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  • Live at Upstairs 2008 dans The Squid’s Ear

    «Heard In», Paul Serralheiro, The Squid’s Ear, 20 octobre 2009
    mardi 20 octobre 2009 Presse

    This group of Montréal musicians, led by double-bassist Normand Guilbeault, has spent quite some time at Charles Mingus’ music. This is the second recording devoted to the late master’s work, the previous being a studio outing, whereas this Hommage a Mingus features the sextet in a live setting, which heightens the intensity of the performances of this round of tunes. There seems to be a love affair between Montréal and Mingus. Musicologist and band leader Andrew Homzy, author of Mingus: More than a Fake Book, was also the individual who dug through Mingus’ archives to resurrect Epitaph, and local Uptown records’ Bob Sunenblick released a bunch of previously unavailable Mingus Tracks (among them Song with Orange done here by the ensemble). Guilbeault’s team, which features some top-notch players from the local scene, among them Jean Derome (who appears on alto and bari saxes, flute and voice) and trumpeter and Montréal Off Festival founder Ivanhoe Jolicœur, one of the city’s most fiery players — are perfect choices for the Mingus charts. The main treat of this album is that these are musicians who have a real feeling for the Mingus style and who pull it off fabulously with hot bluesy playing and off-the-beaten-track virtuosity. This is an unusual opportunity to hear Jean Derome on baritone saxophone, which, although not his usual horn, he plays with a lot of heart. Mathieu Bélanger on clarinets, one of Montréal’s best, contributes to the rich texture to the music, and the sextet is rounded out with the solid playing of Norman Deveault on piano and Claude Lavergne on drums. This CD also offers listeners the chance to hear one of Montréal’s best jazz vocalists, Karen Young, on the chiaroscuro ballad Weird Nightmare and the impressionistic tone poem Eclipse which also has some nice chorale writing. The leader himself shines in passages where the bass takes the lead, as in the introduction to Prayer for Passive Resistance, and when driving the spirited cacophony of Sue’s changes. The transcriptions are faithful to the originals, but not pedantic, since these are all working musicians with individual styles which they bring to bear on their reading of the scores — scores that offer a good variety of material, representative of Mingus’ abilities to elicit inside and outside playing. The recording reminds us of Mingus’ importance as a composer and that, despite the loose aspect of his work-shopping approach which built on sketches for the players who took the music off with Mingus’ presence, the spirit of Mingus lives despite his absence!

    The main treat of this album is that these are musicians who have a real feeling for the Mingus style and who pull it off fabulously with hot bluesy playing and off-the-beaten-track virtuosity.

    L’embarquée dans La Presse

    «Critique», Alain Brunet, La Presse, 10 octobre 2009
    samedi 10 octobre 2009 Presse

    Marianne Trudel saisit une autre occasion de briller, de capter et canaliser les meilleures ondes. On avait eu un aperçu de ce tandem avec Lévy Bourbonnais, harmoniciste chromatique sorti d’on ne sait où… avant de l’avoir entendu une première fois à l’Off festival de jazz.

    Sur le site de son distributeur (Dame), on apprend qu’il est le premier harmoniciste à avoir complété un baccalauréat en jazz à l’Université McGill. Qu’il a suivi les enseignements de musiciens top niveau tels Howard Levy, Mike Turk et Grégoire Maret.

    Prêt pour l’embarquement, le jeune Bourbonnais a fait la rencontre d’une pianiste très compétente, mais surtout d’une compositrice, tête chercheuse de haute sensibilité.

    Une fois encore, le goût sûr de Marianne Trudel l’a menée à un projet concluant: les références classiques du piano (romantiques, contemporaines, impressionnistes… le jazz moderne n’en est jamais rassasié!) et la musique improvisée dite de chambre (un style né dans les années 70) se retrouvent au confluent de sessions aux calmes tempi et grands espaces harmoniques.

    Les effluves délicats de terroir ajoutent une touche, et l’on acquiert une certitude. L’embarquée n’aurait pas pu être créé ailleurs qu’ici.

    À écouter: L’embarquée

    ★★★★

    Marianne Trudel, compositrice, tête chercheuse de haute sensibilité, saisit une autre occasion de briller, de capter et canaliser les meilleures ondes.
    ★★★★

    L’embarquée dans Le Devoir

    «Critique», Serge Truffaut, Le Devoir, 10 octobre 2009
    samedi 10 octobre 2009 Presse

    Le 14 octobre prochain à eXcentris, la pianiste Marianne Trudel et l’harmoniciste Lévy Bourbonnais vont lancer officiellement leur album baptisé L’Embarquée, que l’on a vu dans les bacs d’Archambault mais pas dans ceux de HMV. Le prix: 14,99$. Voilà pour les infos factuelles. Passons à la musique. Ce que ce duo nous propose, c’est d’abord et avant tout des compositions originales. La plupart ont été écrites par Trudel. Trois autres ont été conçues avec Bourbonnais. Le résultat, ou plutôt l’esthétique, n’est pas sans rappeler celle exposée et défendue par certains artistes proches de John Zorn, certains artistes enregistrant pour Tzadik.

    À l’harmonica, Bourbonnais a une approche qui nous a rappelé celle de l’accordéoniste Guy Kluvecek. De cet instrument physiquement petit, Bourbonnais extrait des sonorités prodigieuses, très étonnantes, ou plutôt très surprenantes. C’est le cas de le dire, c’est du jamais entendu. Et ça, c’est déjà beaucoup.

    Au piano, Trudel affiche une sensibilité qui la distingue de beaucoup de pianistes locaux. De-que-cé? Son jeu n’a rien de scolaire. De statique. Bref, on ne s’ennuie pas même si la palette rythmique n’est pas archi-riche. Mais bon… Ils sont deux et seulement deux à faire un disque qui fait davantage écho à certains albums de Tzadik ou d’ECM qu’à ceux de Blue Note ou de Verve. En clair, L’Embarquée tient davantage de la musique actuelle que du jazz.

    Au piano, Trudel affiche une sensibilité qui la distingue de beaucoup de pianistes locaux.

    Ensemble SuperMusique (ESM), Robert Scott Thompson dans Le Devoir

    «Musique topographique», Frédérique Doyon, Le Devoir, 9 octobre 2009
    vendredi 9 octobre 2009 Presse

    Les trajectoires de 20 musiciens et de 10 danseurs dans les galeries de l’édifice Belgo du centre-ville de Montréal feront écho, demain, aux 30 années de parcours des Productions SuperMusique (PSM). BELGOrientation convie le public à ce dédale auditif, visuel et proprioceptif, sous la gouverne du compositeur topographique de Toronto, Scott Thompson.

    «Une partition typique dit aux musiciens quoi jouer, mais pas quand ni où. Ma philosophie, c’est l’envers de ça: mes compositions disent où et quand jouer, mais pas quelle matière», résume ce dernier.

    Il crée des mises en situation pour chacune des cinq étapes du spectacle: un violoncelliste et une danseuse dans la galerie Joyce Yahouda du cinquième étage; une saxophoniste, un tromboniste et un danseur dans la galerie [SAS] du quatrième étage. Puis il orchestre leurs déplacements, dans le temps et dans l’espace, faisant la part belle au hasard des rencontres dans les corridors. Un tel langage devient ainsi lisible tant pour un danseur que pour un musicien ou un simple spectateur, lui aussi créateur de la proposition artistique par ses choix.

    «Ses partitions sont comme des circuits à l’intérieur desquels les gens se rencontrent et le public décide lui-même son parcours; il n’est pas statique dans la perception de l’œuvre», précise, à propos du compositeur de 34 ans, Joane Hétu, directrice et fondatrice de PSM avec Danielle Pallardy Roger et Diane Labrosse, qui a quitté le navire l’an dernier.

    Cette grande fresque mouvante, imprévisible, en devient même impossible à saisir dans son ensemble, ce qui fait aussi partie de son charme.

    «Mon inspiration principale, ce sont les musiciens et les danseurs. J’essaie de créer un environnement hors du commun pour leur talent et pour l’expérience du public. Et pour créer cet environnement, je m’inspire de l’architecture spécifique d’un lieu», explique Scott Thompson, à qui le Belgo s’est imposé d’emblée par son amour pour les édifices industriels investis par l’art contemporain.

    Cette grande manifestation reflète bien l’esprit qui préside aux créations des PSM, nées Wondeur Brass en 1979, puis Productions SuperMémés jusqu’en 2002. Nouvelles, actuelles, créatives: les noms pour désigner leur genre musical se multiplient, justement parce que ce genre reste fuyant, indomptable, allant des musiques fondées sur des partitions, et interprétées avec des instruments traditionnels, jusqu’aux musiques bruitistes et improvisées à partir de bidules et d’objets courants. Mais surtout, ces musiques ont toujours frayé avec les autres disciplines artistiques (danse, arts visuels, performance) et mélangé les générations d’artistes.

    C’est à PSM qu’on doit la perfusion musicale de la superbe installation Each and Every Inch du Cryptic Theater de Glasgow, à l’Usine C en 2002. Les PSM sont aussi entrées dans la danse pour Treize lunes, coproduction avec Danse-Cité qui jumelait 10 danseurs et 10 musiciens.

    BELGOrientation convie à son tour autant la relève (Emmanuel Jouthe et les sœurs Lombardo pour la danse, Mélanie Auclair, Rémy Bélanger de Beauport, Antoine Berthiaume pour la musique) que des chorégraphes-interprètes (Louise Bédard, Sophie Corriveau) et des musiciens au long parcours (Pierre Tanguay, Lori Freedman).

    «C’est un très grand honneur d’être invité à faire un projet avec PSM, qui est un modèle inspirant pour la diffusion et la promotion des musiques créatives au Canada et à l’étranger», dit Scott Thompson.

    … compositions disent où et quand jouer, mais pas quelle matière…

    L’embarquée dans Voir

    «Critique», Stanley Péan, Voir, 8 octobre 2009
    jeudi 8 octobre 2009 Presse

    Invités à se produire au Palais Montcalm en 2008 en première partie d’Oliver Jones, lauréats du prix OFQJ-Rideau cette année, l’excellente pianiste Marianne Trudel et l’harmoniciste Lévy Bourbonnais nous avaient vivement impressionnés en juin dernier, à l’occasion de l’OFF Festival de Jazz de Montréal, avec un concert dont l’essentiel du programme était constitué des compositions que l’on retrouve sur ce premier opus, à classer au rayon du jazz de chambre onirique, aérien et intimiste. Empreint de fantaisie, de poésie et de mélancolie, leur dialogue musical donne la mesure du tempérament de compositrice et de l’admirable éclectisme dont sait faire preuve Trudel, un véritable trésor de la scène jazz d’ici.

    3.5 étoiles

    Empreint de fantaisie, de poésie et de mélancolie, leur dialogue musical donne la mesure du tempérament de compositrice et de l’admirable éclectisme dont sait faire preuve Trudel, un véritable trésor de la scène jazz d’ici.
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