Skip to main content
actuellecd

Jean Derome et les Dangereux Zhoms

12 results
  • 1
  • 2
  • More reviews might be found in the pages of this artist’s albums.

    Le comfort food de John Zorn [extrait]

    Alain Brunet, La Presse, May 17, 2008

    […] Un peu plus tôt jeudi, ont sévi les Dangereux Zhoms de Jean Derome, enrichis de sept autres musiciens — dont trois femmes. On a eu droit à toute la palette de ce très doué compositeur, déployée sur deux fresques de musique actuelle de chambre. Je garde l’impression que Traquenards est plus achevée et plus cohérente que Plates-formes, présentée pour la première fois. Quelques ajustements, et la seconde fresque aura la force et la pertinence de la première…

    On a eu droit à toute la palette de ce très doué compositeur, déployée sur deux fresques de musique actuelle de chambre.

    Ces Zhoms de Derome qui aiment le danger

    Alain Brunet, La Presse, May 15, 2008

    Un portrait signé Dyane Raymond (éd Varia) le décrit par l’expression «homme musique». Pour ceux qui le connaissent depuis le début de sa carrière, c’est-à-dire plus d’une trentaine d’années, il est aisé d’affirmer que Jean Derome est un barde redoutable.

    On ne peut qualifier le compositeur, leader d’orchestre, flûtiste, saxophoniste voire multi-instrumentiste de dangereux personnage. Sa musique, toutefois, peut fréquenter le danger. Et le mélomane qui ratisse le champ gauche, ne lui est-il pas essentiel de mettre ses certitudes en péril? Voilà ce à quoi nous convient ce soir les Dangereux Zhoms de Jean Derome, en ouverture du 25e Festival international de musique actuelle de Victoriaville.

    «Le 13 décembre dernier à La Sala Rossa, rappelle le musicien, j’ai présenté une longue pièce intitulée Traquenards pour célébrer les 25 ans de travail des Productions Traquen’Art — spécialisées dans les musiques d’avant-garde. Michel Levasseur, directeur artistique du FIMAV, y était.

    «Il s’est montré intéressé à reprendre le concept tout en me commandant une autre pièce que j’ai intitulée Plates-formes, en lien avec les Productions Plateforme qui organisent le festival de Victo et qui célèbre aussi ses 25 ans. Chaque pièce fait plus d’une demi-heure — 35 et 32 minutes. Fait à souligner, on ne jouera pas le matériel du dernier disque des Dangereux Zhoms (To Continue), paru en décembre.»

    Il faut également indiquer qu’un quintette forme le noyau du concept: Jean Derome aux saxophones et flûtes, le contrebassiste Pierre Cartier, le pianiste Guillaume Dostaler, le batteur Pierre Tanguay, le tromboniste Tom Walsh.

    Or, dans le cas qui nous occupe, les fresques au programme requièrent sept musiciens supplémentaires: aux Zhoms de Derome se joignent la saxophoniste Joane Hétu, le trompettiste Gordon Allen, le guitariste Bernard Falaise, la violoniste Nadia Francavilla, l’altiste Jean René, la clarinettiste Lori Freedman, le DJ Martin Tétreault. «C’est donc une occasion de poursuivre le projet, j’ai deux autres pièces en banque pour cet ensemble. Donc, l’équivalent de deux concerts complets. Le problème à venir n’est pas tant le répertoire disponible que l’embauche de 12 musiciens! Mais… il y a le plaisir du compositeur qui dispose de plusieurs crayons de couleur! Finalement l’idée me plaît, les Dangereux Zhoms peuvent avoir leur configuration «de luxe».»

    À travers Traquenards et Plates-formes, Jean Derome estime avoir dressé une sorte de bilan de la musique actuelle.

    «J’ai voulu en présenter les différentes approches: jeux d’improvisation, parties écrites, références au jazz contemporain, bruitisme, etc. C’est assez composite, mais je pense qu’il y a une unité. Par ailleurs, je me suis inspiré des titres des pièces pour en nommer chaque partie. Ainsi, pour Traquenards, il y a Trompe-l’œil, Malentendu, Attrape-nigaud, etc. Pour Plates-formes, il y a Plateforme continentale, Dérive des continents, Plaques tectoniques, Plateforme électorale, etc. Ces pièces me semblent consistantes, les musiciens sont très concentrés. C’est beau à voir!»

    Pour ceux qui le connaissent depuis le début de sa carrière, c’est-à-dire plus d’une trentaine d’années, il est aisé d’affirmer que Jean Derome est un barde redoutable.

    Portrait: Jean Derome et les Dangereux Zhoms

    François Couture, AllMusic, June 1, 2002

    In the mid-’90s, Jean Derome et les Dangereux Zhoms was Montréal saxophonist Jean Derome’s prime project. The group released three albums from 1994 to 1998. Although activities have slowed down, it continues to perform around the world — in the Ambiances Magnétiques roaster it stands as the most popular act abroad.

    1992 was a good year for Jean Derome. He recorded the final (and best) album by his duo Les Granules with René Lussier and the first by his trio Évidence, among many other projects including music for dance and theatre. He was touring like crazy and began to keep a travel diary in which he jotted down musical impressions. It appeared to him that this “road music” screamed for a band of its own. Drawing from all of his activities, he put together Jean Derome et les Dangereux Zhoms (“Jean Derome and the Dangerous Guyz,” to pick up the intentional misspelling in the last word). The group, conceived as a road band just like the music, consists of the avant-garde jazz trio Évidence (Derome, bassist Pierre Cartier and drummer Pierre Tanguay), plus Les Granules (guitarist Lussier), plus two of Derome’s regular sidemen, trombonist Tom Walsh and keyboardist Guillaume Dostaler.

    For this unit Derome penned a repertoire of pieces that blend avant-jazz, avant-rock and free improv, focusing on jazz stylings Évidence derived from Thelonious Monk, the saxophonist’s idiosyncratic contrapuntal writing and the warped stage humor that was the trademark of Les Granules. They gave one hell of a dynamite show. The Dangereux Zhoms began to perform in Montréal and the East Coast. A first CD, Carnets de Voyage (“travel diaries”) was recorded and released in 1994. Navré came out a year later. The group continued to tour extensively, in the US and soon in Europe too. By the end of 1997, tensions between Derome and Lussier had reached new heights and the two parted ways after two decades of close collaboration. The group was put on hiatus and Derome produced a live album from tapes recorded at the Théâtre La Chapelle in Montréal in February 1996. Torticolis was released in 1998 and the three Dangereux Zhoms CDs were packaged together as the box set 1994-96. The chapter was closed… or so it seemed.

    In 1999 Derome reactivated the unit, minus Lussier. Local performances have been sparse and limited to special events (like a two-week Derome residency/retrospective at the same Théâtre La Chapelle in 2000), but the group still performs regularly outside Montréal and has appeared at jazz festivals in Guelph and Vancouver and at the 2001 RingRing festival in the Czech Republic.

    … in the Ambiances Magnétiques roster it stands as the most popular act abroad.

    Le jazz en 26

    Serge Truffaut, Le Devoir, June 30, 2001

    Voila, on vous propose 26 moments de jazz et de blues, 26 noms de musiciens puisés autant dans le Festival international de jazz de Montréal que dans le OFF du Festival de jazz. Le prenier se tiendra à la Place des Arts, le second se déroulera entre le Lion D’or, l’Alizée et le Cheval Blanc, tous situés rue Ontario

    Dangereux Zhoms Fondée par le saxophoniste Jean Derome, cette formation montréalaise moule les sons dans l’humour, la fraîcheur. Ses productions sur étiquette Ambiances Magnétiques sont emblématiques de l’alliance entre jazz et musique actuelle. Les Dangereux Zhoms, c’est la version oulipienne du jazz. C’est Raymond Queneau réincarné en artisan de la note bleue.

    Critique

    Octopus, June 1, 1999

    Aprés Navré et Carnets de voyage,Torticolis est le troisième album de Jean Derome et ses Dangereux Zhoms (René Lussier au saxophone et à la guitare, Tom Walsh, etc)enregistré live au Théâtre La Chapelle à Montréal. Fortement rythmées, les cadences infernales de ses improvisations sont celles d’une avant-gardiste et festive fanfare hissant très haut les couleurs d’un «jazz» canadien dont les représentants les plus caractéristiques seraient Joane Hétu, Diane Labrosse, Robert Marcel Lepage et Martin Tétreault.

    … ses improvisations sont celles d’une avant-gardiste et festive fanfare hissant très haut les couleurs d’un «jazz» canadien…

    Compact

    Vincent Collard, Ici Montréal, October 15, 1998

    Déjà un troisième CD pour les Zhoms. Cet album, enregistré live au théâtre La Chapelle, impressionne en premier lieu par la qualité de la prise de son signée Pierre Léger (on n’aurait guère mieux en studio), ensuite par la solidité des musiciens {dont la callaboration remonte à bien plus loin que la naissance du band), qui passent avec une tranquille assurance du jazz le plus sage au bruitisme le plus violent, en passant par tous les rythmes rock, latins, funk ou dixieland. La construction des pièces est savante, ce qui n’empêche pas les solos d’être complètement éclatés. Un beau mélange de maturité et de folie.

    Un beau mélange de maturité et de folie.
  • 1
  • 2