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  • Carré de sable dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 111, 1 janvier 2005
    samedi 1 janvier 2005 Presse

    L’angoisse de la chambre d’hôtel: la nervosité d’avant concert, la solitude de l’après concert. No man’s land insupportable. Angoisse sourde et sournoise. Exorcisant cette zone-panique redoutée par la plupart des musicieii(nes), Guido Del Fabbro y a composé, arrangé, improvisé et orchestré quelques dix-neuf courtes pièces à l’illogisme magnifique. Del Fabbro joue du violon, de la guitare, de la mandoliiie, de la flûte, de l’orgue de danse sociale (?), de l’harmonica et s’amuse à détourner les divers objets éparpillés dans les sempitenielles chambres d’hôtels du monde entier (cafetière, téléphone, verre, eau… ). Musicalement, Del Fabbro brouille les pistes: grésillements souterrains, gribouillages aquatiques, essaim de cordes, beats enchevêtrés, balayages stridents, guitare reggae, violon rassurant; autant de petites symphonies bancales et insaisissables. C’est le maître d’hôtel qui va être content.

    … autant de petites symphonies bancales et insaisissables.

    Sang 9, Carré de sable, La boulezaille dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 60, 1 juin 2004
    mardi 1 juin 2004 Presse

    Pendant ses vingt premières années d’existence, le collectif éditait principalement les réalisations de ses membres, à la rigueur celles de certains de leurs collaborateurs occasionnels. Ce n’est qu’au tournant du millénalre que peu à peu Ambiances Magnétiques décida d’ouvrir son catalogue à de nouvelles entités. C’est ainsi que l’auditeur découvrit peu à peu des musiciens tels que Mirko Sabatini, Bull/Heikalo, des formations comme Zucchini, certains déjà présents sur d’autres labels peu distribués (Sylvie Chénard, Lee Pui Ming, Lori Freedman…).

    Plutôt que de sortir une énième compilation des œuvres plus ou moins inédites des artistes «maison», la dernière compilation s’attache donc, tout normalement, à faire découvrir un aspect du foisonnement musical de la province francophone. Probablement pas exhaustif, Sang 9 rassemble une vingtaine de formations qui émargent aux musiques divergentes. La dominante semble être le style proche des duos ou trios de musiques improvisées bruitistes, inspirées des Granules, par exemple (Pascal Desjardins & Frédéric Léonard) ou des bidouillages à la Tétreault (Face dans l’dash). Quelques formations utilisent toutefois des phrasés d’essence plus jazz (Torngat, Malarafe)…

    Mais l’écoute d’une seule traite de l’ensemble des titres ne permet pas — c’est le lot de la plupart des compilations — d’entrer pleinement dans l’univers respectif de chaque proposition et l’auditeur, selon son état d’esprit du moment, ne retiendra qu’une ou deux propositions qui d’emblée le feront réagir. Je citerai personnellement In Vitro pour ses sonorités d’harmonica traitées, créant une atmosphére quelque peu étrange ou encore le duo Cléo Palacio Quintin & Pascal Boudreault, avec leur radioglyphe et les sons de flûte transformés par l’ordinateur.

    Sang 9 reste cependant un témoignage intéressant de la relève (générationnelle?) qui s’opére autour de Montréal.

    Ambiances Magnétiques consacrent justement une de ses récentes productions à un musicien présent sur Sang 9. Guido Del Fabbro y apparaissait au sein de Concorde Crash. Carré de sable est une œuvre soliste dans laquelle le traval du violon est confronté à divers instruments, genre tourne-disque ou machine à café. Le bidouillage y est la règle à travers raclement de cordes et autres bruitages plus ou moins percussifs, mais non exclusivement, certains titres, courts, offrant une sorte de respiration mélodique. Les pièces les plus intéressantes sont toutefois celles qui combinent les deux approches, telle «Drimarni» dans laquelle émarge l’un des deux invités Pierre Emmanuel Poizat à la clarinette basse ou dans les derniers titres aux couches sonores plus denses. Carré de sable se révéle intéressant en particulier pour le savoir-faire de Guido Del Fabbro, qui mêle adroitement un aspect ludique — le côté bac à sable? — et une volonté créatrice.

    Pierre Tanguay est lui devenu un pilier du collectif. Sa batterie, ses percussions donnent la réplique à Jean Derome (Plinc! Plonc!) ou à Lussier {les deux volets de La vie qui bat), sans oubiler son délicieux et pétillant album solo, La musique de mon disque. En s’associant dans La boulezaille au souffleur Pierre Langevin (clarinette, flûte, cornemuse, chalumeau, chifonie(?)…), que l’on a pu découvrir aux côtés de René Lussier dans Tabula Rasa (La Tribu Trib21570), il renouvelle une approche intégrant la diversité de son inspiration. Cette propension à marier divers styles trouve un partenaire idéal en Pierre Langevin, lequel passe allégrement d’un contexte folk à un travail plus expérimental de ses instruments.

    Carré de sable dans Splendid E-Zine

    «Review», Justin Steward, Splendid E-Zine, 7 mai 2004
    vendredi 7 mai 2004 Presse

    This Canadian-born violinist has been playing since age four, but his work is more about avant-garde abstractions and sonic playfulness than a showy display of his formidable musicianship. He started exploring classical and folk music’s subtler, more experimental sides at around age ten, and has since clocked time with both the street group The Fanfare Pourpour and the challenging prog-fusion band Rouge Ciel. Except for some clutch bass clarinet work (Gaviscon) and eerie background vocals (Un Champs L’été and Migration) from two guests, Carré de Sable is all Del Fabbro. The title means “sandbox” in English, and its goal was to soundtrack the creation of “personal ecosystems”, and to have fun with simple tools. Few instruments were off-limits to Del Fabbro; he plays everything from banjo, flute, effects module, and turntable to a coffeepot, a music stand and a telephone. For most of the album, unfortunately, the songs add up to less than the sum of their parts;Del Fabbro’s ambient pieces are largely aimless, lacking a distinct atmosphere, and they’re over-reliant on reverb and delay. Del Fabbro is at his best when combining his better, shriller sound beds with his gorgeous violin playing, which he overlaps on Essaim. His tossed-off kitchen sink improvisations lack guiding orchestration and quality control, and as a result, listening becomes a chore.

    Del Fabbro is at his best when combining his better, shriller sound beds with his gorgeous violin playing…

    Carré de sable dans Vital

    «Review», Dolf Mulder, Vital, no 416, 23 mars 2004
    mardi 23 mars 2004 Presse

    Carré de sable is the hard to classify debut of Guido del Fabbro. Fabbro (1980) is a violonist and composer from Montréal. Interested in both improvised and written music he gathered his experience in groups like Fanfare Pourpour, L’Hotel du boût de la terre, and Rouge Ciel. On his first solo effort sound experiments and instrumental pieces succeed each other. Both of them are nor extremely experimental nor plainly conventional. But his music fits perfectly with the esthetics of the Ambiances Magnétiques label. Throughout the album Del Fabbro plays violin and a great diversity of instruments: violins, guitars, mandoline, harmonica, flutes, and many more. He is helped by Marie-Claude Lamoureux on voice in two tracks and Pierre-Emmanuel Poizat on bass clarinet also on two tracks. With Carré de sable he composed a multitracked work that is a pleasure to listen to. Folky dance tunes and abstract sound experiments succeed each other, and go wonderfully hand in hand. Del Fabbro explains, “This collection of hotel chamber music pieces is the soundtrack to the time taken to create personal ecosystems & to have fun with very simple materials, like a child in a sandbox”

    … a pleasure to listen to. Folky dance tunes and abstract sound experiments succeed each other, and go wonderfully hand in hand.

    Carré de sable dans Informator “Ars” 2

    «Review», Henryk Palczewski, Informator “Ars” 2, no 39, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    Solowe wydawnictwo przedstawiciela mlodego pokolenia skupionego wokól Ambiances Magnetiques. Urodzony w 1980 roku muzyk gra na skrzypcach od czwartego roku zycia. My znamy go z udzialu w takich przedsiewzieqciach jak: Fanfare Pourpour, L’hôtel du bout de la terra, Rouge ciel oraz mozemy zobaczyé go na kasecie video “Confidences d’une Fanfare” Richard Lavoie. W latach 2000-2001 wspólpracowal z Gaetan Leboeuf tworzac muzyke do tanca w choreografii Magie Gillis.

    Jego podstawowym instrumentem sa oczywiscie skrzypce ale tym razem daje sie nam poznac jako multiinstrumentalista a takze znalazca nowych dzwiekow tworzonych przez uzywanie przedmiotów. Ten CD wypelnione jest miniaturkami, prawie ze szkicami krókich chwil, mgnien i emocji z nimi zwiazanymi. Dominuje tradycja nowej elektrycznej muzyki kameralnej wzbogacona w awangardowy jezyk wspólczesnej muzyki elektro-akustycznej i preparowanej. Przewazaja pogodne, nieco zamyslone, nostalgiczne opowiadania, chociaz w paru momentach robi sie zlowieszczo, groznie i tajemniczo. Nawet brudne dzwieki preparu nie burza, glównego nastroju muzyki. To abstrakcyjna pozycja ale poprzez zdecydowane opisywanie namietnosci konkretyzuje sie, w nas bardzo jednoznacznie. On sam mówi, ze tworzyl muzyke zachowujac sie jak dziecko w piaskownicy i nie szukal wyrafinowanych struktur. I rzeczywiscie jego muzyka jest prosto bodowana ale przez charyzmat osobowosci twórcy uzyskuje potezna magie, i rytual stajac sie wazna w kazdym momencie, nie traca przy tym wspomnianej pozytywnej prostoty i poruszajac sie w przestrzeni wielu kolorów i odleglosci

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