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  • Sextant in Blow Up

    “Altrisuoni”, Dionisio Capuano, Blow Up, no. 103, December 1, 2006
    Friday, December 1, 2006 Press

    Disco di recente pubblicazione pur se le registrazioni risalgono al settembre del 2004. Lenoci (piano, sintetizzatori ed electronics) è accompagnato da Adolfo La Volpe (chitarra ed electronics), Francesco Massaro e Fabrizio Scarafile (sassofoni), Francesco Angioli (contrabbasso) e Marcello Magliocchi (batteria).Il sestetto è in grado di costruire efficaci orchestrazioni urbanoidi, con i sassofoni che fanno massa, il piano elettrico che punteggia la struttura melodica e la chitarra elettrica, timbro isterico, che penetra come un punteruolo rovente (Realtà, Sestante). Al contempo opera sul versante di un quasi-riduzionismo elettroacustico (Intersezione, Notturno frattale). Ad esplicitarne ancor più il carattere e il range degli approcci e degli umori sono le riletture della dolfiana Miss Ann e di Rothko Variations dall’omonimo Feldman [sic]. “Sextant ha visto la luce all’interno del laboratori di nuove metodologie didattiche al Conservatorio Nino Rota di Monopoli”, tuttavia va ben oltre la buona prassi d’educazione musicale, provocando fratture nelle grammatiche e incrinando i rapporti tra i generi.

    Les salines in La Scena Musicale

    “Au rayon du disque”, Marc Chénard, La Scena Musicale, no. 12:4, December 1, 2006
    Friday, December 1, 2006 Press

    Les cordes sont un univers en soi, surtout celles qui résonnent par l’archet. Et lorsqu’il s’agit d’un duo de violon et contrebasse, la proposition est d’autant plus singulière. Marie-Soleil Bélanger joue du violon, du violon baroque, et même du erhu chinois d’une manière souveraine; son comparse, le bassiste jazz par excellence Normand Guilbeault, demeure encore l’un des piliers de chez nous sur son instrument, tant arco que pizzicato. Ensemble, ces complices offrent quatorze morceaux qui couvrent un éventail varié de modes et de techniques de jeu, recoupant aussi bien de purs effets sonores que des mélodies d’une simplicité parfois désarmante. Seule une plage dépasse les sept minutes, les autres couvrant entre deux et cinq minutes. Pas de bavardage donc, juste des essences bien distillées et une intériorité qui vient poser sa signature sur ce disque d’ambiances… bien acoustiques. Pas besoin de jouer d’instrument à cordes pour apprécier, mais ça aide. À écouter dans vos moments les plus recueillis. (4/6)

    Lieux-dits in La Scena Musicale

    “Au rayon du disque”, Marc Chénard, La Scena Musicale, no. 12:4, December 1, 2006
    Friday, December 1, 2006 Press

    Il y a des musiques qui suscitent le mystère, comme celle du batteur Isaiah Ceccarelli. Dans ses brèves notes, il souligne que ses sources d’inspiration sont ses voyages dans les Alpes françaises et des éléments de théorie musicale puisés chez Olivier Messiaen. Il en résulte alors une musique qui, par endroits, a un relent de terre et, à d’autres, des souffles aériens proches d’un état d’apesanteur. Mais ces termes cernent à peine cette musique aux frontières floues, où les lignes entre composition et improvisation se fondent souvent entre elles. Hors du jazz en quelque sorte, du moins selon ses poncifs, mais pas complètement étrangère à lui non plus, cette musique est rare chez nous en ce qu’elle traduit une sensibilité bien plus européenne qu’américaine (ce qui ne surprend pas compte tenu des influences citées). Saluons le travail de ses acolytes, Frank Lozano et Jean Derome (anches), Steve Raegele (guitare, effets) et Clinton Ryder (contrebasse), qui se mettent totalement au service du concept (si ambigu soit-il). Une des approches les plus originales à se faire entendre dans nos parages ces derniers temps. (4/6)

    Une des approches les plus originales à se faire entendre dans nos parages ces derniers temps.

    Orbiting With Screwdrivers in Revue & Corrigée

    “Disques”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 70, December 1, 2006
    Friday, December 1, 2006 Press

    Concocté par Michel F Côté, sous une identité nouvelle, Mecha Fixes Clocks, laquelle associe à son créateur une douzaine d’autres musiciens de la scène québécoise (Martin Tétreault, Diane Labrosse, Jean Derome, Bernard Falaise, Christof Migone…), cet album est une construction réalisée en studio et s’apparente à des travaux de collages: les partenaires n’apparaissent que sous forme de bandes préenregistrées, utilisées pour tel ou tel effet, prolongeant ou amplifiant un processus et une ligne directrice parfaitement maîtrisés. Inventif, sans les excès qui font fuir les non initiés, séduisant mais sans flagornerie sonore, Orbiting with Screwdrivers agit en effet comme un paysage sonore impressioniste, sorte de musique ambiante quelque peu glauque, parfois inquiétante, mais toujours délicate, qui mêle instruments acoustiques et expérimentation électronique.

    Engagement & Confrontation in Revue & Corrigée

    “Disques”, Pierre Durr, Revue & Corrigée, no. 70, December 1, 2006
    Friday, December 1, 2006 Press

    Les enregistrements de contrebasse solo ne sont certes pas fréquents, mais on pense rapidement à des musiciens tels que Joëlle Léandre, Brarre Phillips, Mark Dresser, Peter Kowald (dans le domaine des musiques improvisées) ou à des compositeurs ayant travaillé pour des contrebassistes (Scelsi, Cage, Berio, Cazaban, Dumitrescu, avec des interprètes tels que Fernando Grillo ou Stefano Scodanibbio). Certaines de ces réalisations incluent des effets issus de la notion de contrebasse préparée. C’est toutefois une première que de proposer un enregistrement entier dévolu à la contrebasse préparée, et plus particulièrement du côté des musiques improvisées. Pierre-Yves Martel, un jeune Canadien, l’a réalisé ici avec dix-huit courtes pièces, comme autant d’études, visant, comme d’autres plus nombreux le firent, par exemple, avec le piano, à ausculter les possibilités soniques de son instrument par l’utilisation combinée d’objets et d’une spatialisation à partir d’une dizaine de micros. Et loin d’avoir l’aridité d’un travail d’étude, Pierre-Yves Martel insuffle à son engagement une capacité communicative où transparaît une forme d’humour en même temps qu’un hommage à quelques précurseurs de la préparation.

    Pierre-Yves Martel insuffle à son engagement une capacité communicative où transparaît une forme d’humour en même temps qu’un hommage à quelques précurseurs de la préparation.
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