chansons incisives et des dialogues pétillants au milieu des voix, du saxo et des claviers dessinent des voyages musicaux insolites et ouverts sur plusieurs contacts, pendant lesquels on peut percevoir des certitude, des lacérations, de l’énergie et des paradoxe poétiques. Deux morceaux, Vidanges domestiques et Manigances Fantastiques sont déjà sortis (avec des versions différentes) sur célébrant les dix années d’Ambiances magnétiques (Une Théorie des Ensembles, AM 022 1992). Deux autres morceaux, La cigale s’impatiente et Marguerite (ce dernier écrit pour Marguerite Duras) se trouvent dans la compilation Dice — A Collective Contemporary Women Composers ( Records, 1993), produit et réalisé par pool de musiciennes engagées dans le free-jazz, l’improvisation, le rock d’innovation et les autres musiques inclassables fondées surtout sur l’emploi de la voix.

    … l’œuvre des débuts, donne une palette de musiques hétérogènes, les unes très claires, fines et riches de chromatismes précieux, les autres hirsutes, intenses, électrisantes, toutes ciselées par un travail incessant.

    Langages fantastiques in ImproJazz

    “Critique”, ImproJazz, April 1, 1996
    Monday, April 1, 1996 Press

    «Compil Zouave» exercice d’iconoclastie comparée à usage papal. Grand ordonnateur de l’engin: Michel F Côté, musicien – conseil – phonométriste basé à Montréal. Percussionniste sacrilège et hérétique maladif. Sans espoir de guérison aucun. Prenons le reggae par exemple. Pourquoi un tel acharnement? trauma enfantin (son père le frappait-il à coup de dreadlocks?), surdose de ganja? toujours est-il que Côté fait subir à la musique jamaïcaine les pires outrages. Le musicien possède un sens aigu de la désorganisation érigée en œuvre d’art, un détournement permanent qui réjouit. mais avoir les rieurs de son côté ne suffit pas, encore faut-il que l’exercice soit profitable à l’auditeur. C’est le cas me semble-t-il. La musique peut paraître aquatique (Lujon), spatiale (100%B. B. Q. ), dérapante (Ouyouyouille), Côté tel un brise-glace fou fend la banquise de son navire incontrôlable. Attendons avec impatience les prochaines sorties du Saint Père. Peut-être le verrons nous esquisser quelques pas de danse. Ce sera alors le signe de la reconnaissance suprême pour Côté. Le péril zouave nous menace. Préparons-nous.

    … un rock hybride avec des clins d’œils intelligents à la chanson pas banale, avec des pincées de musique folk des communautés de langue française de l’Amérique du Nord; tout ceci est bien entendu passé au crible d’une sensibilité surfine.
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