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  • Muets in Vital

    “Review”, Dolf Mulder, Vital, no. 220, April 7, 2000
    Friday, April 7, 2000 Press

    Three new releases from the Ambiances magnétiques collective in Montréal, Canada. Klaxon Gueule is a trio: Michel F Côté (drums), Bernard Falaise (electric guitar) and Alexandre St-Onge (bass). Considering the line-up, Muets is not exactly what you expect to hear. The enclosed information characterizes this trio as an “electroacustic chamber ensemble”. That may put you in the right direction. The music is very abstract and introvert: no melody, rhythm, no traditional playing on guitar, bass and drums. To make a comparison, this trio operates in the same territory as the Fred Frith Guitar Quartet. They use conventional instruments, but they do not to play them in a traditional way within some rock or jazz format. They play a new kind of music that is inspired on the improvisations of AMM, where noise, texture and exploration of sound are what counts. Very interesting.

    Very interesting.

    Muets in Blow Up

    “Recensione”, Roberto Municchi, Blow Up, no. 23, April 1, 2000
    Saturday, April 1, 2000 Press

    Secondo album per i Klaxon Gueule, trio radicale formato dal batterista Michel F Côté, uno dei promotori del collettivo che anima l’Ambiances Magnétiques e leader dei Bruire, dal bassista Alexandre St-Onge e dal chitarrista Bernard Falaise, dopo il doppio Bavards, 95 nervosi minuti d’improvisazione. Il flyer che accompagna il CD parla di una musica sobria e di quello che era un power trio trasformato in ensemble elettro-acustico da camera. L’idea è sfiziosa e e leggermente fuorviante. Il disco è una bomba sempre sul punto di esplodere: 12 pezzi che vivono di contrasti, mai eccessivamente forti ma sempre nell’aria, di suoni e di colori, di contrapposizioni silenzio-rumore. Distillazione di singoli suoni, isolati, spogliati e riprosoti con un uso massiccio di effetti. Musica dai forti picchi e dai riflessi morbosi e angoscianti, spesso inafferrabile. Batteria e basso che escono dal solito compito di propulsori ritmici e linee chitarristiche appena accennate, a tratti anche inesistenti. Emblematica fusione di minimalismo, improvisazione, detriti rumorosi, veementi rasoiate e rarefazioni ambientali — nonché presupposto di scenari futuribili. Un disco che reclama ascolti reiterati per confidare i propri segreti, per permetterci di apprezarne i lati più nascoti, per rivelare appieno il suo sapore. È musica atroce e squisita come un’incessante, lenta marcia verso il nulia. (8)

    8

    Muets in Earwaves Network

    “Review”, Dwight Loop, Earwaves Network, April 1, 2000
    Saturday, April 1, 2000 Press

    Ambiances Magnétiques is a French-Canadian new music label that has consistently provided great access for Montréal’s composers and performers and two new releases this month continue the tradition. Michel F Côté, percussion, Bernard Falaise, guitar and Alexandre St-Onge, bass combine talents for Klaxon Gueule: Muets a restrained yet sustaining work of electroacoustic chamber music.

    Muets in CFLX 95.5 FM

    “Délire actuel: Critique”, François Couture, CFLX 95.5 FM, March 14, 2000
    Tuesday, March 14, 2000 Press

    Le trio Klaxon Gueule (Michel F Côté, percussions; Bernard Falaise, guitare électrique; Alexandre St-Onge, basse électrique, électroniques) nous a offert un second disque, Muets (sur Ambiances magnétiques), à la fin de l’année dernière. On pourrait presque le qualifier de «vilain jumeau» du précédent, Bavards. Alors que celui-ci appartenait à une esthétique de jazz improvisé, Muets nous mène dans un monde intimiste, minimaliste, où le frottement l’emporte sur la note. Ce disque correspond d’ailleurs parfaitement à ce que le trio avait donné lors du FIMAV 1999: une performance tranquille marquée par les expérimentations de St-Onge qui a récemment décidé de ne plus jouer de basse pour plutôt jouer SUR sa basse. Un disque très réussi, pour les contemplatifs, avec en plus une présentation fort originale d’après les standards d’Ambiances magnétiques. Ce disque est d’ailleurs très près de l’esthétique de Werner Dafeldcker. Très fortement recommandé.

    Très fortement recommandé.

    Muets in Voir Québec

    “Le chant du souterrain”, Nicolas Houle, Voir Québec, February 17, 2000
    Thursday, February 17, 2000 Press

    Après un premier album énergique, à moitié free-jazz, à moitié free-rock, Klaxon gueule se transforme du tout au tout et accouche d’un nouvel album plus calme, plus atmosphérique et plus…déstabilisant.

    Le premier était Bavards et portait bien son nom. Album double sur lequel le power trio constitué du batteur Michel F Côté, du guitariste Bernard Falaise et du bassiste Alexandre St-Onge s’adonnait à une musique hyperactive, il évoquait un carrefour urbain avec ses rythmes rapides et ses sons mordants. Le second est Muets, plus posé, davantage bruitiste, il donne l’impression du même carrefour urbain, mais perçu au loin, d’un souterrain peut-être. Ce changement de cap, plutôt inattendu, avait néanmoins diverses prémisses: la toute dernière pièce de Bavards, qui allait en ce sens, et la prestation de Klaxon gueule au Festival de musique actuelle l’an dernier, qui laissait également poindre beaucoup d’éléments de cette nouvelle approche, fruit de la dynamique singulière qui anime le trio. «Chaque fois que l’on se rencontre pour le plaisir de se rencontrer, quand on se met à discuter musique, on finit toujours en désaccord majeur sur les différentes esthétiques, raconte Michel F Côté. Il y a bien sûr des points de rencontre, un respect mutuel ainsi qu’une complémentarité, mais il y a des divergences et on s’est rendu compte que de jouer sur les tensions et les divergences pouvait peut-être nous permettre certaines choses. Alors pour Muets, on a opté pour une logique de contraintes.»

    C’est en décidant de se débarrasser de sa lutherie habituelle qu’Alexandre St-Onge a quelque peu pavé la voie à cette nouvelle direction musicale. En effet, le bassiste ne joue plus du tout de son instrument, sinon préparé, c’est-à-dire orné de petits objets ou de petits micros, des micros-contact, lui permettant de faire des sons incongrus. Ses collègues lui ont emboîté le pas: Falaise a trouvé une approche qui se marie à celle du bassiste, tout comme Côté, qui a bardé sa batterie de micros-contact, qui l’a amplifiée, et qui n’a plus qu’à effleurer son instrument pour en jouer. Il en résulte un son très unifié, une série de textures sonores où les instruments sont à peine discernables. «On peut avoir l’impression que Klaxon gueule est un peu abandonné à lui-même, un petit peu en déroute dans un champ sonique bâtard ou complètement iconoclaste, indique Michel F Côté. C’est un peu vrai, mais je trouve à mon humble avis la situation beaucoup plus intéressante.» Or, si l’album est particulièrement différent de son prédécesseur, il n’en demeure pas moins que l’on peut reconnaitre Klaxon gueule à travers son type d’improvisation et certains de ses réflexes «Il y a un jeu de référence quand tu connais bien ie langage des autres, explique Bernard Falaise. Il y a des trucs qui reviennent et parfois on peut même prévoir ce que l’autre fera. On s’adonne à un jeu de réaction, soit par contraste, soit en se fondant dans le son de l’autre.»

    Klaxon gueule se produira dans le cadre d’un triple lancement de disques où Muets bien sur, mais également les nouveaux albums de Joane Hétu et de Diane labrosse seront à l’honneur. Quant à la prestation, Bernard Falaise nous promet un spectacle «avec bien des climats, assez doux, assez électronique et… inusité!»

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