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  • Muets dans Kerozen

    «Critique», BN, Kerozen, no 23, 1 juin 2000
    jeudi 1 juin 2000 Presse

    Après nous avoir offert Bavards, un disque plus «free» et acoustique, Klaxon Gueule (Bernard Falaise, Alexandre St-Onge et Michel F Côté) réplique d’une asymétrie avec son deuxième album Muets. Malgré l’approche ambiante, le dynamisme y est toujours présent. Muets est composé de deux couches. La couche électro et la couche acoustique. Le résultat: un album électroacoustique au sens premier du terme. Une chaleur humaine s’en dégage même si la musique peut nous sembler «électroniquement» froide. Fans de textures, vous ne serez pas déçus. Les nuances sont si présentes, que nos mains pourraient les saisir.

    Fans de textures, vous ne serez pas déçus. Les nuances sont si présentes, que nos mains pourraient les saisir.

    Petit traité de sagesse pratique dans emoRAGEi

    «Critique», SM, emoRAGEi, no 10, 1 juin 2000
    jeudi 1 juin 2000 Presse

    Contrairement à celui de Joane Hétu, le nouvel album de Diane Labrosse (également ex Justine) comporte plusieurs invités de marque (entre autre Michel F Côté, Jean Derome, Martin Tétreault et Hétu) et est par le fait même beaucoup plus étoffé et moins égocentrique. Une suite de chansons miniatures (il y en a 37!), déconstruites, aux textes parfois moqueurs, parfois ironiques, souvent abstraits qui puisent leur inspiration de proverbes, expressions et références populaires. Ces formulations désuètes sont remaniées avec un humour étrange et “modernisées” en quelque sorte par une Labrosse allumée. Souvent jazz et planante, parfois baroque, médiévale ou contemporaine avec un soupçon de blues et de folklore mais toujours expérimentale, la musique de Labrosse n’est certes pas facile à décrire: un collage d’ambiances bizarres, d’humeurs changeantes et de textes décousus. Un disque touffu qui se laisse quelque peu apprivoiser au fil des écoutes. Intéressant pour ceux qui aiment le risque. (7/10)

    Un disque touffu qui se laisse quelque peu apprivoiser au fil des écoutes. Intéressant pour ceux qui aiment le risque.

    Seule dans les chants dans emoRAGEi

    «Critique», SM, emoRAGEi, no 10, 1 juin 2000
    jeudi 1 juin 2000 Presse

    Un saxo qui se lamente. Des souffles, des cris déchirants, des balbutiements, des râlements et différents bruits de bouche (parfois à la limite du supportable). Et des textes archi simplistes récités à la manière d’un robot. Voilà précisément ce que comporte le premier album solo de l’ex saxophoniste de Justine, des Poules et de Wondeur Brass, réalisé et produit par la principale intéressée. Attention! Ce n’est pas de la “musique” à proprement parler mais plutôt un “trip” sonore extrêmement personnel et extrêmement minimaliste. Un exercice très déroutant a travers l’univers restreint de Hétu. Un “chant du corps” qui relève plus souvent qu’autrement du pur nombrilisme et du n’importe quoi. La musique de Justine semble pop à comparer avec ceci! Pour oreilles très averties et aventureuses à la recherche de quelque chose d’inédit. Les noninitiés s’ennuieront à mourir. Soyez prévenus! (5/10)

    Pour oreilles très averties et aventureuses à la recherche de quelque chose d’inédit.

    La musique de mon disque dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 1 juin 2000
    jeudi 1 juin 2000 Presse

    The most eclectic percussionist in Montréal, Pierre Tanguay is having as much fun with traditional Mediterranean music (with the Strada ensemble) than in Ambiances magnétiques large-scale free improvisational bands. He released his first solo album after being active as a player for over twenty years — he’s been on most Ambiances Magnétiques records since 1990. On La musique de mon disque (The Music on my Record), the listener is invited to a delicate exploration of the rhythmical and resounding universe of Pierre Tanguay. With the exception of a six-minute track, the 16 pieces vary in length from 2:30 to 4:30. These little snapshots are made with drums from various origins, small objects, glasses, bottles, bells. Tanguay slows down some sounds to reveal their inner textures. The result is charming: intriguing sound sculptures, little kaleidoscopic universes. Don’t look for a beat — on this record, Tanguay caresses a lot more than he hits. His music isn’t challenging, it is as unpretentious as the title announced — simply the illustration of a percussionist’s sound universe.

    … a delicate exploration of the rhythmical and resounding universe of Pierre Tanguay […] His music isn’t challenging, it is as unpretentious as the title announced — simply the illustration of a percussionist’s sound universe.

    Tête à queue dans Pasazer

    «Review», IS, Pasazer, no 14, 1 juin 2000
    jeudi 1 juin 2000 Presse

    Czerpiacy z doswiadczen rockowej awangardy kwartet kanadyjski. Rockowo-jazzowoetniczne instrumentarium wzbogacaja dwa samplery, ale nie ma fetyszyzowania techniki, est za to prawdziwa namietnosc grania. Frankofoni maja zupernie odmienne od Anglosasow wyczucie formy i tresci. Sa bardziej otwara, lecz i subtelni w wyrazaniu uczuc, a tym samym nam blizsi Dziwne piosenki-nieposenki konstruowane jak eksperymeritalna muzyka powazna Duzo ruchu, zgielku, zmian, barw zaskoczen Proba uwspolczesnienia idiomovv znanych w kregru Rock in Oppositiun Udana Sadzc ze grupa cieszyladv sie w Polsce rownyn, powodzeniem, co Volapuk, gdyby sorowadzic ja do nas na Koncerty To ten sam nurt angazujacych emojonalnie korstruji Pytaj u Palzewskiego.

    Petit traité de sagesse pratique dans Kerozen

    «Critique», BN, Kerozen, no 23, 1 juin 2000
    jeudi 1 juin 2000 Presse

    Sur Petite traité de sagesse pratique, Diane Labrosse remodèle et actualise trente-sept proverbes en leur collant chacun une ambiance bien distincte. Ce qui nous donne droit à un «free jazz» pour le proverbe Rien ne sert de mourir quand on a tout son temps, à une pièce de type «crooner» pour Qui aime trop souvent récolte l’Herpès et à un «jingle» sur Bière qui coule fait de la mousse. Et il ne s’agit que de trois exemples sur trente-sept! La cohabitation langage/musique est tellement éminente qu’elle nous force à tenir compte du tout et non à écouter seulement ce qu’il nous plaît. L’humour avec lequel chacune de ces pièces miniatures est traité rend l’écoute de l’album facile et légère sans jamais être insipide. Tiré de son spectacle Petit à petit l’oiseau fait son cri, Labrosse (accompagnée d’une dizaine de musiciens) a bien recréé les ambiances moqueuses et fantaisistes qui se dégageaient du Théâtre de la petite chapelle à Montréal (quelques pièces du disque proviennent de ce concert). Une fois de plus la gang d’Ambiances magnétiques prouve que les concepts se suivent mais ne se ressemblent pas.

    L’humour avec lequel chacune de ces pièces miniatures est traité rend l’écoute de l’album facile et légère sans jamais être insipide.
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