Sauter au contenu principal
actuellecd

[Entretien avec un musicien-compositeur en électroacoustique], Sébastien Roux de passage à Montréal dans le cadre du festival Akousma

Charles Prémont, Le Lien multimédia, 11 décembre 2008

Originaire de Lyon, maintenant Parisien, Sébastien Roux se dit musicien avant d’être un compositeur. Malgré tout, le jeune trentenaire figure parmi les artistes de la scène électroacoustique qui réussissent à sortir un album, ou du moins un projet, par an. «Je me déplace beaucoup, j’ai la chance de faire pas mal de spectacles, dit-il. Je travaille beaucoup avec les gens de la danse et avec des artistes visuels.» Son dernier album, Songs, a été lancé sur l’étiquette 12K de New York. Revenant tout juste d’un voyage dans la métropole américaine, Sébastien Roux présentait les influences qui l’inspirent dans son travail lors d’une conférence organisée par le festival Akousma.

N’étant pas un académicien, c’est par le rock qu’est passé Sébastien Roux pour en venir à l’électroacoustique. «Je fais de la musique depuis que j’ai 13 ans, explique-t-il. J’avais un groupe rock avec lequel on a fait beaucoup de musique expérimentale, un peu dans le style de Godspeed You Black Emperor! Lorsque le groupe a cessé d’exister, j’ai continué dans cette veine. Au début, je faisais guitare, pédales d’effets et ordinateur. Après j’ai fait guitare et ordinateur et finalement, aujourd’hui, j’utilise seulement mon portable.» Il utilise principalement Max/MSP pour créer ses œuvres ainsi que des logiciels de montage audio.

Le jeune artiste tire ses influences de tout ce qui lui tombe sous la main. De la musique, dont une rencontre marquante avec le compositeur George Aperghis, mais aussi des films, des documentaires radiophoniques et des livres. «Le documentaire m’intéresse beaucoup, explique-t-il. Le documentaire filmé, mais aussi ceux que l’on produit pour la radio. Il y a énormément de textures dans ces œuvres.»

Son prochain projet, Concaténative Music, est né d’une collaboration avec l’artiste Vincent Epplay et sera lancé sous l’étiquette Brocoli. «C’est de la musique qui est basée sur des collages et qui s’inspire beaucoup des années 60. Pour collaborer, chacun travaillait sur sa partie. Après on finalisait le morceau ensemble. Chaque pièce a subi beaucoup d’allers-retours entre nous deux. On avait qu’une seule règle: pas question de revenir en arrière.»

Nicolas Bernier [Faculté de musique – Université de Montréal, Montréal (Québec), 25 avril 2024]
Nicolas Bernier