Tout le monde, Monsieur Fauteux, m’entendez-vous? in Le Soleil
De la fanfare
Essayez, pendant une petite minute, d’imaginer une musique qui serait à la fois complètement champêtre et tout à fait urbaine. Un tantinet racoleuse, mais parfaitement intelligente. Une musique qui voudrait que tout le monde (mais là, vraiment tout le monde) soit joyeux, sinon heureux, pendant 56 minutes et neuf secondes. Eh bien, ça porte un nom
Je vous parlais de climats. Ne niaisons pas avec la puck. Essayez d’imaginer. Un roulement de caisse claire, et c’est parti. Des échos de Nino Rota et de Kurt Weill. Un prétexte pour amener ce petit son tout à fait montréalais, actuel et irremplaçable, qui fait la vraie beauté du Festival de jazz. Un mélange de vents d’Est parfumés de klezmer, de fête foraine, d’atmosphères à la
Un son. Extrêmement confortable. Admission génélale. Et pourtant saisissant et dérangeant pour peu qu’on s’arrête à l’originalité des compositions, à la nervosité subtile des arrangements, à la spontanéité de l’invention. Ça sent le bitume et ça souffle des fleurs.
Une fanfare merveilleuse, une petite messe, qui porte l’empreinte de Bernard Poirier, réalisateur et directeur musical (clarinette, clarinette basse, harmonica, guitare). Et qui ramasse ce qu’il y a de plus hot en musique intemporelle à Montréal
Des moments forts
La poussière du rang 4
Le vaisseau d’or (mon hit), composé et interprété par René Lussier à la guitare acoustique. Avec la voix de Lou Babin qui copule littéralement sur une trompette wa wa des années 20. De la musique venue de la peau. Un frisson épouvantable
Vous l’entendez, le son

