Portrait: Les Poules
Les Poules began as a side project for
The year is 1986, the location Montréal. A group of avant-rock feminists has been active for a few years under the name Wondeur Brass. Started as a political music theatre, it has evolved into a provoking experimental pop group. At that point
In 2000,
Jazz au Québec: portrait d’une génération
En Amérique du Nord, le Québec fait figure de trublion. Et l’impact planétaire du Festival de Montréal cache en partie la forêt
Oscar Peterson, Maynard Ferguson, ou Paul Bey y sont nés. Dans les années 50 et 60, les nuits montréalaises sont rythmées par des dizaines de clubs de jazz, où se produisent notamment le guitariste Nelson Symonds, le contrebassiste Charlie Biddle, le batteur Bernard Primeau, ou Vic Vogel, futur chef d’orchestre d’un big band qui deviendra légendaire. Une scène essentiellement anglophone, qui s’affirme dans la tradition du jaz américain. On voit tout juste poindre l’éclosion d’une nouvelle génération qui prend plus ouvertement ses distances avec son voisin. Mais elle grandit sous le signe d’une certaine morosité. À la fin des années 60, le maire de Montréal souhaitant débarrasser la ville de la mafia, ferme clubs et cabarets. Suite aux mouvements souverainistes, de nombreux anglophones quittent le Québec, et la chanson, relayant ce souci identitaire, éclipse presque les autres formes musicales. En quelques années, la scène florissante du jazz connaît de sérieux revers.
C’est au début des années 80 que le jazz québécois prend véritablement son envol. Oliver Jones (piano) entame une carrière internationale, Michel Donato (contrebasse) et Karen Young (chant) renouvellent l’art du duo, et Uzeb avec Alain Caron (basse) surfe sur la vague du jazz-rock. La création du festival de jazz de Montréal fait figure de révélateur (voir ci-après), fidélisant peu à peu un nouveau public, ouvrant des perspectives inédites pour les musiciens. Dans la foulée, le label Just’ln Time (fondé en 1983) commence à témoigner de l’effervescence et servira d’exemple. Car Montréal attire de plus en plus les musiciens pour des loyers peu élevés et des universités (notamment l’anglophone McCill) dont l’enseignement musical gagne en réputation.
Au cours des années 80 et 90, apparaissent notamment sur le devant de la scène les saxophonistes Charles Papasoff, André Leroux, Joël Miller, Christine Jensen, Rémi Bolduc, Yannick Rieu, François Carrier, ou Frank Lozano, les pianistes Lorraine Desmarais, Yves Léveillé, Thüryn Von Pranke, Eric Harding, les guitaristes Sylvain Provost, Norman Lachapelle, Greg Amirault, les contrebassistes Normand Guilbeault, George Mitchell, ou les batteurs Michel Lambert, Thom Gossage, Karl Jannuska et Martin Auguste. Une communauté qui se retrouve souvent dans des formations parallèles (notamment autour du label Effendi). Citons aussi le trompettiste et arrangeur Bill Mahar, et son Altsys Jaz Orchestra, ou encore le jeune groupe [iks], autour du bassiste Pierre Alexandre Tremblay.
Parallèlement, l’émergence
Face à cette efférvescence, le problème de la diffusion se pose encore plus crûment. Certains musiciens montent leur propre label, à l’instar de Lorraine Desmarais (piano) ou Charles Papasoff (saxophone), d’autres enregistrent pour la première fois grâce à de toutes nouvelles compagnies
L’essor des musiques actuelles
En 1983, Michel Levasseur fonde le Festival international de musique actuelle de Victoriaville, et toute une nouvelle scène du Québec trouve son nom. Cousines des musiques improvisées, les musiques actuelles se définiraient comme “l’extrême dans tous les courants, que ce soit le jazz, la chanson ou le rock. Des sphères très différentes, amenées à se rencontrer”, selon la saxophoniste et vocaliste Joane Hétu.
Cette même année, un collectif de musiciens (Jean Derome, André Duchesne, Robert Marcel Lepage, et René Lussier) prend le nom d’Ambiances magnétiques. Il sera rejoint deux ans plus tard par Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, puis Michel F. Coté et Martin Tétreault. Si Ambiances magnétiques est devenu aujourd’hui le label emblématique de ces nouvelles musiques, la réussite n’était pourtant pas évidente
En vingt ans, la scène des musiques actuelles n’a cessé de gagner du terrain, et de se diversifier. En 1991, Joane Hétu fonde la compagnie de distribution Dame, sur la base d’Ambiances magnétiques. Une structure à but lucratif, qui permet d’obtenir les soutiens financiers devenus indispensables. Depuis, le label a signé plus de cent disques, et Dame gère aussi la distribution d’autres étiquettes. Ces dernières années, les métissages musicaux sont synonymes d’un véritable décloisonnement, et d’un important renouvellement du public. Pour Michel Levasseur, fondateur du festival de Victoriaville, “dans les années 80 et 90, le public venait du jazz d’avant-garde, mais aujourd’hui la plupart du jeune public vient de la scène du rock, grâce à la popularité de groupes comme Sonic Youth, ou God Speed You Black Emperor
On Line
En la matière, le site des Ambiances Magnétiques est sans doute l’objet le plus abouti. Du rock bruitiste aux musiques improvisées, www.actuellecd.com constitue une excellente base de données, avec une multitude de liens sur les avant-gardes, dont le site de Victoriaville, autre grand festival du coin. Des news éditées, des extraits audio pour tester, voire s’éprouver, des biographies bien écrites, mais aussi des infos pratiques ou professionnelles (qui distribue quel label en France par exemple…). Un site à découvrir pour y dénicher les têtes chercheuses. […] Ça donne envie.
Portrait: Rainer Wiens
Although active as a professional guitar player since the end of the 1970s, Canadian
Since the late 1980s, his focus shifted toward a collaboration with artists from other fields. The 1990s saw him writing small-scale operas with librettist
In the mid-’90s he moved to Montréal and hooked up with the musicians of Ambiances Magnétiques. His solo album Bonunca Dream Music, self-released in 1995, was picked up for distribution by the collective’s label. A trio session with longtime partners
Portrait: Guillaume Dostaler
A pianist and keyboardist based in Montréal,
When
