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  • Récits de neige, Tryptique musique d’hiver dans La Scena Musicale

    «Critique», Marc Chénard, La Scena Musicale, 1 mars 2011
    mardi 1 mars 2011 Presse

    Connue surtout comme improvisatrice et complice de presque toutes les occasions de son conjoint Jean Derome, Joane Hétu vole aussi de ses propres ailes, sa plus ambitieuse initiative étant sa Trilogie de l’hiver, dont le présent compact vient conclure le cycle. Dix ans après la sortie du premier volume (Musiques d’hiver) et quatre ans après le second (Nouvelles musiques d’hiver), ce point d’orgue du triptyque porte bien son titre, car on y entend les musiciens du groupe, voire des tierces parties, racontant à tour de rôle une anecdote personnelle sur la saison. Ces récits constituent en quelque sorte des traits d’unions insérés dans les quinze plages du recueil, regroupées en quatre blocs oscillant entre les 15 à 20 minutes. Lors de l’enregistrement en concert, une série de projections sur écran servaient de complément aux multiples musiques habilement enchevêtrées, dimension ici manquante en dépit des quelques photos (minuscules) incluses dans le livret. Un DVD aurait sans doute rehaussé l’effet global, mais il faut tout de même saluer Joane Hétu pour son travail conceptuel, même certains passages compositionnels très maîtrisés. Notons en terminant que la trilogie complète est disponible dans un coffret à prix spécial.

    il faut saluer Joane Hétu pour son travail conceptuel, même certains passages compositionnels très maîtrisés

    24 Frames — Trance dans Montreal Mirror

    «Music Reviews», Lawrence Joseph, Montreal Mirror, 24 février 2011
    jeudi 24 février 2011 Presse

    It’s oddly fascinating to hear distorted, Van Halen-like guitar riffs deconstructed into tightly wound electroacoustic compositions. Lacking drums and bass, and trading the grit of rock clubs for the pristine studio, an atmosphere of reverberated coldness pervades this CD/DVD set. Brady is a master technician, creating endless textural variety from layered guitars with time-warping effects, whipping up shimmering walls of electric teardrops. The CD’s tracks reappear on the DVD, accompanied by Messier’s swirling, jittery videos—mostly abstract, but includ­ing some manipulated film loops of Montréal scenes, a perfect complement to the music. 8/10

    Brady is a master technician

    Jean Derome, Joane Hétu: Le mensonge et l’identité dans Voir

    «Guide disques», Réjean Beaucage, Voir, 17 février 2011
    jeudi 17 février 2011 Presse

    Créée à Cologne en 2008 lors du Forum Neue Musik, Le mensonge et l’identité est une œuvre en trois mouvements que le Quatuor Bozzini a commandée à Jean Derome et Joane Hétu. Les voix des instrumentistes se mêlent à la musique et peuvent être perçues aussi bien comme une illustration du propos musical que comme une diversion. Tous les trucs d’écriture pour quatuor y passent, et c’est en soi un bel hommage au talent des musiciens, qui doivent aussi se déplacer durant l’interprétation. Hétu et Derome sortent de leur zone de confort et cela leur réussit tout à fait. L’œuvre sera reprise le 21 février, 20 h, à l’Agora de la danse dans le cadre du festival MNM.

    Hétu et Derome sortent de leur zone de confort et cela leur réussit tout à fait.

    Jean Derome, Joane Hétu: Le mensonge et l’identité dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 16 février 2011
    mercredi 16 février 2011 Presse

    Le Quatuor Bozzini (quatuor à cordes de Montréal) interprète une œuvre confondante signée Jean Derome et Joane Hétu. Le mensonge et l’identité se détaille en trois mouvements et fait appel à la parole et au déplacement scénique, en plus de gestes musicaux plus attendus d’un quatuor à cordes. Le texte prend beaucoup de place dans l’œuvre et se compose de bribes de sagesse d’auteurs célèbres (et mentionnés) constituant des vérités, des demi-vérités et des mensonges, ainsi que de détails biographiques (vrais ou faux) sur les interprètes. Le tout prend la forme d’une suite plutôt lourde, où la parole interrompt fréquemment le flot musical, lui-même assez rapide sauf quelques moments de lyrisme. On ne s’ennuie pas vraiment sur ce disque, parce qu’il s’y passe beaucoup de choses, mais ce n’est une écoute ni facile ni entièrement convaincante, du moins dans une première passe. J’y reviendrai.

    On ne s’ennuie pas vraiment sur ce disque, parce qu’il s’y passe beaucoup de choses

    Jean Derome, Joane Hétu: Le mensonge et l’identité dans CISM

    «Disque socialisme», François Dunlop, CISM, 12 février 2011
    samedi 12 février 2011 Presse

    Le projet est séduisant: le Quatuor Bozzini interprètant une œuvre de Jean Derome et Joane Hétu. La crème de la musique actuelle rencontre la crème des petits ensembles contemporains à cordes. Sublime! dirait-on? Pas exactement. Cette crème-double ou ce double-crème (c’est selon) dérange le palet. L’idée d’y incorporer un lot de citations de grands penseurs révolutionnaires (ou moins grands) lues par les interprètes-mêmes (en italien, français, anglais et allemand) était probablement intéressante sur papier, mais, par l’amateurisme de ces orateurs (en matière de spoken word), elle vient constamment interrompre l’écoute de la trame musicale. Par moment, on croirait écouter une version pour enfant du dernier Godard. Reprise donc du Michel Gonneville: Hozhro (Collection QB, 2009) où le quatuor intégrait déjà la lecture de texte de façon un peu brouillon. Dommage, car la thématique imposée par Hétu et Derome de la «cohabitation des différences» est brillamment interprétée par les musiciens, qui jouant dans un contexte beaucoup moins scripté qu’à l’habitude, y offrent de loin, un de leur meilleur disque. Mais, ne perdons pas espoir. Avec chance, quelqu’un produira un DJ cut instrumental question d’y permettre le remixage dans les clubs. Et nous, simple mortels, aurons enfin une raison d’explorer ces boutiques qui vendent des 33 tours dans des jaquettes sans images.

    … est brillamment interprétée par les musiciens, qui jouant dans un contexte beaucoup moins scripté qu’à l’habitude, y offrent de loin, un de leur meilleur disque.
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