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  • Pinta, Niña & Maria dans Le son du grisli

    «Critique», Luc Bouquet, Le son du grisli, 9 février 2012
    jeudi 9 février 2012 Presse

    Trois formations pour trois navires en partance vers l’Amérique. C’était en 1492 et un certain Christophe Colomb n’y était pas pour rien. La Pinta est représentée par le GGRIL (Grand groupe régional d’improvisation libre). La navigation est lente. Les riffs de cordes sont saillants. On transpire dans l’entrepont. Les bois crissent. La tension est constante. La Niña bénéficie des brouillages de l’Ensemble SuperMusique. Appeaux et bruissements électroniques ouvrent le bal. Puis, entre craquements et bruitisme, s’immiscent un zeste de rock, de jazz (Take Five cité) ou de musique ancienne. La Santa Maria sombra le 25 décembre 1492. Pour l’heure c’est l’ECM+ (Ensemble contemporain de Montréal+) qui guide la galère. Les mélodies sont au centre du voyage: mélodies suaves et sans brûlure ni brutalité; mélodies douces et rassurantes, n’annonçant en rien le naufrage à venir.

    Liant les trois parties, deux musiciens. Le premier se nomme Juan del Encina (1468-1529). Il est le compositeur de Todos los bienes del mundo et guide de sa musique profane ce long voyage. La seconde n’est autre que Danielle Palardy Roger, compositrice, percussionniste, fondatrice et directrice musicale de l’Ensemble SuperMusique. Son désir d’explorer musique ancienne et actuelle, musique écrite et musique improvisée, consonance et dissonance ne manque ni de charme ni d’atouts ici. On vous souhaite une bonne traversée.

    On vous souhaite une bonne traversée.

    Envoi dans Le son du grisli

    «Critique», Guillaume Belhomme, Le son du grisli, 7 février 2012
    mardi 7 février 2012 Presse

    Un mois avant de disparaître, Bill Dixon emmenait un nonette à Victoriaville, et donnait son dernier concert. À ses côtés, les musiciens déjà présents sur Tapestries for Small Orchestra: Taylor Ho Bynum, Stephen Haynes, Rob Mazurek, Graham Haynes et Michel Côté, Glynis Loman, Ken Filiano et Warren Smith. En deux temps, Envoi arrange des parallèles et provoque quelques perturbations qui interrogent leur résistance: l’ouvrage de traîne est captivant, que rehausse en plus les incursions qu’y taille la clarinette contrebasse de Côté.

    … l’ouvrage de traîne est captivant, que rehausse en plus les incursions qu’y taille la clarinette contrebasse de Côté.

    Halcyon Science 130410 dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 1 février 2012
    mercredi 1 février 2012 Presse

    Un solide concert d’improvisation libre enregistré en avril 2010 à Toronto. Très belle complicité entre la trompette de Rampersaud et le saxophone d’Evan Shaw (on pourrait aisément croire que certaines lignes ont été écrites). Le travail du percussionniste Tomasz Krakowiak demeure mystérieux — ce Polonais produit des textures très subtiles qui s’entremêlent au reste. Une musique sérieuse mais pas studieuse, exigeante mais jamais forcée.

    Une musique sérieuse mais pas studieuse, exigeante mais jamais forcée

    Year of the Boar dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 1 février 2012
    mercredi 1 février 2012 Presse

    Formé à l’origine à l’ccasion d’une visite d’Anthony Braxton à Toronto, l’AIMToronto Orchestra (Association of Improvising Musicians — Toronto) a poursuivi sa course et publie maintenant son premier album studio. L’orchestre compte 17 membres jouant presque exclusivement des instruments acoustiques. Au menu, sept compositions provenant de ses membres Justin Haynes, Kyle Brenders, Joe Sorbara et Germaine Liu. Les trois pièces de Brenders sont longues, méthodiques et souvent minimalistes — des explorations réussies des possibilités de l’orchestre. Les deux pièces de Haynes, plus courtes, sont tordues et facétieuses, rappelant l’écriture de René Lussier. Un disque solide, autant dans la composition que l’interprétation. Recommandé.

    Un disque solide, autant dans la composition que l’interprétation. Recommandé.

    At Somewhere There dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 30 janvier 2012
    lundi 30 janvier 2012 Presse

    Evan Parker excelle dans les rencontres ad hoc entre improvisateurs. At Somewhere There le présente dans un concert torontois en compagnie du bassiste Wes Neal et du percussionniste Joe Sorbara. Une session de 40 minutes habitée par une belle intensité et quelques surprises, dont l’apparition d’un daxophone si je ne m’abuse.

    Une session de 40 minutes habitée par une belle intensité et quelques surprises, dont l’apparition d’un daxophone

    Solitary Pleasures dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 25 janvier 2012
    mercredi 25 janvier 2012 Presse

    Un bel enregistrement au studio 270, avec le poète Fortner Anderson qui récite et habite ses textes (présentés comme des extraits d’un journal intime), accompagné des improvisateurs Michel F Côté, Alexandre St-Onge et Sam Shalabi, soit presque Klaxon Gueule. Des textes sombres, des musiques qui grincent.

    Un bel enregistrement avec le poète Fortner Anderson qui récite et habite ses textes
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