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  • Bebe Donkey dans emoRAGEi

    «De zéro à disque», Nicolas Pelletier, emoRAGEi, 13 octobre 2008
    lundi 13 octobre 2008 Presse

    Voici un paradoxe intéressant. La musique d’Antoine Berthiaume (de Montréal, guitariste à effets) et de MaryClare Brzytwa (de Cleveland, Ohio, flûtiste et manipulatrice d’effets informatisés) est généralement constituée d’éléments artificiels. On n’entend que très rarement les cordes de la guitare ou le souffle dans la flûte. C’est plutôt un magma sonore mouvant qui s’offre à nos oreilles sur cet album.

    Et pourtant, cette musique est étonnamment vivante! Elle respire, elle bouge, elle est organique! La série d’improvisations à laquelle se sont livrés les deux musiciens se déploie comme des nuages d’ambiances, qui pourraient être comparées visuellement au mouvement magique d’un banc de poisson ou d’une nuée d’insectes: ça grouille dans tous les sens, on y entend plein de petits détails, mais c’est pourtant cette masse mouvante qui est passionnante et captivante à écouter.

    On peut à la fois se concentrer sur l’aspect mécanique des séquences utilisées et sur la beauté des sons (After), mais c’est en prenant un pas de recul et en se laissant transporter par l’ensemble de ces éléments qu’on prend vraiment son pied.

    Un seul morceau est plus acoustique. Berthiaume et Brzytwa s’y dévoilent de façon plus naturelle avec flûte réverbérée et accords de guitare sèche à effets. La seule exception qui nous transporte dans un monde mi-new age, mi-Sigur Rós, sur ce Bebe Donkey. Autrement, c’est une véritable navigation spatiale qui nous transporte. Belle réussite!

    … cette musique est étonnamment vivante!

    Shruti Project dans Blow Up

    «Altrisuoni», Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no 125, 1 octobre 2008
    mercredi 1 octobre 2008 Presse

    Il musicista indiano — ma canadese d’adozione — Ganesh Anandan ha sviluppato da anni una sua personalissima ricerca sulla percussività più desueta e improbabile, applicando concezioni di origine indiana alle superfici meno prevedibili (tutte eccetto quelle classiche) e con le tecniche meno ovvie (sfruttando soprattutto le dita). In maniera non dissimile il compositore John Gzowski si è dedicato allo studio degli strumenti a corda inventandone di personali e sfruttando quelli esistenti con preparazioni e tecniche estremamente originali; entrambi hanno alle spalle esperienze e sodalizi decennali a metà tra classica contemporanea e avant-jazz, da Hans Reichel a Paolo Angeli. Questi, in breve, i curricola che hanno porato i due a collaborare una prima volta oltre dieci anni fa ma solo oggi a concretizzare un progetto che ne rappresenta al meglio il punto d’incontro nell’interesse nutrito da entrambi per le accordature e gli accostamenti meno ortodossi. Con lo Shruti Project hanno difatti realizzato una serie di improvvisazioni basandosi su metodologie di origine indiana e indonesiana (“shruti” è un termine sanscrito che denota tonalità e intervalli) ma concezioni compositive della contemporanea occidentale; Gzowski suona una “Harry Partch guitar” (cioè una riproduzione della “chitarra adattata” di Partch e altri strumenti di propria invenzione o preparazione (dowel elettrificato, ukelin, 19-tone guitar), Anandan metallofono, kanjira, moorching, barattoli e uno “shruti stick” elettrificato, vale a dire uno strumento a 12 corde da suonare con bacchette, dita e archetto. Ciò che si ascolta è, a restar cauti, originale nonché del tutto difforme rispetto a qualunque altra possibilità conosciuta; per dare un’idea, inevitabilmente ovvia e comunque vaga, è un po’ come ascoltare Ravi Shankar, Harry Partch e Hans Reichel esattamente nello stesso momento (a prtire dall’iniziale I Am Inside Looking Out). Movimenti che hanno il sapore di un jazz incredulo e stupefatto costruito su scale e assolo del tutto imprendibili (At My Critical Counterpart), raga sfatti tra percussioni microtonali e movenze circospette (Except Maybe the Sounds, Past Things We Don’t Recall o We Listen and Act, con la voce recitante di Anandan, allunghi e dilatazioni come un esperimento di John Fahey e un altro di Sandy Bull mixati e rallentati fino al rigurgito e alla scomparsa (Nothing Is Familiar, And Intuition Should Fail Us, improvvise certezze che fanno pensare “ecco!“ e subitanei viluppi che ammutoliscono (While the Tape Recorder In the Mind, la giga percussiva With Our Intention and Instinct, quella specie di ballad che si chiama Meanders Through Familiarity). Non saprei dire se questo disco è un capolavoro; certo è che aggettivi come “inaudito” e “spiazzante” non bastano a qualificarlo e alla fine sono persino fuorvianti. Come titola uno dei pezzi, In A New Land, No Man’s Land. (8/10)

    Je ne saurai pas dire si ce disque est un chef-d’œuvre; ce dont je suis certain, c’est que le fait de le qualifier d’ “inouï” et de “déroutant” serait tout à fait un leurre.
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    Érick d’Orion dans Ceci n’est pas une pipe

    «Flotter dans la forêt d’ifs et d’asphalte», Big Sista, Ceci n’est pas une pipe, 22 septembre 2008
    lundi 22 septembre 2008 Presse

    À La chambre blanche en ce moment, nous est offert la très précieuse occasion de s’abandonner à l’image et au son, de flotter sans attaches hors du temps, de déambuler en apesanteur dans un espace qui n’est nulle part.

    C’est une proposition éminemment onirique que nous fait Érick d’Orion avec son installation: Forêt d’ifs, lieu étrange, du genre de ceux que l’on voit dans nos rêves ou même à la limite nos cauchemars. Dans ce travail, d’Orion unit deux environnements très différents: la forêt d’ifs de l’île d’Orléans et les abords urbains de La chambre blanche. Il crée une image sublimée de la superposition des lieux et projette des images saccadées, fondues en lumières blanche et verte, Au cœur de l’image comme le cœur emballé qui bat, le son vibre et nous enveloppe.

    En intégrant pour la première fois la vidéo à son travail audio, il nous livre un espace déroutant qui transforme notre rapport avec les choses les plus simples du quotidien; le bruit des moteurs, la lumière et les couleurs de la forêt, la présence blanche de la ville. On peut donc suivre l’artiste dans une ballade à travers une forêt improbable, où la ville se surimpose parfois à travers des sons sec, qui résonnent et cognent. Toute la bande sonore a quelque chose de presqu’obsédant et, sans le vouloir, on se met à tendre l’oreille pour capter des sons, on écarquille les yeux pour discerner des repaires familiers qui nous raccrocheraient au réel.

    C’est encore une fois une œuvre redoutablement efficace qui a le pouvoir d’animer dans nos têtes une beauté à la fois familière et étrange.

    Vous le savez je suis toute nouvelle dans ce monde de l’art audio et j’avance avec enthousiasme et sans retenue sur ce territoire non balisé. Je suis fascinée par la faculté qu’a l’art audio (le bon on s’entend) de brosser des tableaux complexes, de faire surgir des images qui se collent à notre rétine. Finalement l’art audio (le bon) est une forme d’art visuel, je pense…

    À La chambre blanche en ce moment, nous est offert la très précieuse occasion de s’abandonner à l’image et au son, de flotter sans attaches hors du temps, de déambuler en apesanteur dans un espace qui n’est nulle part.

    Geisteswissen­schaften dans Neural

    «Recensione», Aurelio Cianciotta, Neural, 16 septembre 2008
    mardi 16 septembre 2008 Presse

    Di base in Québec, Aimé Dontigny, si rivela senz’altro compositore che sfugge a catalogazioni precise, fondatore e membro del collettivo free-noise Napalm Jazz, animatore della stessa etichetta, la No Type, sulla quale vede adesso la luce questo Geisteswissenschaften’, sua seconda opera, una raccolta che accomuna oltre un decennio d’incisioni e ben rimestati progetti musicali, condensati in diciasette urticanti ed ipervivide tracce, astratte e contorte, sommatoria di sample, frammenti, elucubrazione ispirata e messa in pratica d’un approccio plunderphonico accuratamente meditato. Un collage sonoro che investe più generi e dimensioni d’ascolto, espressione artistica che in musica recupera quelle maniere delle avanguardie storiche, puntuali nella miscellanea emotiva dei temi — nel cut-upping di matrice surrealista, ad esempio — primigenie forme del moderno, oggi modulate ancora in fecondi sperimentalismi, gliccerie ed obliqui trasalimenti letterari (non a caso sintonizzati sui riferimenti alquanto ‘canonici’ di certo decostruzionismo poetico ed antagonista… leggasi William S Burroughs, Anthony Burgess, Guy Debord…). Ai margini dell’elettrocustica, dell’elettronica e dell’audio-art Geisteswissenschaften è comunque un opera avvincente per fruizione, certo non per tutti ma neanche — nell’approcciarla — particolarmente bisognosa di troppe sovrastrutture concettuali.

    Un collage sonoro che investe più generi e dimensioni d’ascolto, espressione artistica…

    Édifices naturels dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Lancements», Gabriel Bélanger, SOCAN — Paroles & Musique, no 15:3, 15 septembre 2008
    lundi 15 septembre 2008 Presse

    La pianiste montréalaise Brigitte Poulin interprète pour nous les œuvres de quatre importants compositeurs canadiens. James Harley, Ana Sokolović, Denys Bouliane et Paul Frehner prêtent ainsi leur musique à cette interprête de grand talent qui évolue avec brio dans les nombreuses sphères de son instrument. Elle explore en effet avec beaucoup d’à-propos les “édifices naturels” construits pas ces créateurs. D’une écoute facile, ce disque est un bel exemple d’une musique qui, malgré sa complexité, ne devient pas hermétique.

    ce disque est un bel exemple d’une musique qui, malgré sa complexité, ne devient pas hermétique.
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