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  • Chroniques dans Le Lien multimédia

    «Critique», Charles Prémont, Le Lien multimédia, 8 avril 2010
    jeudi 8 avril 2010 Presse

    Projet mené par Alexis Bellavance, Chroniques est une incursion sonore dans différents lieux publics. Équipés d’une boîte audio enregistrant leurs alentours, quatre artistes, Érick d’Orion, Nicolas Bernier, Nelly-Ève Rajotte et Alexis Bellavance, ont concocté chacun un paysage audio qui force l’immersion et remet en question nos perceptions. Entre la pièce de musique concrète et la bande sonore d’un film, les compositions de Chroniques sont intrigantes et originales, obligeant notre imagination à nous amener dans ces lieux où les compositeurs sont passés.

    Si l’idée de Chroniques demeure relativement simple, les résultats, eux, sont d’envergure. S’adressant clairement à un public averti, les artistes se sont amusés à déformer, chacun à leur façon, la réalité sonore pour présenter un paysage musical impressionniste et captivant. Les pièces de Chroniques nous envahissent, elles affectent notre corps. Difficile de ne pas vagabonder dans son esprit à l’écoute de ces sons à la fois singuliers et familiers. On en vient à confondre les sons de la musique avec des sons de l’extérieur. Faites attention si vous écoutez Chroniques en voiture!

    Offrant une belle diversité d’intensité, Chroniques puise sa force dans sa simplicité. Si la musique concrète nous entraîne parfois sur des terrains désorientants où nos repères s’évaporent, ces Chroniques réussissent au contraire à nous ancrer dans le réel. Par des modifications tout en nuances, les artistes transforment subtilement les sons urbains et rythmes et en musique. Une expérience intéressante et amusante, alors que l’on est toujours tenté d’identifier le lieu d’enregistrement. Il en résulte une écoute profonde et intellectuelle qui sait demeurer ludique, ce qui l’allège considérablement. Une franche réussite.

    Une franche réussite.

    Our Balls Are Like Dead Suns dans CISM

    «Reprendre ce qui nous est dû», CISM, 8 avril 2010
    jeudi 8 avril 2010 Presse

    Probablement l’album qui offre le plus de «torque» sur notre scène locale depuis le Failed Musician du groupe Nutsak. Cependant, ici, c’est en plus sérieux. Un groupe à part entière ajoutant une profondeur inégalée par la trompette (parfois-souvent distorsionnée) de Philippe Battikha, les rythmes disjonctées de Patrick Dion et la grosse basse sale, très sale (parfois douce-oh-que-douce) de Mivil Deschenes. Et permettez-nous de nous réapproprier ce terme. «Sale». Messieurs de la scène garage-rock, du nouveau-anti-grunge, du folk-de-sous-sol-mal-enregistré, nous reprenons le terme. Désolé, vous avez eu votre chance. Et si cette affirmation fait ressortir ce qu’il vous reste de ce vieux fond de jeune-contestataire-punk-anti-déréglementation-des-marchés-post-80-90-00, ben mettez le CD de La Part Maudite dans votre vieux discman 90-secondes-anti-skip-extra-bass et préparez-vous à expérimenter la fonte complète de l’ensemble de votre centre nerveux. Du moins, de ce qu’il en reste.

    Probablement l’album qui offre le plus de «torque» sur notre scène locale depuis le Failed Musician du groupe Nutsak.

    Quatuor Bozzini dans La Scena Musicale

    «Le goût du risque», Myriam Bonfils, La Scena Musicale, no 3:3, 1 avril 2010
    jeudi 1 avril 2010 Presse
    N’ayant pas froid aux yeux, le groupe ne joue que la musique à laquelle il croit, repoussant sans cesse les limites de l’expérimentation musicale.

    My 20th Century dans Wonderous Stories

    «Avant Prog», Vincenzo Giorgio, Wonderous Stories, no 17, 1 avril 2010
    jeudi 1 avril 2010 Presse

    […] Mi riferisco alla nuova opera del chitarrista/compositore Tim Brady che con My 20th Century ci regala la sua personalissima sintesi del secolo appena concluso. Dapprima è la narrazione per chitarra sola di Strumming (curiosamente dedicata a John Lennon), una sorta di crocevia tra il Fripp più estremo e una sorta di Mike Oldfield in formato lisergico. Poi tocca al post-serialismo di Traces, composizione molto ardita per quintetto semi-acustico che, successivamente, lascia il campo ai quasi venti minuti di Hommage à Rosa Luxemburg. Anche qui siamo proiettati nel cuore delle avanguardie del primo novecento dove un lacerante paesaggio elettronico ospita lunghi fraseggi per quartetto d’archi, situazione che — sebbene con una dose di ulteriore drammaticità — viene riproposta in Double Quartet (Hommage à Dmitri Chostakovich) articolata in tre movimenti: Impossible Pizzicato Machine, An Infinity of Four e Hockey Canon, Fugue che vede nell’armonizzazione introspettiva del movimento centrale il suo momento migliore. L’uscita è completata da un dvd che ripropone le medesime composizioni abbinandole ad un percorso visivo.

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