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  • Pour en finir dans Nowamuzyka

    «Recenzje», Łukasz Komła, Nowamuzyka, 13 janvier 2015
    mardi 13 janvier 2015 Presse

    Kanadyjskie trio Klaxon Gueule (Michel F Côté — perkusja, Bernard Falaise — gitara, Alexandre St-Onge — bas) powraca ze swoim szóstym albumem „Pour en finie”. Dodam, że zespół został założony przez Michela F Côté’a w 1995 roku. Krążek „Pour en finie” wypełnił czterdziestominutowy materiał będący na styku wolnej improwizacji i muzyki elektroakustycznej. W niektórych fragmentach twórczość Klaxon Gueule może kojarzyć się z nagraniami Radian czy Trapist, a niekiedy jest im bliżej do wybranych projektów Roba Mazurka.

    Monk Work dans Nowamuzyka

    «Recenzje», Łukasz Komła, Nowamuzyka, 13 janvier 2015
    mardi 13 janvier 2015 Presse

    Trio Évidence (Pierre Cartier — bas, Jean Derome — saksofony, Pierre Tanguay — perkusja) powstało w 1985 roku w Montrealu, a „Monk Work” to ich trzeci w karierze longplay. Od samego początku twórczość Évidence jest nastawiona wyłącznie na interpretowanie kompozycji Theloniousa Monka. Nowe nagrania tria powstały w czasie tzw. „Marathon Monk”, który odbył się wiosną zeszłego roku w Montrealu. Album „Monk Work” to nie tylko znakomita pozycja dla miłośników bebopu i jazzu, ale też ciekawa odskocznia od elektronicznych brzmień.

    Time of the Sign dans Nowamuzyka

    «Recenzje», Łukasz Komła, Nowamuzyka, 13 janvier 2015
    mardi 13 janvier 2015 Presse

    Vertical Squirrels to kanadyjski kwartet: Daniel Fischlin, Ajay Heble, Lewis Melville i Ted Warren, który bardzo lubi współpracować z innymi muzykami, co też potwierdza ich najnowszy krążek „Time of the Sign”. Organiczne brzmienia m.in. liry korbowej, gitary, fletu, perkusji, instrumentów dętych połączyły się w bardzo ciekawy sposób z improwizacją, minimalizmem, post-rockiem, free jazzem i spiritual jazzem. Nie jest im obca twórczość Franka Zappy czy rockowych zespołów niemieckich z lat 70. Myślę, że fani zespołu The Necks będą zachwyceni albumem „Time of the Sign”.

    … very interesting way of improvising that comprises minimalism, post-rock, free jazz, and spiritual jazz.

    La règle dans Nowamuzyka

    «Recenzje», Łukasz Komła, Nowamuzyka, 13 janvier 2015
    mardi 13 janvier 2015 Presse

    Żeński kolektyw Fünf z Montrealu na swoim albumie „La Règle” zabiera nas do świata muzyki improwizowanej. Twórczość tych znakomitych artystek cechuje ich nietuzinkowe podejście do tworzenia systemów amplifikacji i instrumentów, a mam tu na myśli: własnej roboty syntezatory, oscylatory, hydrofony, różnego rodzaju odbiornik generujące fale radiowe i wiele innych instrumentów zrobionych z niepotrzebnych rzeczy, które w ich rękach dostają nowe życie. „La Règle” to dwanaście kompozycji z okolic elektroakustyki i improwizacji, a także czuć w nich fascynacje tym, co można było usłyszeć w latach 60. w zbiorach bibliotek muzycznych BBC.

    Pour en finir, Klaxon Gueule dans BRBR

    «Pour en finir de Klaxon Gueule», Ariane Gruet-Pelchat, BRBR, 5 janvier 2015
    lundi 5 janvier 2015 Presse

    Pour en finir n’annonce pas la fin du groupe Klaxon Gueule. À la limite, si le titre de ce sixième disque annonce quelque chose, c’est plutôt le début d’une nouvelle ère pour cet ensemble montréalais de «free electronic» actif depuis presque 20 ans.

    C’est en tout cas ce qu’Alexandre St-Onge suggère, sourire en coin, en faisant référence à la longueur du titre. Après les disques Bavards, Muets, Grain, Chicken et Infininiment, Pour en finir détonne effectivement avec ses trois mots. À l’intérieur de la pochette, on observe la pyramide formée par l’étalage des noms des pièces. C’est que les trois musiciens de Klaxon Gueule ont en commun un goût prononcé pour la littérature et les jeux conceptuels.

    Alexandre St-Onge, Bernard Falaise et Michel F Côté ont tous des parcours particulièrement diversifiés. Le premier — en plus d’être très actif dans l’art sonore, la performance et la littérature — a joué avec les groupes de rock expérimental Et sans, Feu Thérèse, Pink Saliva et Les esprits frappeurs. Les deuxième et troisième ont collaboré avec plusieurs artistes pop (Marie-Jo Thério, Jorane, Frank Martel, Urbain Desbois), en plus d’écrire régulièrement pour la danse et le théâtre.

    Ils se retrouvent quelques fois par année pour jouer ensemble sous le nom de Klaxon Gueule, que ce soit en spectacle ou pour enregistrer un nouveau disque. Si en spectacle Klaxon Gueule fait de l’improvisation totale, celle-ci n’apparait sur disque qu’une fois traitée. «C’est comme une vente aux enchères, relate Falaise. On se fait un souper, on écoute nos impros et on choisit celles qu’on veut prendre. Puis on part chacun de notre côté avec par exemple huit pièces chacun, pour les mixer.» «Ça crée plein de plans de matière qu’on peut structurer comme des compositions», complète St-Onge. Sur leur second disque, une même improvisation sert même de base à deux mix différents. Il faut dire qu’à l’époque de Muets, Klaxon Gueule était dans une phase considérablement bruitiste.

    «J’étais dans une passe assez radicale», avoue St-Onge, qui, à ce moment, avait complètement délaissé la basse. «On est arrivés pour enregistrer et Alex faisait juste des pssssssshhhhtttttt, et on l’a suivi là-dedans Michel et moi, raconte Falaise. Mais c’est ce qui fait que le groupe a perduré, parce que c’est devenu vraiment intéressant.» En s’attardant sur la discographie de Klaxon Gueule, on peut suivre un peu les tendances qui ont porté les trois musiciens pendant les 20 dernières années. Si le matériau utilisé par Falaise change peu (guitare électrique et pédales d’effets), celui de St-Onge et de Côté est rarement le même. St-Onge, qui fait de la synthèse sonore, n’utilise jamais ses sons deux fois. «On est passés par toutes sortes de trucs, explique St-Onge. Pour en finir est comme une synthèse de nos périodes électroniques avec un retour au free. Je rejoue de la basse articulée, ce que je n’avais pas fait depuis longtemps.» Même si l’électronique est abondamment utilisé dans les improvisations qui servent de base aux pièces finales, il a été utilisé avec parcimonie dans les mix.

    Parallèlement à Klaxon Gueule, les trois musiciens se côtoient régulièrement au sein d’autres projets. Le 14 décembre dernier, en même temps que le lancement de Pour en finir, St-Onge et Falaise sortaient aussi un disque sous le nom de Bibittes avec Éric Forget. Le 14 janvier prochain, à l’occasion du lancement du disque solo Le sujet modifiant le sujet d’Alexandre St-Onge et du disque Botul à la campagne de Michel F Côté et Tiari Kese sur Squint Fucker Press (on vous avait dit qu’ils ne chômaient pas), les trois joueront selon diverses configurations, notamment avec Sam Shalabi, avec qui Côté et St-Onge ont un groupe appelé Jane and the Magic Bananas. «Ce que je trouve fascinant, commente Falaise, c’est que dès que tu changes un membre à un groupe d’improvisation ou même de composition, tout change. Et même quand je suis avec Alexandre et Éric, mon rapport à Alex change comparativement à quand on est avec Michel. À chaque fois on se construit un vocabulaire qui marche avec les deux autres. La meilleure manière de ne pas se scléroser c’est de jouer dans plusieurs formations différentes, idéalement plus d’une fois.» Avec Klaxon Gueule, les trois musiciens évitent les longues improvisations. «On aime mieux explorer une chose et arrêter quand le tableau est fini. Souvent, dans les improvisations, les moments longs, fastidieux ou maladroits sont les transitions entre différents paysages», explique Falaise.

    Amateurs déclarés de la littérature oulipienne, les trois musiciens se sont encore une fois gâtés avec les titres des pièces de Pour en finir, évitant les «ennuyeux» titres illustratifs. En plus de former une pyramide, ceux-ci peuvent être lus à la suite l’un de l’autre ou indépendamment à la suite du titre. «Il y a plusieurs références à des grands textes de la littérature, ajoute St-Onge, comme Pour en finir avec le jugement de Deleuze et Pour en finir avec le jugement de dieu d’Antonin Artaud.» Ils avaient bien essayé d’autres idées, mais les symboles chimiques de différents poisons donnaient une allure inutilement sombre à un projet qui a toujours une touche d’humour.

    Pour en finir n’annonce pas la fin du groupe Klaxon Gueule […] c’est plutôt le début d’une nouvelle ère…

    Transparence dans Le son du grisli

    «Chroniques en trois lignes», Luc Bouquet, Le son du grisli, 3 janvier 2015
    samedi 3 janvier 2015 Presse

    Du dédale que construit Philippe Lauzier ne pourront s’échapper que des souffles amples, vastes, abondants, amis. Ce souffle brise-glace fore le continu. Le souffle se module, se gonfle, admet de fines moisissures mais, toujours, refuse la désunion. A chaque nouveau tableau, un continuum. A chaque nouveau monde, la douceur des prologues. Clarinettes et saxophones malaxent la matière, cristallisent le granuleux. Ils oscillent et hypnotisent l’auditeur. Les techniques étendues ne sont que prétextes: le souffle ne se voudrait que fluet et menu qu’il ne pourrait cacher sa douceur, sa bienveillance. Précisément ceci: un disque de douceur et de bienveillance.

    Un disque de douceur et de bienveillance
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