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  • Danse des breloques dans Ici Montréal

    «Orchestre festif», Pascale Gauthier, Ici Montréal, 11 juin 2010
    vendredi 11 juin 2010 Presse

    Orchestre carnavalesque, mixte et multigénérationnel de 20 musiciens, la joyeuse troupe que diriqe Jean Derome et Némo Venba récidive avec un quatrième opus. Quinze compositions originales se baladant habilement entre des tendances klezmer, musique tzigane, cirque, fête foraine, valse musette, chansons françaises swignées, notes latines, ou encore style cajun à banjo… Mais si vous voulez saisir en «live» l’énergie et l’enthousiasme de cette réunion de cuivres, bois, accordéons, cordes et tambours, deux occasions ce week-end de rencontrer la Fanfare Pourpour: ce soir, 18h30, coin Mont-Royal et De Bullion, dans le cadre de Nuit blanche sur Tableau Noir, et samedi, 18h, à la Place Dufresne du Quartier Sainte-Marie. ★★★

    Quinze compositions originales se baladant habilement entre des tendances klezmer, musique tzigane, cirque, fête foraine, valse musette, chansons françaises swignées, notes latines, ou encore style cajun à banjo…
    ★★★

    Ugly Beauties dans Touching Extremes

    «Review», Massimo Ricci, Touching Extremes, 11 juin 2010
    vendredi 11 juin 2010 Presse

    Ugly Beauties is the first CD for the threesome of Lerner (piano), Brubeck (cello) and Fraser (drums). Difficult to place this music in a context without resorting to typical definitions. There is a lot of improvisation mixed with carefully trimmed material; there aren’t surpluses of extended techniques, although the musicians do explore more peripheral regions of the instruments when the time is right. Definitely it’s not something linked to reductionism, for the interplay mostly generates rather dense textural interconnections and clear phrases that, even when a rarefaction of events prevails, glow as luminous stars in a summer sky. Ultimately, what’s this record like?

    The answer is “nothing that I can call to mind at this instant”. The trio is nimble and precise in the exposition, the playing revealing a degree of contrapuntal poetry — atonal romanticism, if you will — quite frequently, letting us catch glimpses of untainted ability that never figures as the motivation for germ-free exercises. The improvisations may appear nonchalant in their manifestation but consequential as far as technical grounding and plausibility of creative choices are concerned. A concession is made to a couple of stylish digressions, and there’s a swinging interlude in Harold Lloyd that sincerely was better left out. Fortunately, these are rare occurrences: for the large part, the quality of the instrumental interaction is so rewarding — just check the gorgeous Ding An Sich — that one’s immediately pushed to listen to it again, in order to comprehend the actual reasons behind a work that doesn’t strike that hard, yet digs deep enough to warrant a laudatory mention. A gracious treat to the ears, full of great tones and distinctive acoustic perspectives, in spite of the impermanence of a proper characterization in our memory.

    A gracious treat to the ears, full of great tones and distinctive acoustic perspectives…

    Jean René dans CISM

    «Jean René à la Casa del Popolo», François Dunlop, CISM, 9 juin 2010
    mercredi 9 juin 2010 Presse

    Dans le cadre d’un double-lancement de disque de la toujours évoluante étiquette &records, le Festival Suoni per il Popolo nous offrait une rare chance de voir une prestation solo du maître du violon alto, Jean René.

    Sous une stature godardienne, c’est plutôt un personnage d’une élégante modestie qui s’éprît de la scène. Favorisant l’alto électrique (instrument principal du nouvel album), Jean René hypnotisa rapidement son auditoire à l’aide d’une série de boucles, placées en superposition avec un jeu précis et recherché. Atmosphérisme corsé et virtuosité brute s’enchaînèrent créant un microcosme rappelant la performance qu’avait offert la trompettiste Elaine Evans dans le cadre de l’édition précédente de ce même festival.

    Une performance brève, certes, mais prenante, concise, ne laissant que place à la hâte de la prochaine.

    Une performance brève, certes, mais prenante, concise, ne laissant que place à la hâte de la prochaine.

    Manivelle dans Avant-garde Metal

    «Review», Oliver Side, Avant-garde Metal, 9 juin 2010
    mercredi 9 juin 2010 Presse

    The Pierre Labbé 4TET can be discreet, aerial, soothing off the clouds like the midnight moon’s rays, and it can be simultaneously compositional and improvisational on the spiralling path down to each musical note and tone, and it can be kind of funny or at least humorous in some forth-level way, and it can be 25% Free Jazz, 25% Smoky-Bar Jazz, 25% Ambient-Spatial Jazz and 25% Mental Groove, and it can be darkly emotional, poignant-imprinting, slightly mysterious, off the hook and freshy fresh, and it can be up to date with most of today’s musique actuelle, and it can be played by an electric guitar, a contrabass, a drum, some percussions, a tenor saxophone and a flute, and it can be that the instrumental textures have just the right amount of shadowy atmosphere, and it can be the most straight-fowardly catchy music which Pierre Labbé has composed in a long while, and it can be like a descent into the almost imperceptible underworlds of slow-motion manual rhythm, and it can be musically alarming in the minute details as well as spiritually inclined as a whole, and it can be considered as live and instrumentally performed music, and it can be quite skeletal in structure though fleshed out with those macro g-spots, and it can be along the lines of an abstract painting with a few outbursts of vaguely familiar forms, and it can be everything of the above and probably a bit more as it can be what it is to be. Or as Pierre Labbé himself says, “for many years now, I have been trying to make music both organic and spiritual. Music that transpires and inspires, music that grooves, whispers, and moves you. Atypical jazz feeding on opposites, a resolutely plural form of jazz.”

    The Pierre Labbé 4TET can be discreet, aerial, soothing off the clouds like the midnight moon’s rays

    Danse des breloques dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 7 juin 2010
    lundi 7 juin 2010 Presse

    Enfin, un nouveau disque de la Fanfare Pourpour! La marche est haute après Karusell Musik, la splendide collaboration avec Lars Hollmer. On retrouve ici la Fanfare du disque Le Bal, avec Jean Derome et Némo Venba à la direction artistique, et des compositions de plusieurs membres. Une disque très élégant, charmant et sensuel, moins fou que Karusell Musik, peut-être moins cérébral que Le Bal. Des mélodies simples et touchantes, des arrangements suaves et riches. À souligner, les chansons Immense bricolage (de et chanté par Derome) et Partir (de et chanté par Luc Proulx), la pièce-titre et Le Retour de Pelle (hommage à Hollmer) de Pierre Emmanuel Poizat, ainsi que Pié grande, une contribution du saxophoniste Damian Nisenson, le petit dernier de l’ensemble. Danse des breloques est peut-être un tantinet trop sobre pour son propre bien, mais je n’en serai certain qu’après plusieurs écoutes, question de le connaître aussi bien que les albums précédents.

    Une disque très élégant, charmant et sensuel

    Danse des breloques dans Truffaut Jazz

    «Le centre des fanfares», Serge Truffaut, Truffaut Jazz, 6 juin 2010
    dimanche 6 juin 2010 Presse

    Il y a les fanfares qui rythment les efforts des joueurs de football universitaire tous les dimanches d’automne de ce côté-ci de l’Atlantique comme de celui du Pacifique. Il y a celles qui rassemblent les gauchos comme celles qui regroupent les servants des toréadors. Il y a celles qui défendent les accents balkaniques et celles des chasseurs alpins italiens, sans oublier celles des gendarmes de la République, versées en commémorations historiques. Il y a les lointaines suédoises et les bavaroises enclines à laisser s’exprimer les accords populaires de l’accordéon. Il y en a beaucoup d’autres qui animent les bals de pompiers en Hongrie ou en Belgique.

    Si on l’aborde par la face géographique, le sujet du jour, c’est qu’il y a l’autre. Celle qui se distingue de toutes les autres parce qu’elle est le point de convergence de ces dernières. Elle n’est certainement pas la seule à être le croisement des points cardinaux des fanfares. Mais bon… on ne les connaît pas, les autres. Alors qu’on connaît bien la Pourpour. Siège social? Montréal.

    Eh bien, la Pourpour, elle vient de publier un chef-d’œuvre du genre musical qui marie la marguerite aux légendes des cabanes à sucre, à la faconde gitane, aux ponctuations orientales, aux mélancolies climatiques du Nord, qu’il soit kanadian ou «sue-et-doigt», avec bien d’autres objets non identifiés dans l’univers des paillettes et du strass. Le titre du chef-d’œuvre en question? Danse des breloques.

    Lorsque tel morceau est joyeux, tel autre est cinématographique, lorsqu’il n’invite pas à la danse dans sa version java sans la javanaise ou vous mène dans le détroit du Bosphore dont nous sont revenues certaines gammes au lendemain de la bataille des Dardanelles. On pourrait en rajouter long, très long.

    S’il en est ainsi, si cet album est un tourbillon d’horizons divers mais fort bien touillés par des musiciens qui sont des maîtres dans leur partie respective, c’est qu’elle est vieille, la Pourpour, elle a de l’expérience. Beaucoup. Et comme Lou Babin, accordéoniste et animatrice de l’ensemble, connaît depuis des lunes le saxophoniste, compositeur oulipien, Jean Derome, le contrebassiste beat Normand Guilbeault, le trompettiste Némo Venba, les saxophonistes Claude Vendette, Stéphane Ménard et Damian Nisenson, les guitaristes et banjoïstes Luc Proulx, Roy Hübler et Dany Nicholas, l’accordéoniste Luzio Altobelli, les violonistes Marie-Soleil Bélanger et Guido Del Fabbro ainsi que les percusionnistes Pierre Tanguay, Jacques Duguay et Nicholas Letarte, comme ils se connaissent donc depuis longtemps, c’est pile-poil, right on time. Bravo! Mille fois bravos et autant de mercis. Danse des breloques a paru sur étiquette Dame/Monsieur Fauteux m’entendez-vous, rattachée à Ambiances magnétiques.

    Bravo! Mille fois bravos et autant de mercis.
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