En 1983, Michel Levasseur fonde le Festival international de musique actuelle de Victoriaville, et toute une nouvelle scène du Québec trouve son nom. Cousines des musiques improvisées, les musiques actuelles se définiraient comme “l’extrême dans tous les courants, que ce soit le jazz, la chanson ou le rock. Des sphères très différentes, amenées à se rencontrer”, selon la saxophoniste et vocaliste Joane Hétu.
Cette même année, un collectif de musiciens (Jean Derome, André Duchesne, Robert Marcel Lepage, et René Lussier) prend le nom d’Ambiances magnétiques. Il sera rejoint deux ans plus tard par Joane Hétu, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger, puis Michel F. Coté et Martin Tétreault. Si Ambiances magnétiques est devenu aujourd’hui le label emblématique de ces nouvelles musiques, la réussite n’était pourtant pas évidente
En vingt ans, la scène des musiques actuelles n’a cessé de gagner du terrain, et de se diversifier. En 1991, Joane Hétu fonde la compagnie de distribution Dame, sur la base d’Ambiances magnétiques. Une structure à but lucratif, qui permet d’obtenir les soutiens financiers devenus indispensables. Depuis, le label a signé plus de cent disques, et Dame gère aussi la distribution d’autres étiquettes. Ces dernières années, les métissages musicaux sont synonymes d’un véritable décloisonnement, et d’un important renouvellement du public. Pour Michel Levasseur, fondateur du festival de Victoriaville, “dans les années 80 et 90, le public venait du jazz d’avant-garde, mais aujourd’hui la plupart du jeune public vient de la scène du rock, grâce à la popularité de groupes comme Sonic Youth, ou God Speed You Black Emperor
