Sauter au contenu principal
actuellecd

Aussi dans le blogue

10 résultats
  • 1
  • 2
  • Cordâme, Cordes à danser… suite saguenayenne dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 74, 1 décembre 2007
    samedi 1 décembre 2007 Presse

    Parmi les nouvelles formules instrumentales qui confirment leur émargement aux musiques alternatives tout en quittant le strict domaine de la musique contemporaine écrite, il y a l’utilisation des cordes en trio ou en quatuor. Ce n’est certes pas nouveau, mais le nombre de réalisations qui en découlent se multiplie. Le Québec en fournit plusieurs exemples. Ainsi la jeune formation Cordâme, un trio violon, violoncelle, contrebasse, qui s’adjoint le percussionniste Pierre Tanguay, et, plus épisodiquement l’altiste Anit Ghosh ou le clarinettiste Guillaume Bourque, produit une musique qui s’apparente à une musique de chambre dont l’écriture (le contrebassiste Jean Félix Mailloux en est le compositeur) est nourrie d’influences rythmiques plus populaires, voire ethniques et plus particulièrement moyen-orientales titalement revendiquées par le choix des titres (Habanera 11, Au bord du Nil, Valse hébraïque…), par le phrasé de tel ou tel instrument (l’alto justement dans Eider), tout en explorant délicatement, dans des ambiances plutôt feutrées, les textures et les timbres des cordes.

    La formule utilisée par André Duchesne est toutefois plus courante. Celle d’une formation plus ou moins classique dans son instrumentation (guitare, basse, batterie), épaulée par un quatuor à cordes, histoire de donner plus d’ampleur aux compositions du guitariste tout en développant la palette sonore mise en œuvre. on y retrouve cette volonté de se confronter à des ensembles plus larges (tel L’ ou ‘L) et d’inscrire une musique assez jazz dans un environnement plus contemporain. Moins novateur dans son jeu de guitare que son ancien acolyte, René Lussier, au sein de Conventum, André Duchesne use de son instrument avec une grande finesse, sans chercher l’esbroufe, n’hésitant toutefois pas dans l’un ou l’autre titre (Cowboy ahuri dans une fôret de cheminées) à recourir à quelques sonorités plus expérimentales. Enfin, l’ensemble de l’enregistrement offre une vision apaisée, parfois humoristique, de la vie, peut-être inspirée par le lieu (Saguenay-Saint-Jean).

    André Duchesne use de son instrument avec une grande finesse

    Cordes à danser… suite saguenayenne dans Blow Up

    «Altrisuoni», Dionisio Capuano, Blow Up, no 112, 1 septembre 2007
    samedi 1 septembre 2007 Presse

    Il lavoro si fonda sulla progettazione compositiva e l’assemblaggio d’un quartetto d’archi e d’un trio chitarra-basso-batteria. Prima sono stati registrati gli archi, il basso di Patrick Hamiltom e le percussioni di Pierre Tanguay. Così Duchesne ha potuto traslare in struttura ritmico-armonica la topografia emotiva dei paesaggi dove ha trascorso l’infanzia, l’atmosfera industriale del Saguenay. Già attribuendo funzioni dinamiche differenti agli archi rispetto alla sezione ritmica del trio. Le prime avanzano come una freccia o una nave, mentre il resto sviluppa e costruisce. La chitarra è stata registrata per ultima: gli occhi-memoria del bambino che ricordano e re-interpretano muovendosi nel reticolo di passato e presente. La musica corre, con candenza e fluidità ferroviaria tra brillanti exploits melodici (Saguenay Country Club), rallenta in passaggi più placidi e bolle wah-wah (Boues rouges (lacs de Bauxite)). Un disco colto ma privo di ostacoli intellettualoidi. Anzi “popolare”, che invita al ballo (Ça serait plaisant si les ouananiches étaient éternelles) e suscita festose atmosfere progressive, o moods per pigri meriggi orientaleggianti (Autant de lundis que le linge sur la corde à linge). Ovviamente, ci sono composizioni più tese e plumbee, perché, guardando al cielo, si sa che “it’s gonna rain cats and dogs” e ci si sta allontanando dall’elegia della memoria (Route 175 (à défaut de)). Perfezione strutturale ed esemplarità compositiva in linea con la filosofia dell’Apocalypso Bar.

    Perfezione strutturale ed esemplarità compositiva in linea con la filosofia dell’Apocalypso Bar.

    Cordes à danser… suite saguenayenne dans Solénoïde Radio

    «Critique», Solénoïde Radio, no 109, 1 juin 2007
    vendredi 1 juin 2007 Presse

    A bientôt 60 ans, ce guitariste autodidacte demeure un des trésors les mieux cachés de l’avant-garde musicale québécoises. Considéré en son pays comme un «libérateur de l’expression musicale», Duchesne opère ici un habile travail de médiation entre un quatuor à cordes et un trio basse-guitare-batterie. Un rôle que le compositeur canadien tient magistralement pour mettre au jour une gamme de complémentarités renouvelées entre couleurs classiques et dynamique rock. Un travail d’esthète, tout à la fois frondeur et radieux, concis et généreux, qui consacre une vision illustrative et quasi-impressionniste du savoureux concept de… rock de chambre.

    Cordes à danser… suite saguenayenne dans La Presse

    «André Duchesne: nouvel élan post-Conventum», Alain Brunet, La Presse, 11 mars 2007
    dimanche 11 mars 2007 Presse

    L’art d’André Duchesne témoigne d’un nouvel élan depuis qu’il a signé (l’an dernier) un excellent disque de chansons, Arrêtez les machines.

    Dans le même élan, il exploitait de nouveau son talent de compositeur et donnait du coup un nouveau souffle à sa musique instrumentale.

    Sur ce plan, il aurait pu s’en tenir à ses propositions antérieures en associant plusieurs guitares électriques (Locomotive et autres Guitaristes de l’Apocalypso Bar, des concepts intéressants qui ont fini par manquer de souffle) mais l’artiste montréalais d’origine saguenéenne a heureusement choisi d’opposer un trio rock à un quatuor à cordes.

    Ce dernier n’a rien d’ornemental, nous parlons ici d’une fort belle imbrication de cellules rythmiques, motifs guitaristiques et violonistiques. Les références y sont multiples, de la musique répétitive au rock progressif en passant par des harmonisations très contemporaines.

    Ce qui n’est pas sans rappeler Conventum, crucial au Québec à la fin des années 70. Or, dans le cas qui nous occupe, ces effluves du passé n’ont rien de nostalgiques, elles confirment plutôt l’intégrité d’un artiste qui a dû traverser des déserts avant de s’abreuver à de nouvelles oasis. Ces Cordes à danser, en somme, sont l’œuvre d’un compositeur accompli.

    La vie récompense parfois les esprits libres, on ne peut que s’en réjouir pour André Duchesne, qui signe par ailleurs la 13e Symphonie portuaire présentée par le musée Pointe-à-Callière demain, à 13h30.

    + L’originalité des imbrications. — Petites carences au plan de l’intelligibilité. 4/5

    Ces Cordes à danser, en somme, sont l’œuvre d’un compositeur accompli.

    Cordes à danser… suite saguenayenne dans Downtown Music Gallery

    «Review», BLG, Downtown Music Gallery, 2 mars 2007
    vendredi 2 mars 2007 Presse

    Guitarist & composer André Duchesne is a major talent who we don’t hear from frequently enough. He was the co-founder of Conventum and the leader of the great Les 4 Guitaristes de l’Apocalypso Bar. This album is scored for guitar/bass/drums “power trio”, plus string quartet, and it has his usual blend of rhythmically interesting and melodically inventive work. Cordes à danser is an impressionistic rock suite of 12 instrumental pictures inspired by the landscapes among which he spent his childhood, in the industrial atmosphere of the Saguenay. One could see the relationship between quartet and trio as the reunion of a triangle and a square. One moves forward like an arrow or a ship, while the other develops and builds. Composition and improvisation. Dragged by three horses, the buggy rolls on through landscapes of bauxite lakes, factory chimneys and energy powers. You look at the sky and think it’s gonna rain cats and dogs.

  • 1
  • 2