Yé-Yi-You-Ya, Frank Martel dans La Presse
Assorties d’ornements néo-dadaïstes et d’onomatopées consonantes, ses chansons n’appartiennent qu’à lui. Jusqu’à une période récente, ce quadragénaire avait été un artiste plutôt évanescent, préférant se dissimuler derrière sa plume, ses chansons et les conseils judicieux qu’il prodiguait à ses amis créateurs.
Après tant d’années de camouflage, cet artiste doué tend enfin à se montrer la fraise sur scène. Déjà que
Ainsi, il s’est laissé convaincre de se produire au festival Voix d’Amériques, plus précisément mardi à la Sala Rossa.
Je l’avais déjà vu sur scène, ç’avait été clairement mauvais tant il était pétrifié par le trac. Mardi, c’était nettement meilleur. Plus détendu, plus drôle, plus apte à communiquer, mieux préparé à se produire devant une salle pleine,
Certes, cette salle lui était rassurante puisque pleine de ses amis et autres humains de mêmes affinités. L’artiste était capable de communiquer le contexte de ses chansons, nous faire partager les émotions fondatrices de son univers si singulier.
Accompagné par
Visiblement, l’artiste fréquente les labyrinthes de l’amour, il sait aussi apprécier le chaos de la nature qui l’entoure, il sait se projeter dans l’absurde, nous faire voyager dans des contrées virtuelles qui ont tôt fait de s’illustrer en nous.
S’il ne chantait pas si faux (pour les notes longuement appuyées, c’est franchement agaçant),
Sans vouloir le transformer en chanteur, son directeur musical (l’excellent guitariste

