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Portrait: Martin Tétreault
In the late ’80s and early ’90s,
His first large-scale album, Des pas et des mois, came out in 1990. Then, besides the occasional Bruire album,
Review
This cassette must be
Invisible Architecture #1
Drôle d’objet que celui-là. Un boîtier démesuré (
Invisible Architecture #1
Converging on Brussels from the UK, Japan and Canada, three turntablist masters join forces on this extraordinarily assured and coherent 27 minute live improvisation, recorded in July 2000. The most immediately strange thing about it is how rarely you hear the sound of vinyl and needles. Indeed, much of it is closer in spirit to contemporary electronica and laptop improvisation. Some harsh reminders of where these noises are sourced do crop up in the form of intermittent scratching and varispeed textures, but these few are so rigorously controlled that they come as quite a jolt. The array of loops and sounds on offer here makes you want to chuck out your computer and invest in a battered old Dansette — or, as
Judging from their differing approaches to deck manipulation, presumably Jeck supplies the many queasy loops that form the bedrock to Invisible Architecture
Filmic, speckled Ambient washes open the piece, redolent of hazy childhood afternoons and cinefilms a la Boards Of Canada. Analogue oscillations pierce through, along with something like the squeaking of boats rubbing against a quay. With an organic, swelling pace, we then charge through percussive thumps and match fizes, insectile swarms, roughly chugging trains, delayed vocal snippets, bouts of machine noise, rusty guitar licks, squealing drones, pastoral flutes, belching feedback and the occasional spasm of sped-up vinyl. Gregorian chants over a whole blast of varispeed noise form a climax, before things end on an uneasy note with interrupted orchestral stabs punctuating an increasingly disturbing silence.
Martin Tétreault i8U moi non plus
Martin Tétreault et i8u se sont croisés il y a quelques mois lors d’une soirée organisée par Francisco López au Silophone. Poursuivant leur carrière respective, les deux bruiteurs-musiciens-compositeurs comptent bien unir leur talent sur scène et sur disque. Nous les avons rencontré à Mutek 2001. C’était leur première vraie prestation en duo.
D’abord formé en arts plastiques, Martin Tétreault s’est découvert une passion pour les tourne-disques en 1984 en s’amusant à casser des disques vinyles en deux, à les rescotcher l’envers et les faire jouer sur son pick-up. Bruiteur, manipulateur de tourne-disques et compositeur, Martin Tétreault est associé au courant de musique improvisée, de musique actuelle montréalaise et plus particulièrement au collectif Ambiances Magnétiques. Il a accompagné, en spectacle et sur disques, plusieurs autres artistes de ce collectif
i8u a suivi un parcours plus traditionnel. Ayant d’abord reçu une formation en musique classique, elle s’est ensuite tournée vers la musique blues, voie qu’elle aurait sans doute poursuivie si le hasard n’eut pas mis David Kristian sur son chemin. Curieuse de nature, elle s’est lancée dans la musique électronique sur l’invitation de David Kristian, comme ça, juste pour voir…
Les deux artistes ont un point en commun
Elle, en concert, trimballe notamment un synthetiseur Emu Morpheus, un synthétiseur Korg ES-1, et un lecteur de mini-disques sur lequel elle a préenregistré des sons qu’elle traite ensuite en direct. Elle fabrique et échantillonne des sons provenant de diverses sources, obtenus directement de l’ordinateur.
Sur scène, le duo laisse une grande place à l’improvisation.
Tant mieux pour les deux artistes si les occasions et lieux de diffusion de leur musique se multiplient. Car au demeurant, le quotidien n’est pas toujours facile pour ces deux-là qui préfèrent l’expérimental au commercial.
Martin, lui, a la chance d’avoir un grand réseau de collaborateurs et de jouer plus souvent. Il travaille régulièrement comme musicien invité, ici et en Europe,
i8u et Martin Tétreault n’ont pas officiellement formé un duo, mais le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble les amènera surement vers d’autres collaborations. D’ici là et en attendant leur prochaine sortie, les amateurs du genre peuvent commander les albums solos des deux artistes sur le site d’i8u et d’Amblances Magnétiques. Pour découvrir la résonance des deux univers, il faut se procurer une pièce rare
Critique
Improvisateurs québécois astucieux, Lussier et Tétreault — respectivement guitariste et platiniste — n’en sont pas à leur première collaboration et officient depuis de longues années au sein du collectif Ambiances magnétiques. Issues de sessions prises live en 97, ces pièces dures évoquent une rencontre totalement libre et saccadée des cordes et de (souvent courtes) séquences sonores issues des platines et radios de Tétreault. Lussier utilise tous les détails de ses instruments, du grattage ludique au récurage nerveux tandis que Tétreault pique son interlocuteur d’assauts fourbes (la fausse politesse dans Enrayure) et racleurs qui provoquent des demangeaisons dans le conduit auditif. Les accalmies arrivent à point nomme pour souffer un peu (le gris et bien nomme Sépulture) avant les nouveaux craquements, les nouvelles nodosités et un final dissonant. Si l’on n’avait conscience du tout joue sans fioritures de ces 21 morsures, on jurerait parfois (surtout sur la partie Prise de terre) d’un travail électroacoustique d’exception. Tous les mots choisis dans le livret définissent parfaitement ce disque en Ure. Lire l’excellente interview de Tétreault dans Revue & Corrigée n40
