More reviews might be found in the pages of this artist’s albums.
Éloge de la musique libre
Hétu, Joane
Née en 1958, Ia saxophoniste ct chanteuse Joane Hétu peut passer d’une seconde à l’autre du chuchotis le plus doux au cri le plus perçant. Avec le quartet Justine elle s’engoufre sur le chemin du bariolage et des ritournelles éclatées (Justine — (suite) / AM 016) Au sein de Castor et compagnie (Derome / Labrosse / Tanguay) qu’elle dirige depuis 1992, elle convoque l’insolite en utilisant collages et superpositions surprenantes. Fausses comptines enfanties, paroles mutines et décalages astocieux, son travail met en évidence un sens aigu de l’absurde et de la douce provocation (Mets ta langue / AM 062). Toutes choses à nouveau présentes sur son nouvel opus solo (Seule dans les chants / AM 077) dans lequel se retrouve nu et ouvert le chant profond de la musicienne. Entre minimalisme rauque et convulsions emportées, Joane Hétu hisse haut l’étendard de la poésie déraisonnable.
Review
Review
The title of the new cd by Joane Hétu describes exactly what it is
Critique
Justement, c’est le registre qu’a choisi — encore elle — Joane Hétu dans un second opus en compagnie de Jean Derome (par ailleurs compagnon de Castor et compagnie) Nous perçons les oreilles s’inscrit en effet dans la suite logique des récents enregistrements bruitistes de Lussier / Tétreault ou de Labrosse / Mori / Tétreault, avec une approche nettement plus acoustique
Critique
Ce n’est pas vraiment Sade, mais les textes sont bien osés, délicieusement érotiques et ils auraient bien entendu convenus à Justine. Joane Hétu a préféré se les garder pour elle et son groupe.
Gémissements et râles mais aussi d’autres délires vocaux sont ainsi au rendez-vous d’une musique fortement structurée et puissante, qui mêle l’humour et la tendresse mélodique à des effets bruitistes issus d’une pratique d’improvisation sonore qui caractérise de plus en plus le collectif québécois.
Review
Joane Hétu (alto and voice) and Jean Derome (alto, small instruments, percussion, and wice) appear as a duet on Nous perçons les oreilles (Ambiances magnétiques). This time, the music is the more dominant influence, with the vocals adding color and texture to the fierce alto screams rather than acting as a story-telling device. Hétu again uses scatting vocal utterances in conjunction with the music, but she devotes equal concentration on this set to the alto that she blows with reckless abandon on many of the selections (Nous Perçons / Le Poinçon / Jonquille / Les osselets / Lea / Les oreilles / L’enclume et le marteau / L’étrier / La ouate / Les orteils / Ça va pas). The use of voice to complement music has become standard fare with Derome (he scripted all the text), and he and Hétu use it intelligently on this date as an alternate for additional instrumentation. Their voices interact with their instruments in staccato fashion to provide a diverse sound stage of irregular beat and freedom playing. When the two are in tandem on alto, they play either a cat and mouse sound game or blow intensely in freeform style. The cacophony of the horns melts into screechy vocal outbursts or guttural tones to yield strange but musical results. This recording is unusual but certainly excitinq and original.
