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Crítica
La versión que nos llega de
Akousma: Quinzième sommet de l’exploration électroacoustique
Présenté dans des conditions acoustiques on ne peut plus optimales, le festival Akousma XV démarre aujourd’hui et se conclut samedi
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Ce soir, 20h, Au Gesù
Cet incontournable de l’électroacroustique cultive encore aujourd’hui un intérêt fervent pour une écriture dite
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Demain, 20h, Au Conservatoire de musique de Montréal
Voilà un film immersif conçu par la Française
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Mercredi, 20h, À la Satosphère de la SAT
Dans le contexte d’Akousma, la Satosphère de la Société des arts technologiques (SAT) accueille mercredi trois œuvres immersives sous la bannière
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Jeudi, 20h, À l’Usine C
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Vendredi, 20h, À l’Usine C
La soirée
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Samedi, 20h, À l’Usine C
À l’évidence, la présence italienne domine le 15e festival Akousma, le programme de clôture en fera l’éloquente démonstration. D’abord au menu sera diffusée la pièce Valence du Montréalais
Akousma: tout contact
Samedi soir s’achevait en apothéose le festival Akousma avec les œuvres du très respecté
Après une soirée consacrée à la relève mercredi (voir mon article
En deuxième partie de programme,
Avant la performance de
Le maître français
De l’oreille au XXIe siècle
Il n’y a pas tant d’années, le consommateur se rendait dans une boutique très spécialisée, avec ses propres CD et allait écouter des amplificateurs et des haut-parleurs, tentait de faire le meilleur alliage possible et retournait chez lui avec un système de son souvent plus intéressant, quoique moins puissant, que celui de bien des salles de spectacles. Aujourd’hui, on ajoute des haut-parleurs sur l’ordinateur directement, on écoute avec casque, parfois on s’achète une station iPod, mais on se fout un peu de la qualité du son. On veut que ce soit compatible avec notre équipement informatique, sans fil et design. Les concerts d’Akousma étaient diffusés sur plus de 40 haut-parleurs de très haute qualité, par un technicien ultra-qualifié. Voilà qui réveille notre ouïe un peu paresseuse. En fait, on a soudainement l’impression que nous avons trop de choses à écouter à la fois. Ce qui confère beaucoup de pertinence à ces concerts, l’écoute étant mille fois plus riche que ce que nous pourrions avoir à la maison. De plus le compositeur est à l’œuvre, et règle à mesure les effets qu’il désire obtenir en cours de performance. De la musique enregistrée certes, mais diffusée dans un contexte exceptionnel, qui justifie amplement l’appellation contrôlée de “spectacle”.
T.A.G. (Trottoir, asphalte, goudron) de Monique Jean
Dès les premiers moments, on entend des bruits de sirènes de police, des bruits de pas sur l’asphalte et des ambiances de foules, mais très rapidement, la compositrice se distancie d’un discours représentatif. Elle invite plutôt à plonger dans la matière même qui constitue ces sons et à y abandonner toute lecture autre que celle du sensible.
Cette invitation emprunte essentiellement deux sentiers. Un premier qui consiste en une série de traitements auxquels sont soumis entres autres les sons de sirènes de police. Vient ensuite un ensemble de sons obtenus par synthèse qui vont venir rappeler ces sonorités concrètes dans leur profil général tout en les transposant ailleurs. En écho aux mouvements de groupes propres aux foules en marche, la compositrice développe une écriture de la masse faite d’accumulations qui trace un parcours formel limpide tout en proposant une conduite complexe de l’écoute.
Les sons de sirènes de polices, déjà proches en soi des sonorités synthétiques, sont surtout présentes dans la première moitié de l’œuvre. Le glissando typique de ces sonorités est amplifié et repris dans la synthèse et finit, après de multiples boucles en aparté et autres digressions, par engendrer un long glissando descendant. Un moment phare de l’œuvre où l’on peut apprécier l’ampleur du savoir-faire de la compositrice. C’est tout un tour de force que de pouvoir mener l’écoute vers des gestes d’une telle ampleur et concision. L’œuvre fait intervenir ensuite des sonorités de bruits de pas sur l’asphalte que la compositrice agence en une série d’accumulations avant de devenir eux-mêmes source de synthèse sonore.
Difficile de résister à la tentation de créer des liens entre l’œuvre de
Les occasions sont rares de pouvoir assister à des œuvres nouvelles qui créent un consensus aussi fort lors de leur création. Il ne fait aucun doute que
Festival Akousma X: La poésie sonore d’une manifestation en cours
La poésie peut être dans tout, y compris dans une foule d’indignés qui marchent dans une rue. En 25 minutes et avec le soutien de 42 haut-parleurs, la compositrice
Impressionniste et décalée plus que documentaire et incarnée,
Dans la programmation…
L’école de Montréal, 4/4
Nous achevons aujourd’hui notre découverte de l’école de Montréal. Nous avons vu que n’ayant pas, une fois leurs études terminées, accès au studio de l’université, les compositeurs doivent créer leur propre studio, un peu à l’image de ce qu’ont fait en France
On retrouve, d’ailleurs cette réflexion sur l’écoute dans à peu près toutes les œuvres de l’école de Montréal. Un certain nombre de compositeurs ont résolu le problème en composant des musiques à programme, souvent basées sur des textes littéraires qui guident l’auditeur, qui donnent un sens à ce qu’il entend.
On retrouve cette démarche chez
Je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir une pièce qu’il a composée avec le guitariste et compositeur
