a_dontigny et
D’un côté nous avons
Enregistré à la Casa del Popolo le 20 avril 2002, ce concert est donc une vraie réussite, tant au niveau du rythme, très maîtrisé par les deux protagonistes, que du point de vue des sonorités exceptionnellement complémentaires.
Tout au long du disque, c’est en effet pétrifié que l’on assiste aux virages de la composition et aux enchaînements de timbres avec un plaisir d’autant plus important que l’on sait la totale improvisation de la performance. Sur ce point, la réactivité de
Pur médium
Le disque s’ouvre sur le morceau
Ainsi on pourra interpréter le titre du morceau, soit l’un des premiers appareil de diffusion radiophonique à entrer dans les foyers, à la fois comme le témoignage fidèle des perturbations d’ondes qu’on pouvait entendre à cette époque, mais aussi comme l’idée que ces interventions du hasard sur la matière sonore sont aujourd’hui révolues, polies par la perfection d’un matériel haute-fidélité.
A part l’homme éveillé, qui est encore en mesure de stopper ou modifier le message publicitaire vertical directement de l’émetteur au récepteur
Grondement du monde
Engagé par ce premier morceau en guise d’introduction thématique, le concert ne s’écartera jamais de sa problématique médiatique, tantôt bouillonnant d’une sombre agitation, carnaval de particules sonores déchaînées se mettant à envahir le spectre musical comme autant de voix électroniques interceptées alors qu’elles fonçaient autour du globe (
Les ambiances développées dans la seconde partie du live deviennent ainsi progressivement tragiques, presque mélancoliques et c’est aussi lors de ces moments de tension retenue que les deux musiciens parviennent à cette symbiose surnaturelle dont nous parlions plus haut.
Offensive radiophonique
A ce titre, c’est le dernier morceau,
Orientées par la seule citation du disque, les variations abstraites qui suivent acquièrent donc paradoxalement un sens à la fois militant et neutre, prônant à demi-mot la ré-appropriation du mass-media, le droit à la subversion politique et musicale (un sample de reggae méconnaissable termine l’album) et concluent dans l’espoir ce panorama de la suprématie médiatique en apportant la preuve indéniable que tout objet invisible lancé dans la foule des hommes est sujet à sa ré-interprétation, que celle-ci soit effectuée par les aléas d’une technique pensante ou bien par l’esprit critique de quelques hommes échangeant leurs points de vue.
Une force mystique empêcherait-elle l’humanité de sombrer dans l’uniformisation imposée par la technique
