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  • Danse à l’Anvers dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 11 avril 2011
    lundi 11 avril 2011 Presse

    Le trio formé par Jean Derome (saxo), Normand Guilbeault (contrebasse) et Pierre Tanguay (batterie) est de retour avec, cette fois, un album studio fait de compositions originales (de Derome) et de standards (Ellington, Kirk, Dolphy, Strayhorn et Mengelberg). C’est dans ce projet que Jean Derome épanche le plus son mélodisme, ce qui fait de Danse à l’Anvers un disque convivial, facile d’approche et séduisant pour tout amateur de jazz ayant un minimum d’ouverture d’esprit. Les compos de Derome sont vraiment bien tournées, particulièrement Half-Way House et la pièce titre. Le Rip, Rig and Panic de Rahsaan Roland Kirk est splendidement fébrile et le Poor Wheel de Mengelberg soigneusement confus.

    C’est dans ce projet que Jean Derome épanche le plus son mélodisme, ce qui fait de Danse à l’Anvers un disque convivial, facile d’approche et séduisant pour tout amateur de jazz ayant un minimum d’ouverture d’esprit.

    Danse à l’Anvers dans Le Devoir

    «Jazz — Franz Kafka, Evan Parker et Jean Derome», Serge Truffaut, Le Devoir, 9 avril 2011
    samedi 9 avril 2011 Presse

    Trois nouvelles écrites par Franz Kafka, les trois dernières pour être exact, les déchirements sonores du saxophoniste britannique Evan Parker, réputé pour être un des meilleurs improvisateurs de la planète Terre, un nouvel album en trio qui s’avère la contradiction de la petite œuvre et un dénominateur commun tout en chair: Jean Derome, saxophoniste, compositeur, artiste qui mérite le triple AAA de Moody’s et compagnie.

    Jean Derome, saxophoniste, compositeur, artiste qui mérite le triple AAA de Moody’s et compagnie.

    La Formule Xyz dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 8 avril 2011
    vendredi 8 avril 2011 Presse

    Philippe Lauzier et Pierre-Yves Martel, le nouveau “tag team” montréalais de l’improvisation. On dirait qu’ils sont partout ces temps-ci, et c’est tant mieux: ils sont excellents. Cette fois, ils appliquent leur approche de l’improvisation électroacoustique (saxo capté par micro très rapproché, effets de larsen pour Lauzier; larsen et statique pour Martel) à l’univers du platiniste Martin Tétreault. Des pièces surtout dans les cinq minutes, qui explorent des textures rêches, acidulées, qui grugent doucement les tympans. Beaucoup d’inventivité déployée avec des moyens limités utilisés de manière non orthodoxe. À mettre en parallèle avec le projet Palétuvier, le quintette Denley/Lauzier/Martel/Myhr/Normand et le splendide duo Lauzier/Martel Sainct-Laurens paru chez &records. Avis à mes lecteurs outre-Québec: si vous ne connaissez pas encore cette paire, plongez. Ils sont “the real deal” en improvisation libre.

    Beaucoup d’inventivité déployée avec des moyens limités utilisés de manière non orthodoxe.

    Primero dans Le Devoir

    «Critique», Yves Bernard, Le Devoir, 8 avril 2011
    vendredi 8 avril 2011 Presse

    Les Argentins vous le diront: Irem Bekter est argentine, en profondeur, avec l’accent et les inflexions de la langue et la pleine maîtrise des rythmes irréguliers du nord du pays. Âme forte à la gouaille dans la plainte, elle chante le cri de la terre et ressent la respiration de la voix autochtone. Actrice, elle joue avec les mots, les ralentit, se fait grave, intime, triste, romantique et même aérienne. Danseuse percussionniste, elle pénètre les voies de la chacarera rythmée, la zamba ronde et lente ou la podorythmie du zapateo. Elle est accompagnée d’un groupe très polyvalent qui sait la mettre en valeur tout en élargissant largement les structures de base vers le jazz et la musique improvisée. Mais l’histoire de la vie d’Irem rappelle qu’elle est aussi turque, britannique et maintenant montréalaise. À la fin du disque, elle ouvre vers la Turquie. Elle est l’une des plus belles découvertes montréalaises des dernières années.

    Elle est l’une des plus belles découvertes montréalaises des dernières années.

    Danse à l’Anvers dans CISM

    «Le vieil amant», François Dunlop, CISM, 4 avril 2011
    lundi 4 avril 2011 Presse

    Il n’apparaît qu’en temps de grandes tempêtes hivernales. Avec ses pantoufles fatiguées, sa robe de chambre ténue et son haleine de scotch renouvelée, il incarne le réconfort originel. Seul. Affamé. Salace. Il connait «les grands besoins». Le vieil amant s’installe. L’occasion semble profitable.

    Voilà peut-être ce qui explique le retour inopiné du trio de Jean Derome, Normand Guilbeault et Pierre Tanguay. Ce nouvel album se veut un hybride entre leur The Feeling of Jazz (Ambiances Magnétiques, 2005) et 10 compositions (Ambiances Magnétiques, 2004): six «standards» et cinq compositions de maître Derome. Une suite réussie déjà annoncée par leur performance sur le concert-DVD Étymologie (Ambiances, Magnétiques, 2007). Alors que les pièces de Derome se dénotent par une certaine poigne, celles des Roland Kirk, Dolphy et Ellington taquinent par leurs coulées dignes des plus grandes rivières écossaises.

    Danse à l’Anvers ne réinvente rien, mais tout comme ce vieil amant, il nous rappelle qu’on ne se lasse jamais des «plaisirs familiers».

    Il n’apparaît qu’en temps de grandes tempêtes hivernales. Avec ses pantoufles fatiguées, sa robe de chambre ténue et son haleine de scotch renouvelée, il incarne le réconfort originel. Seul. Affamé. Salace. Il connait «les grands besoins».

    Pink Saliva dans Altremusiche

    «Recensione», Michele Coralli, Altremusiche, 4 avril 2011
    lundi 4 avril 2011 Presse

    Dopo aver toccato vertici di impalpabilità formale dettati da orientamenti glitch di non ritorno (e pensiamo alla parabola microwave di Klaxon Gueule) Michel F Côté e compagni si rituffano in ambienti sonori nei quali timbri e gesti tornano all’umano. Luoghi dell’improvvisazione al posto di pura manipolazione, strumenti reali prima ancora che virtuali. In tempi di transgenia musicale è bene premetterlo. E se l’immaginario di Klaxon Gueule, pur nella più remota distanza dell’etichettatura, poteva riportarci a un mondo della canzone rock, quello di Pink Saliva non può non condurci disordinatamente verso il mondo dello standard jazz più apocrifo e meno rispettoso di quelle tante regole auree che hanno soffocato il genere.

    Jazz, comunque e nonostante tutto, poiché sembra facile riconoscere all’interno dei diversi segmenti cesellati con cura epigrammatica e grande gusto coloristico quel pattern di facile presa che un tempo era ritmo e armonia, e oggi è pulsazione e rumore. E se qua un beat ossessivo fa la sua comparsa tra le macerie di un rave perduto, là un larsen si mescola ad anticaglie psichedeliche per poi dare spazio ad un’ambient contaminata e contraddetta da meditabonde esplorazioni percussive nelle quali Côté mette (finalmente) in evidenza doti di grande fantasista della batteria. Un altro lavoro da appuntarsi da parte della premiata ditta &.

    Un altro lavoro da appuntarsi da parte della premiata ditta &records.
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