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  • Strand, Under the Dark Cloth dans Coda Magazine

    «Review», Randall Mcilroy, Coda Magazine, no 294, 1 novembre 2000
    mercredi 1 novembre 2000 Presse

    Jean Derome pays homage to photographer Paul Strand through his compositions for the film Strand, Under the dark cloth (Ambiances magnétiques AM 064 CD). A setting like this could impose limitations. Consider the timing, musical vignettes that tick in at 24 seconds to just over four minutes on 18 tracks. However, Derome turns out to be a person with flair and each of the tunes tells a story, no matter the time. The portraits he unveils are hypnotic, gorgeous and stunning. He is not averse to staying away from free expression that melds percussion heavy grooves, voices and a melodic imprint in its rythmic texture. Adding that final touch to a rewarding album is the eclectic voice of Karen Young.

    Chansons d’un jour dans Regards sur la ville

    «Critique», Marie-Ève Belzile, Regards sur la ville, no 2:10-11, 27 octobre 2000
    vendredi 27 octobre 2000 Presse

    C’est la suite de Vous seriez un ange, 10 ans plus tard. La démarche de cette artiste ne peut être comparée en rien avec les tendances actuelles de la musique québécoise. Cette chanteuse signe, ici, les textes et la plupart des musiques. Tantôt sur fond de blues, de valse ou de tango, elle défile de sa voix claire parfois monocorde et saccadée ses dix nouvelles chansons dont les thèmes de l’amour de la contemplation et de l’étrangeté s’imposent. Ses textes révèlent le fait qu’elle est également écrivaine. Trois romans ont déjà été publiés dont Les Vertiges Molino en 1996. Ce disque déstabiiise. La voix et les textes prennent toute la place. La musique est murmurée. L’anglais et l’italien se mêlent au français dans une des chansons. Tout est une question de goût. Cet album ne lui ouvrira certainement pas la porte du succès populaire, cependant, il faut souligner le courage de cette artiste qui tente de s’imposer dans sa lignée bien à elle. Certains paroles réussissent tout de même à attirer l’attention comme dans la pièce Toutes ces larmes: «Toutes ces larmes qui n’ont pas été pleurées. Pour les territoires occupés. Les cités perverties. L’espoir craqué. Toutes ces larmes. Qui n’ont pas coulé. Dans la rougeur de l’aube. Dans la fureur du soir. Dans la maladie des arbres.»

    Do dans Voir

    «Critique», Nicolas Tittley, Voir, no 713, 19 octobre 2000
    jeudi 19 octobre 2000 Presse

    «Tous les sons sur ce disque ont été produits avec des guitares électriques ou acoustiques. Pas de basse, synthé ou percussions.»

    Ça a beau être écrit noir sur blanc, c’est parfois difficile à croire tant le résultat est stupéfiant. Membre actif d’un tas de groupes de la scène actuelle (Klaxon Gueule, Miriodor, Papa Boa), accompagnateur de Marie-Jo Thério et réalisateur de Jorane, le caméléonesque Bemard Falaise nous a maintes fois prouvé son talent. Sur ce premier album solo, il explore la guitare sous des angles inédits, avance en grattant, tirant et caressant, allie salves punk et échos électroacoustiques. La variété de textures obtenues, par déformations, accumulations et torsions en tous genres, témoigne aussi de ses aptitudes de réalisateur Ici, pas d’esbroufe ou de démonstrations techniques inutiles (l’homme n’a rien d’un Yngwie Malmsteen!), simplement un guitariste qui joue comme il respire. ★★★★

    Do
    ★★★★

    Live à la Casa dans Voir

    «Critique», Claude Côté, Voir, no 713, 19 octobre 2000
    jeudi 19 octobre 2000 Presse

    Dix-huit ans après sa mort et vingt-huit ans après sa dernière prestation, l’inimitable et mythique pianiste Thelonious Monk demeure encore un objet de fascination. Artiste aux doigts imprévisibles et à la technique peu orthodoxe, au-delà de Round Midnight, Monk aura marqué les années soixante avec une déconstruction des structures, tout comme le fait depuis 1985 le groupe Évidence (Jean Derome au saxophone alto, Pierre Tanguay à la batterie et Pierre Cartier à la basse électrique). Si, pour Derome, jouer Monk est un hobby, cette captation à la Casa Obscura en juin 1999 nous présente le trio en explorateurs impénitents, conscients de la source d’enseignement à laquelle ils s’abreuvent. Bravo pour le choix plus obscur des pièces. ★★★★

    Bravo pour le choix plus obscur des pièces.
    ★★★★

    Live à la Casa dans Ici Montréal

    «Critique», CR, Ici Montréal, 19 octobre 2000
    jeudi 19 octobre 2000 Presse

    Musicien introspectif et toujours en train de reconstruire sa musique quand ce n’est pas celle des autres, Thelonious Monk donne beaucoup de maux de tête à qui veut interpréter ses classiques. Le trio Jean Derome (saxophone), Pierre Tanguay (batterie) et Pierre Cartier (basse) est tout aussi aventurier que le fut Monk. C’est avec une fougue non dissimulée que nos trois compères se jettent corps et âme dons l’arène. Straight, No Chaser est joué d’une façan redoutable avec des attaques particulièrement cinglantes de Derome; Reflections est interprété avec beaucoup de douceur, tandis que les six autres pieces restent dons l’esprit monkien: revendicateur, intelligent, bref… actuel. 7

    7

    Chansons d’un jour, Geneviève Letarte dans La Presse

    «Letarte, en chanson», Alain Brunet, La Presse, 14 octobre 2000
    samedi 14 octobre 2000 Presse

    Folk Actuel, rythmes qui trottinent, pastels jazzy, minuscules pointes de rock, le tout enrobé par la voix mince d’une diseuse — difficile à supporter dans le registre aigu, en ce qui me concerne. Les mots? Contemplation du quotidien, états généraux de la relation amoureuse, diffraction de l’actualité, fortes injections de sensualité. Il y a aussi des mots étrangers… Inventés? Au fil des ans, Geneviève Letarte a construit un univers riche et singulier, autour duquel gravitent littérature, musique et théâtralité. Voici la dimension chanson, enrobée d’une musique qui nous rappelle une avant-garde des années 80. Letarte ne souffre visiblement pas de jeunisme, en tout cas. Si elle nous a pondu un travail solide et cohérent au plan littéraire, elle ne me semble pas s’être parfaitement lovée dans la forme chanson—dont le cadre musical est, pourtant, assuré par l’excellent guitariste et compositeur Claude Fradette. A-t-elle vraiment choisi le cadre, musical qui lui convient? D’où ce tout petit malaise qui accompagne parfois mon écoute.

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