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  • La plante humaine dans Voir

    «Gravure d’ombres», Georges Privet, Voir, 14 novembre 1996
    jeudi 14 novembre 1996 Presse

    Disons-le d’emblée: La Plante humaine est l’un de ces rares films qui sont si originaux, audacieux et inclassables qu’il est virtuellement impossible de les décrire d’une manière qui leur rende justice. Disons donc que pour son premier long-métrage, après trente ans de carrière dans le cinéma d’animation, Pierre Hébert a choisi de méler gravure sur pellicule et prises de vue réelles au fil d’un film éclaté et extrêmement complexe sur le culte de l’image et la guerre,:la culture orale et le monde moderne. Déroutés? Il y a de quoi…

    En fait, La Plante humaine est — comme toute œuvre purement cinématographique — à peu près impossible à décrirè, elle n’existe que dans la rencontre du son et de l’image, vingt-quatre fois par seconde… Essayons tout de même de dire, pour être un peu plus précis, que cette coproduction entre l’ONF et la Franœ (tournée à Montréal, à Paris et au Burkina Faso) nous plonge au centre du maelstrom d’images entourant Monsieur Michel, un veuf qui mène une vie tranquille avec son chien Léonard

    Monsieur Michel (qui nous apparaît tantôt sous la forme d’un personnage animé, tantôt joué par l’excellent Michad Lonsdale) est un bibliothécaire récemment retraité. Passant ses journées entre la solitude de son appartement et quelques sorties dàns un voisinage inquiétant, il se réfugie graduellement dans un monde où se mêlent ses souvenirs et ses songes, ses livres et la télévision. Le tout, au fil d’un «zapping» narratif qui mêle la violence de son quartier et les reportages sur la guerre du Golfe, le souvenir d’un vieux conte africain, et une réflexion sur le langage et la communication.

    Œuvre extrémement touffue, risquée et ambitieuse, La Plante humaine désarçonne d’abord le spectateur; le mariage entre les scènes animées et les prises de vue réelles, le côté brut, primitif et nerveux de la gravure sur pellicule, ainsi que la complexité narrative (et thématique) de l’ensemble, autant d’éléments qui risquent de dérouter le spectateur. Puis, peu à peu, les éléments de la vaste tapisserie tissée par le superbe scénario de Pierre Hébert et d’Anne Quesemand se mettent en place et le film exerce — lentement mais sûrement—un charme incontestable. Un charme qui doit beaucoup à l’excellente musique de Robert Marcel Lepage, à la trame sonore de Claude Beaugrand, et à un travail remarquable sur le son…

    On peut, certes, reprocher à La Plante humaine quelques redites et longueurs, ainsi qu’une ambition excessive qui l’amène parfois à courir trop de thèmes en même temps. Et il est clair que le film de Pierre Hébert risque de décevoir sérieusement ceux qui ont une idée classique de ce qu’est un film d’animation. Les autres, en revanche seront sans doute captivés par ce film original, fascinant et inclassable, qui repousse à la fois les limites du cinéma d’animation et du long-métrage de fiction.

    Chants et danses du monde inanimé dans Minimal

    «Review», GC, Minimal, no 13, 13 novembre 1996
    mercredi 13 novembre 1996 Presse

    Integrado numa colecção temática sugestivamente baptizada com a expressão ‘espèces en voie d’exception’ (espedes em vias de excepção), este oisco regista para a posteridade duas séries de cantares e dancas, concebidos como indidos de expressão artistica de ficticias tribos sobreviventes à era da máquina. A primeira série, Collection 1984, em vias de’exceprção’mais acentuada, reedita as gravacoes originais que ilustraram a inRuência das máquinas sobre as concepções musicais. A segunda, Collecton 1996, acrescenta novas composições e tecnologias que, nesta fantasia antropologica, estendem o humor e a versatlidade dos instrumentos de Robert Marcel Lepage (clarinetes, saxofone alto) e René Lussier (guitarra, podocussões).

    Chants et danses du monde inanimé dans Hour

    «Spins», Jim Little, Hour, 17 octobre 1996
    jeudi 17 octobre 1996 Presse

    This reissue of an album originally recorded in 1984 by clarinettist (and alto sax player) Robert Marcel Lepage and guitarist René Lussier is fleshed out by nine tunes done in ’96. The intimacy of the duo contrasts sharply with the shards of actuellism, creating a vaguely disturbing bun challenging recording in a kind of homage to the anomie of the age of the machine. Lussier’s occasionally industrial-sounding guitar effectively displaces and re-contextualizes Lepage’s sometimes more inside, sometimes more outside, playing. 3/5

    Chansons de Douve, Pierre Cartier dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 20 septembre 1996
    vendredi 20 septembre 1996 Presse

    Pierre Cartier is a bassist based in Montréal. He has released a handful of records in the jazz spectrum like Dirigeable (an independant LP release) and Les fleurs du tapis (a CD on Ambiances Magnétiques), while being part of Jean Derome’s Dangeureux Zhoms band and performing the music of Thelonious Monk with the trio Evidence (with Derome and drummer Pierre Tanguay). If these records showcased Pierre Cartier mostly as a jazzman, Chansons de Douve (Songs of Douve) reveals a very gifted composer. This 2-CD set revolves around excerpts from Yves Bonnefoy’s 1953 book Du mouvement et de l’immobilité de Douve (“Of Movement and Stillness of Douve”), stripped-down poems evoking presence and emptyness, the ghostly existence of a woman: Douve. These poems are sung by soprano Angela Trudeau and mezzo-soprano Noëlla Huet, along with Cartier himself who also plays electric bass. The other musicians were mostly recruited from the Ambiances Magnétiques roaster: Jean-Denis Levasseur (sax), Jean Derome (sax and flute), Ivanhoe Jolicoeur (trumpet), Sylvain Jacob (trombone), Tom Walsh (trombone), Pierre Tanguay (drums) and Julien Grégoire (percussion). The music maintains strong connections to chamber and small orchestra contemporary music spiced up with jazz. The influence of Philip Glass and Thelonious Monk are the most obvious. Other references would have to include Montréal guitarist Tim Brady, especially for his cycle Revolutionary Songs, written for his similar Bradyworks ensemble. The beauty emanating from the poems gets amplified through the music: textured moods, at times warm, at times disquieting. Impressive orchestral skills are enhanced by a soothing way of using dissonance. The usually self-effacing bassist has committed an ambitious and strongly poetic work which deserves to be discovered. Strongly recommended.

    Impressive orchestral skills are enhanced by a soothing way of using dissonance. The usually self-effacing bassist has committed an ambitious and strongly poetic work which deserves to be discovered.

    T’auras pas ta pomme dans Megafon

    «Review», LF, Megafon, no 1, 1 septembre 1996
    dimanche 1 septembre 1996 Presse

    Este primeiro registo de L’Orkestre des pas perdus, projecto assinado pelo trombonetista Claude St-Jean. of efece-nos o tipo de música que se pode ouvir com prazer nos dias em que não apetece lazer outra coisa a não ser preguiçar, junto de uma chávena de chá, por exemplo, numa festiva tarde de domingo. Por doze temas onde se cruzam variadas influencas desde o jazz e do funk até ao género de musica que se ouve nos circos e fentarras, sons originais jovialmente entrelaçados por um trombone, um trompete, dois saxofones, uma bateria e um sousafone, resultam num agradável conjunto de composições vivas e coloridas.

    Chants et danses du monde inanimé dans Megafon

    «Review», GC, Megafon, no 1, 1 septembre 1996
    dimanche 1 septembre 1996 Presse

    Integrado numa colecpao temática sugestivamente bapbzada com a expressáo «espèces en voie d’exception» (espécies em vias de excepçáo), este aisco regista para a posteridade duas séries de cantares e danças, concebidos como indicos de expressáo artistica de ficticias tribos sobrevrventes à era da máquina. A primeira serie, Collection 1984, em vias de’excepçäo’mais acentuada, reedita as gravapoes originais que ilustraram a innuencia das maquinas sobre as concepçòes musicais. A segunda, Colleckon 1996 acrescenta novas composigoes e tecnologias que, nesta fantasia antropologica, estendem o humor e a versatilidade dos instrumentos de Robert Marcel Lepage (clarinetes. saxofone alto) e René Lussier (guitarra, podocussoes)

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