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Damian Nisenson et Montréal. Un rendez-vous réussi.

Mathieu Horth Gagné, Metro, 10 septembre 2007
Damián Nisenson
Damián Nisenson

Damien Nisenson habite depuis trois ans à Montréal. Saxophoniste de métier, il est parti de son Argentine natale pour venir s’établir dans la métropole québécoise.

Autant comme artiste qu’immigrant hispanique, M. Nisenson considère avoir été très bien accueilli à Montréal. «On a le sentiment d’avoir trouvé notre chez-nous, a-t-il souligné. Il a été facile de plonger dans le Québec musical.» Il jette même un regard assez lucide sur les échanges entre les Québécois d’origine et les nouveaux arrivants. «Il y a un réflexe minoritaire encore très fort ici, a avancé le saxophoniste. Mais le Québec a une culture assez solide pour ne pas avoir peur de la différence.»

Damian Nisenson a fait sa rencontre avec le Québec à Buenos Aires, en Argentine, alors qu’il poursuivait une carrière de musicien. Un des assistants de spectacle avec qui il travaillait était nul autre qu’un petit-neveu de Félix Leclerc. «Il parlait souvent du Québec, de sa patrie, s’est rappelé M. Nisenson. Moi, j’avais déjà décidé de quitter l’Argentine et l’aspect culturel de Montréal m’attirait.»

Le jazzman avait déjà quitté son pays à cause du coup d’État de 1976, pour s’établir en Suisse pendant une dizaine d’années pour ensuite revenir en Argentine. Puis en 2004, il choisit Montréal.

Et la musique

Le trio Damian Nisenson, qui fait dans le jazz, la musique actuelle et la musique du monde, se produira dans sept maisons de la culture de Montréal pendant tout l’automne. Le leader de la formation sera accompagné du contrebassiste Jean Félix Mailloux et du percussionniste Pierre Tanguay. D’autres artistes de la scène montréalaise viendront aussi y collaborer.

Le spectacle reprendra plusieurs de pièces de l’album Musika, lancé en 2006. Il y aura toutefois place à la nouveauté. «On fait beaucoup de place à l’improvisation, donc chaque spectacle est unique», a raconté le musicien.

Lors de la dernière représentation de la tournée, à Pointe-aux-Trembles, le groupe va enregistrer sa prestation sur scène pour en faire un DVD.

Damian Nisenson a aussi lancé sa propre étiquette de disque, Malasartes, qui tire son nom de l’endroit où il allait prendre son café à Buenos Aires.

En plus de la musique, il participe à la réalisation d’une émission de télévision en langue espagnole produite à Montréal, sur les ondes de la chaîne Nuevo Mundo. Il y anime un agenda culturel consacré aux artistes hispaniques de Montréal.

Damián Nisenson
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