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  • Feu aimant in Revue & Corrigée

    “Focus Québec — Nouveaux satellites”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 124, June 1, 2020
    Monday, July 6, 2020 Press

    Ce Feu aimant est le premier opus d’une jeune formation, un quatuor au sein duquel émarge le claviériste Maxime Corbeil-Perron, l’un des initiateurs du label numérique Kohlenstoff, mais aussi auteur d’un enregistrement sur Mikroclimat il y a trois ans, Polychrome. À ses côtés officient Sylvain Gagné (bassiste et auteur en 2017, sous le nom de De Grèle, d’un enregistrement lui aussi sur Mikroclimat), Simon Trottier (guitariste) et Maya Kuroki à la voix (elle aussi a un enregistrement à son actif sur Mikroclimat, Chromalespsie, réalisé par son duo avec Rainer Wiens, Rippleganger). Se partageant entre trois longs morceaux de plus ou moins dix minutes et quatre titres de deux/trois minutes, ce Feu aimant est pour le moins attirant, surtout lorsque l’auditeur a été nourri au biberon dudit krautrock, auquel une large part de l’esthétique de la synthèse siamoise renvoie: aspects de certaines sessions improvisées à la Cosmic Jokers croisés à Xhol, effets de claviers évanescents, avec un apport plus net d’une pulsion groovy, nourrie par quelques échantillonnages… et de délicates dentelles guitaristiques.

    Feu aimant in Néomémoire

    “Review”, Normand Babin, Néomémoire, June 16, 2020
    Wednesday, June 17, 2020 Press

    If one would translate the title of this album, Feu aimant, this would probably give something as ‘magnetic fire’. Indeed, as a fire, this album acts as a magnet for the ears and the eyes. Siamois Synthesis, the name of the new band, also unveils the content of the album: a synthesis of different musical influences such as experimental, rock, techno, folk, ambiant and more, where tracks alternate between a more energetic music and a more floating and meditative one. If its references are quite eclectic, the album is very coherent though, tracks flow naturally one from the other. We could evoke some Cibo Matto from the first years in a less sweetened version mostly because of the voice of Maya Kuroki, or we could also recall of a less dark Arca mostly because of the sometimes very dirty electric guitar of Simon Trottier and of the bass of Sylvain Gagné. The music is very cinematographic, we dream of a show with video, an art where Maxime Perron-Corbeil is excellent, for now you find him at the keyboards and the computer. Perron-Corbeil is a few steps ahead when talking about fire. Seen last year in Toronto, a musical video, Displacement, offered a bonfire, a mesmerizing image that still is glued to my retina since.

    The fifth and sixth tracks, TriggerWarning_drumsdrumsdrums and Urizen, follow each other with no stop and are the chore of this recording: a slow but relentless crescendo in a dramatic intensity. Urizen is a mythological character from the literary universe of William Blake, an embodiment of conventional reason and law. A frightening character that Siamois Synthesis renders with a strong realism.

    Available in downloadable format or in vinyl LP, Feu aimant deserves many listenings. An album with a good concept, a band of four equally talented musicians who obviously enjoy playing together, a music at the thin edge between experimental and pop which make us believe in a colorful and diverse future for music. Hybrid concepts are good change agents, catalysts for new movements, Siamois Synthesis has everything to get international recognition and we can’t wait for a second album and are impatient to see them on stage.

    … a music at the thin edge between experimental and pop which make us believe in a colorful and diverse future for music. Hybrid concepts are good change agents, catalysts for new movements, Siamois Synthesis has everything to get international recognition…

    Feu aimant in Musicworks

    “Review”, Stuart Broomer, Musicworks, no. 136, March 1, 2020
    Thursday, April 30, 2020 Press
    Siamois Synthesis crafts hypnotic tracks that synthesize elements of pop and drone…

    Feu aimant in Vital

    “Review”, Dolf Mulder, Vital, no. 1228, April 6, 2020
    Thursday, April 9, 2020 Press

    Siamois Synthesis is a young quartet of Sylvain Gagné (bass), Maya Kuroki (vocals), Simon Trottier (guitar, lap steel) and Maxime Corbeil-Perron (keyboards, electronics). They have their base in Montréal and make their first statement with Feu aimant. Kuroki is a musician, performer, director and visual artist who is active in Montréal. She worked in theatre and as a professional actor in her homeland Japan. In Montréal music became more important. She started her group of experimental rock Dynamo Coleoptera. Also, Maxime Corbeil-Perron is a multi-disciplinary artist, working as a composer, audiovisual performer, etc. Simon Trottier is a guitarist and composer from Montréal and founding member of Last Ex and Ferriswheel. Also, he had a duo with Perron (Le Pélican noir). Sylvain Gagné is an active force of Montréals independent scene and worked earlier with Trottier in the White Noise Ensemble. So they all met in the Montréal scene. Four of seven compositions are by Perron and Gagné. Three others by Perron, Gagné and Kuroki. All lyrics are by Kuroki. This music somehow has its roots in rock. But it is very experimental with the keyboards and electronics by Perron dominating the sound. Other contributors are mixed more into the background. This especially counts for the ghostly vocals by Kuroki. But it is a well-chosen balance that works very well for the sound they want to create. All songs are drenched in a thick and multi-layered sculpture of sound. The opening track is dominated by dark and ominous textures. In 4 AM they create an imaginative and ambient-like soundscape with fine guitar playing Trottier. Also Random Other continues in a similar ethereal way. In contrast Urizen is a heavy beat-driven track. The outspoken colouring by keyboards and electronics of Corbeil-Perron is what impressed me most on this interesting debut.

    … a well-chosen balance that works very well for the sound they want to create. All songs are drenched in a thick and multi-layered sculpture of sound.

    Feu aimant in SilenceAndSound

    “Critique”, Roland Torres, SilenceAndSound, April 2, 2020
    Friday, April 3, 2020 Press

    C’est de Montréal que nous arrive Siamois Synthesis, le super-groupe formé par Maxime Corbeil-Perron (électronique), Maya Kuroki (chant), Sylvain Gagné (basse) et Simon Trottier, auteur d’un premier album, Feu Aimant, qui conjugue habilement diverses tendances, entre post-rock et ambient, experimental folk et psychédélisme drone.

    La grande force de Siamois Synthesis consiste dans sa capacité à créer des ambiances changeantes tout en suivant une identité sonore qui lui est propre, déclinant les montées énergiques sans franchir les limites menant à l’explosion.

    Feu Aimant aime naviguer sur des territoires mouvants, lâchant les chevaux tout en les tenant de la bride, instituant des zones de confort aux frontières ténues flirtant avec les abysses. Le tout est une combinaison d’équilibre et d’abstraction, d’écoute intérieure et de chemins de traverse, de familiarité émotionnelle et de distanciation cérébrale.

    Siamois Synthesis distille ses ingrédients avec modération, alternant titres instrumentaux et chantés, avec des parties de voix parfois disséminées dans la densité des compositions, faisant vaciller les instruments sur des surfaces à la froideur martiale digne des années 80, à l’image du somptueux Urizen. Un album riche et dense qui délivre au fil des écoutes son âme mystérieuse. Très fortement recommandé.

    Un album riche et dense qui délivre au fil des écoutes son âme mystérieuse. Très fortement recommandé.

    Feu aimant in Le canal auditif

    “Le meilleur de LCA”, Philippe Desjardins, Le canal auditif, March 10, 2020
    Tuesday, March 10, 2020 Press

    Siamois Synthesis est le nouveau projet, et l’heureuse rencontre, de quatre artistes de la scène musicale expérimentale, soit Maxime Corbeil-Perron aux claviers et objets électroniques, Sylvain Gagné à la basse électrique, Maya Kuroki au chant trafiqué et Simon Trottier à la guitare électrique. Bien que les quatre membres aient collaboré à plusieurs reprises auparavant, en duo généralement, l’espace-temps était enfin aligné pour aboutir à un quatuor et un premier album nommé Feu Aimant, lancé en février dernier. On constate rapidement la dimension du territoire couvert par l’esthétique sonore, s’inspirant du rock expérimental, du post-rock et des trames de film rétro des années 70 et 80. On apprécie par la suite le contraste entre les éléments structurés et réfléchis, qui mènent intuitivement vers ceux plus déconstruits et improvisés.

    Blossoms (redux) ouvre sur une suite d’arpèges au clavier, comme un orgue ondulé qui mène vers une combinaison post rock, dont la guitare, la basse et la trame rétro créent une grande pulsation mélodique. La voix de Kuroki se place dans un coin, chuchotant un monologue à travers un effet de réverbération qui imite les tuiles froides d’une salle de bain. La pièce monte progressivement en intensité, atteignant un plateau durant la deuxième moitié qui combine de manière épique les harmonies musicales avec les effets de saturation. 4AM revient sur terre avec un ronronnement électrique secondé par des notes de guitare en écho, créant un interlude à la limite de l’apesanteur, particulièrement reposant après le décollage précédent. Le kick techno de Soleil nocturne se fixe au sol, au-dessus duquel s’ajoute une guitare dissonante qui scie les fréquences en deux, avec une basse électrique relativement douce qui prend en charge la mélodie. Kuroki apparaît tout en réverbération en chantant des notes soutenues comme des filaments angéliques qui se faufilent à travers les effets, passant du no wave au spoken word tout naturellement. La combinaison change vers une troisième partie entraînante qui reprend le kick et élève ça à un niveau très enthousiaste, passant ensuite à un dernier mouvement développé autour de la guitare électrique.

    Random Other plane comme une courte trame de prog-rock dans laquelle les notes de slide guitar s’étirent à travers l’espace, laissant la ligne de basse prendre le relais comme guide mélodique. TriggerWarning_drumsdrumsdrums alourdie le tempo avec son rythme lent à la basse et la guitare, créant une progression dramatique qui devient de plus en plus saturée. Le mélange, à saveur expérimentale, fait penser à du psychobilly ralenti tout près du point de rupture, mais sans laisser tomber le thème musical. Urizen change de direction pour une boucle percussive accompagnée d’une trame ambiante, dissonant légèrement, comme un vieux ruban magnétique. Une fois les harmoniques bien établies, le rythme redouble d’efforts à l’avant dans le mix, pendant que la voix de Kuroki réverbère vers l’arrière. Le monologue devient un peu plus compréhensible rendu au segment flottant, dans l’intention du moins, le temps de reprendre le souffle avant de repartir dans une densité post-rock. Sans Fracas résonne au loin comme un vibraphone saturé placé dans une pièce adjacente. La basse électrique suit mélodiquement, secondée par les effets de larsens de la guitare électrique et concluant en équilibre entre la consonance et la dissonance.

    C’est précisément de ça qu’il s’agit sur le premier album du quatuor, l’équilibre entre deux états qui, pour faire un lien avec le titre de l’album, revient à un premier mets bien préparé auquel on met le feu pour obtenir le deuxième, plus chaotique et imprévisible. Il y a une dimension pyromane à cet album qui s’inspire de l’effet hypnotique de regarder un feu de camp, et d’écouter des thèmes musicaux qui se consument à ouïe d’oreille (haha!). Bref, au-delà de l’action de brûler affectueusement, ce premier album révèle une combinaison riche et complexe, dont les saveurs ne se libèrent pas toutes dès la première écoute. Il faut laisser mijoter un peu pour en apprécier toutes les subtilités.

    8/10

    … ce premier album révèle une combinaison riche et complexe…
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