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L’électro savant d’Akousma
Dans son studio de la Petite Patrie, le compositeur
Cet organisme, qu’on a déjà qualifié de pur et dur, a abandonné son volet acousmatique comme mode dominant, c’est-à-dire la musique élecroacoustique présentée sans intervention humaine en temps réel — sauf quelques spatialisations du compositeur à la console. Désormais, la plus savante des formes de musiques électroniques s’accompagne régulièrement d’instruments joués sur scène et même parfois de compléments multimédias.
D’où l’événement Akousma, marqué par un retour en force du compositeur électroacoustique avec l’instrumentiste qui complète en temps réel sa proposition numérisée.
Question de génération, ajoute Normandeau, qui observe le phénomène en tant que professeur à la faculté de musique de l’Université de Montréal
D’envergure internationale, Akousma se veut un
Bien qu’on y présentera d’autres œuvres, notamment les gagnantes du prix Hugh-Le Caine (du Concours des jeunes compositeurs de la Fondation SOCAN 2007), chacune des soirées sera dédiée à un créateur
Des exemples de ce qu’ils feront
Explorer le son
Si les quatre soirées d’Akousma (4), qui se tiendront de mercredi à samedi au Monument-National, nous promettent
Akousma est organisé par Réseaux des arts médiatiques, une société de concerts de musique électroacoustique fondée en 1991 par
La musique électroacoustique, concrète ou acousmatique, selon les termes divers utilisés, doit beaucoup au Français
Le but de Réseaux est de faire de Montréal la capitale nord-américaine de l’électroacoustique. À l’occasion d’Akousma, vingt haut-parleurs relaieront les créations conçues préalablement en studio. La soirée d’ouverture sera consacrée à l’anglo-norvégienne
Vendredi
Parallèlement, des cours de maître, ateliers et conférences ouverts gratuitement au public, auront lieu avec
trans_canada Festival: Trends in Acousmatics and Soundscapes
The trans_canada festival of electroacoustic music by Canadian composers at the Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM) in Karlsruhe was certainly no everyday experience for the interested German public. A festival of acousmatic music—and acousmatic music only—is quite unusal. The German avant-garde music scene is still uncommonly lively, but most composers prefer either instrumental music (with electroacoustic elements) or multimedia works. The idea of invisible music seems not to touch the German musical sensibility.
Despite this, 460 visitors found their way to ZKM. During 10-13 February, 2005, they experienced a four day-long plunge into the Canadian way of composing, and had the opportunity to learn more about the “Canadian Example” as
trans_canada not only offered an occasion for Germans to learn about Canadian acousmatic music
This proved to be quite true, as could be heard. The parallels between their new works,
Another new work with words came from
In a way, this work resembles a compositional style of a very different kind, that of
Even
It was
Coincidence shows her unaccountable face, experiment and surprise follow. You could hear experience and mastery in the work of
The music of his younger colleagues, Mr.
All in all, it was fascinating to take in over a few days such a wide range of styles and personalities, and to learn a little about their methods.
trans_canada also provided the chance to meet the composers in person. Each of them delivered a paper about their work. They could only give a rough survey, of course, in a 45-min talk. Rather than concentrating on techniques or software, most composers just tried to acquaint their colleagues and the small number of other interested people with their sources of inspiration, their opinions, their philosophy. Remarkable was the clear delivery of all the composers and the relaxed atmosphere of these sessions. There seemed to be no need to impress anyone, and not so much need to discuss, let alone debate. Everybody was open-minded and respected the others, as if trying to learn and understand, not to question fundamentals.
It was like a good talk between colleagues and friends. Mr.
The exceptional environment of ZKM supported this beautiful richness of sounds and the inventiveness of the composers immensely. The two concert venues offer exquisite acoustics. They were equipped with 70 concert loudspeakers, placed in either circles or in a kind of “acousmonium surround environment.” This, in conjunction with the timbral and spatial qualities of the works, created an extraordinary musical experience.
Gala des prix Opus 2004
[…] La musique électroacoustique est également sortie du gala la tête haute, mais ne s’est pas pour autant privée de montrer les dents
L’école de Montréal, 4/4
Nous achevons aujourd’hui notre découverte de l’école de Montréal. Nous avons vu que n’ayant pas, une fois leurs études terminées, accès au studio de l’université, les compositeurs doivent créer leur propre studio, un peu à l’image de ce qu’ont fait en France
On retrouve, d’ailleurs cette réflexion sur l’écoute dans à peu près toutes les œuvres de l’école de Montréal. Un certain nombre de compositeurs ont résolu le problème en composant des musiques à programme, souvent basées sur des textes littéraires qui guident l’auditeur, qui donnent un sens à ce qu’il entend.
On retrouve cette démarche chez
Je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir une pièce qu’il a composée avec le guitariste et compositeur
L’école de Montréal, 3/4
Nous poursuivons notre découverte de la musique concrète, acousmatique produite par ce que l’on appelle l’école de Montréal. Nous avons souligné le rôle de la chaire de composition de musique électroacoustique dans la formation de toute une génération de compositeurs, chaire que
Comme beaucoup d’autres,
Je ne suis pas sûr qu’un public auquel on aurait demandé de donner un titre à l’œuvre de
Cette musique n’évoque pas forcément la lumière éternelle telle que nous l’entendons, mais elle paraît en phase avec les projets de
La discographie de
Il s’agit d’une œuvre composée à partir de ces sons, onomatopées, descriptions de bruits de chute, de coups, de sirènes… que l’on trouve dans les bandes dessinées prononcées par une enfant de onze ans. On observera que l’univers que décrit cette pièce courte, elle dure moins de trois minutes, n’est pas d’une grande douceur.
Ces citations de bruits empruntés au monde dessinée illustrent bien l’éclectisme des membres de l’école de Montréal.
On trouve explicitement trace de cet éclectisme musical dans
Cela le force, d’abord, à constituer sa propre bibliothèque de son, à se faire reporter, preneur de son, ce qui l’amène à enregistrer son quotidien, son entourage, à travailler sur le motif comme les peintres impressionnistes qui posaient leur chevalet sur les bords de la Seine ou de la Marne. On retrouve, d’ailleurs, chez les compositeurs de l’école de Montréal ce goût pour le plein air, notamment dans ces œuvres que l’on pourrait qualifier de paysages, qui nous décrivent l’atmosphère si particulière de la capitale francophone d’Amérique du Nord.
