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Translated from French.
Recensione
Interview
Depuis qu’elle a découvert
Artiste polyvalent et créateur du collectif Ekumen,
Amateurs de folk, de grande musique électroniques ou d’ambiances dessinées au scalpel
Si tu devais décrire ton parcours en quelques dates-clés pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore
1977
1991
1998
2001-2009
Tes productions sont souvent teintées de folk et de musiques lyriques, comment décrirais-tu ta musique à des gens qui n’ont jamais entendu tes productions
Mon principal credo c’est de jumeler mes deux mondes
On voit qu’il t’est impossible de te séparer d’instruments acoustiques. Comment envisages-tu le lien qui unit organique et électronique
J’ai effectivement un attachement profond aux instruments acoustiques. Pas étonnant
Il reste que mon intérêt vers les musiques électroacoustiques est né grâce à la possibilité de collectionner des sons concrets, des fragments de vie seuls mon microphone et moi sommes les témoins en direct. De prendre ces photographies sonores et d’en faire de la musique relevaient, et relèvent encore, pour moi, de la pure poésie, voire de la magie.
Je n’utilise jamais de sons purement synthétiques dans mes musiques. Tous les sons, qu’ils soient instrumentaux ou non, proviennent originellement du réel terrestre. C’est très old school comme démarche, très
On peut souvent penser à
Je suis inspiré par la matière, qu’elle soit sonore ou physique. Je suis surtout attiré par le vieux
Dans la littérature se trouve d’ailleurs une inspiration récurrente. Je me promène beaucoup chez les libraires pour nourrir de nouveaux projets. Par exemple, je travaille en ce moment sur un projet inspiré par le vent. Un libraire m’a parlé de ce livre publié par l’École nationale supérieure d’architecture de Bretagne
Concernant les liens entre les musiciens, c’est un processus très organique. Untel inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel, qui inspire untel. Le grand cycle de la vie.
Comment t’est venue l’idée de créer un micro-label/collectif de producteurs en ces temps difficiles de crise du disque
Au départ Ekumen.com était un site Web personnel où je parlais de mes projets. Comme je multipliais les collaborations, je trouvais frustrant de ne pouvoir parler que de moi j’ai donc voulu faire profiter mon entourage de cet outils et ainsi faire découvrir leurs projets à tous. Ekumen est donc devenu une compagnie à la croisée du collectif, du label et du producteur. Les artistes d’Ekumen partagent tous cette ouverture d’esprit vers les formes d’arts et les esthétiques hybrides ce qui fait en sorte qu’il était plus facile de nous produire nous-mêmes que d’entrer dans un réseau déjà existant. Par exemple, je viens de terminer un disque qui est trop bruitiste pour certaines étiquettes et trop pop pour d’autres alors que je sais que pour Ekumen, cette hybridité est toute naturelle.
La mise au monde d’un disque sur Ekumen est des plus artisanales. Nous devons trouver du temps et de l’argent évidemment, et hop, nous allons de l’avant. J’ai la chance de collaborer depuis une dizaine d’années avec un excellent artiste visuel qui nous aide beaucoup chez Ekumen
Ekumen est présentement dans une période de croissance et de structuration. Nous peaufinons l’organisation de la compagnie. C’est d’ailleurs désormais mes collègues Jacques Poulin-Denis et Martin Messier qui dirigent la compagnie. Je suis pour ma part nouvellement directeur artistique de la compagnie Réseaux, qui produit des concerts électroacoustiques, et je dois concentrer mes énergies sur ce nouvel emploi. C’est très excitant de pouvoir inviter à Montréal des artistes que j’aime
Justement, pourrais-tu nous parler brièvement d’
C’est une histoire d’amitié. Ça fait mine de rien plus de 10 ans que l’on se connait et on grandit ensemble, on s’influence beaucoup. J’ai rêvé d’être designer pendant des années… et je crois que lui rêverait d’être musicien
Je l’ai rencontré dans une autre vie alors que je travaillais dans le Web. Ça a cliqué et depuis ce temps nous travaillons ensemble. Mais nous ne nous voyons que très rarement parce qu’il fait tout ça pour le plaisir, après le travail, et sa vie familiale est déjà très chargée. Il est bourré de talent mais travaille un peu dans l’ombre. Il fait plein de travail plastique, des gravures, des collages… mais personne ne le sait
As-tu le sentiment que ta musique est suffisamment mise en valeur
Comme c’est une question culturelle, je peux surtout parler du cas de ma métropole. À Montréal, nous sommes dans une phase que je qualifierais de
La musique
La collaboration avec d’autres artistes est devenue un mode courant de création chez toi, que recherches-tu dans la musique des autres
J’aime le travail d’équipe, l’échange humain. J’adore également le travail solo, mais c’est dans l’équilibre des deux que je trouve ma voie. Quand j’ai commencé la musique électroacoustique, la collaboration m’est venue naturellement de par ces années passées au sein de groupes rock où la création se faisait en collectif. Mais ce désir de collaborer vient surtout du fait que travailler seul devant un ordinateur, c’est moche. À deux c’est mieux
Quels sont les 5 disques préférés de
Ouf, nous voici à la question la plus difficile
Top
Me, Mom & Morgantaler : Shiva Space Machine Portishead : Portishead The Roots : Things Fall Appart Loco Locass : Amour Oral Félix Leclerc : L’Encan Daft Punk : Discovery The Dilliger Escape Plan : Calculating Infinity Serge Gainsbourg : L’entièreté de sa discographie
Top 5
Bernard Parmegiani : De Natura Sonorum Anton Webern : Musique de chambre pour cordes Luc Ferrari : Toute la discographieMorton Feldman : The Viola In My Life Ryoji Ikeda : Test Pattern
As-tu un(e) affection/rejet particulière envers les autres scènes de la musique électronique (house, techno, abstract)
Je n’ai pas de rejet pour des styles de musique en soi… mais il y a des musiques que je trouve mauvaises. C’est assez rare mais ça arrive. Je tente toujours d’aller chercher le bon dans ce que j’entends. Concernant les
Quels sont tes projets à court/moyen/long terme
Il y en a toujours des tonnes
Courant.air : je travaille présentement sur une nouvelle pièce pour le festival Sound Travels à Toronto. La pièce inspirée par le vent dont je parlais plus tôt. C’est une pièce avec la guitare acoustique de Simon Trottier mais dans laquelle la musique est hyper-construite contrairement à nos projets précédents qui émanent de l’improvisation. Pour ce même festival, je prépare une version surround du projetLes arbres .Musique For Tuner, Strings and Other Things : mon prochain grand projet (à moyen terme) aprèsLes arbres . C’est le genre de projet où je ne m’impose aucune date de tombée, préférant prendre le temps qu’il faut. Projet dans lequel je tente de tracer une ligne entre sons acoustiques et électroniques, utilisant des sons de diapasons acoustiques qui sont mélangés à un violon et une viole de gambe. C’est un projet à caractère minimaliste mais toujours avec un côté très impur.- Musique de livre
: un de mes plus anciens fantasmes musicaux est de faire la trame sonore pour un roman. J’y travaille présentement avec l’auteurMarc-André Moutquin . The Dancing Deer. The Dead Deer. : court disque avec deux longues pièces que je viens tout juste de terminer. Un projet à la croisée du bruitisme et de la chanson électroacoustique. Disque toujours à la recherche d’une étiquette d’ailleurs… avis aux intéressés; )- Je pars à l’instant pour une résidence de 2 mois au Banff Centre ou je pourrai me concentrer et achever mes nouveaux projets
!
Pourra-t-on apercevoir
Je l’espère
Du bruit au Mois Multi [et quelques autres considérations sur le son]
Les artisans du son
Un festival électroacoustique sur le son environnant
Dans les enregistrements, M
Son deuxième spectacle intitulé
Autre point, le concert
Pour permettre à l’auditeur d’entrer davantage dans l’univers électroacoustique, les deux musiciens,
D’autres artistes francophones venus cette fois-ci d’un petit peu plus loin seront aussi présents au Artscape Wychwood Barns.
Le 7 août toujours, le Français
Son concert qui s’appelle
Le samedi 8 août, la Bruxelloise
À son concert l’auditeur aura donc l’occasion d’écouter mais aussi d’observer le son sous une autre facette.
L’atmosphère ambiophonique créée par les 20 haut-parleurs permettront à
Le Sound Travels Festival of Sound Art se poursuit jusqu’au 31 octobre avec plusieurs autres spectacles et concerts.
[Festival Akousma], Les dessous du Projet pupitre de Martin Messier et de Jacques Poulin-Denis
Selon l’organisateur du festival Akousma,
C’est en s’attaquant au problème de la présence sur scène dans la musique électronique que les deux musiciens ont pensé le Projet pupitre.
La panoplie d’équipements de bureau sert à diversifier les types de sons qui sont soumis à l’ordinateur, l’élastique faisant un travail particulièrement efficace pour remplacer les cordes. Une calculette est aussi présente sur le pupitre pour permettre aux musiciens de choisir certains effets.
C’est d’ailleurs là que se trouve le gros du travail des deux artistes. Utilisant Live et Max/Msp comme logiciels de traitement, les musiciens se limitent à quelques manipulations lors de la performance. Les traitements les plus utilisés par les artistes sont la dénaturation (qui transforme le son), la prolongation (où l’on retrouve les boucles) et le suivi d’enveloppe (qui permet de remplacer le son produit par l’instrument par un autre son synthétisé).
Selon les deux musiciens, l’instrument se manipule facilement.
Le projet est né en janvier 2008 et six performances ont été livrées jusqu’à maintenant. Pour le moment, aucune autre présentation n’est prévue.
