Folk Actuel, rythmes qui trottinent, pastels jazzy, minuscules pointes de rock, le tout enrobé par la voix mince d’une diseuse — difficile à supporter dans le registre aigu, en ce qui me concerne. Les mots? Contemplation du quotidien, états généraux de la relation amoureuse, diffraction de l’actualité, fortes injections de sensualité. Il y a aussi des mots étrangers… Inventés? Au fil des ans, Geneviève Letarte a construit un univers riche et singulier, autour duquel gravitent littérature, musique et théâtralité. Voici la dimension chanson, enrobée d’une musique qui nous rappelle une avant-garde des années 80. Letarte ne souffre visiblement pas de jeunisme, en tout cas. Si elle nous a pondu un travail solide et cohérent au plan littéraire, elle ne me semble pas s’être parfaitement lovée dans la forme chanson—dont le cadre musical est, pourtant, assuré par l’excellent guitariste et compositeur Claude Fradette. A-t-elle vraiment choisi le cadre, musical qui lui convient? D’où ce tout petit malaise qui accompagne parfois mon écoute.