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  • Ensemble SuperMusique (ESM), Joane Hétu dans Le Devoir

    «Musique actuelle — La géométrie du flocon», Frédérique Doyon, Le Devoir, 30 janvier 2008
    mercredi 30 janvier 2008 Presse

    Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige

    Et de trois. La compositrice Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige. On aura beau lui reprocher d’être trop longue, la saison froide peut être inspirante, surtout quand elle enveloppe la ville de son manteau blanc.

    «J’aime l’hiver, j’aime le son, l’effet cocon que ça produit», confie la saxophoniste-vocaliste, aussi membre de l’étiquette Ambiances magnétiques et présidente de la maison de disques DAME. «C’est une saison qui a toujours été créative pour moi. Dans l’industrie du disque, janvier, février et mars sont plutôt tranquilles, ça laisse du temps pour composer. C’est précieux.»

    Elle amorçait l’aventure hivernale en 2000 avec Musique d’hiver, alors que les Productions SuperMusique (qu’elle codirige) articulaient leur programmation autour des quatre saisons. Trois ans plus tard, la saison blanche lui inspirait Nouvelle musique d’hiver, avec promesse d’un troisième et dernier chapitre.

    Comme ses deux spectacles frères, Récits de neige se divise en quatre mouvements. Mais ce spectacle-ci, qui réunit sept musiciens-improvisateurs (les routiers Jean Derome, Diane Labrosse, Pierre Tanguay, deux nouveaux collaborateurs, Alexandre St-Onge et Scott Thomson, en plus de Joane Hétu elle-même), recentre son propos sur la neige, plus spécifiquement sur la géométrie du flocon.

    «Il fallait que j’aille à l’essence même de l’hiver: la neige. J’espérais composer 30 courtes pièces que les musiciens pourraient amalgamer comme ils veulent, comme des flocons, qui ont chacun une géométrie différente.» L’esprit des petits fragments est resté, mais la complexité du procédé et le manque de temps de création ont obligé la musicienne à prendre une autre direction.

    «J’ai demandé aux musiciens de raconter des anecdotes, des souvenirs liés à l’hiver et à la neige», raconte-t-elle.

    Après l’approche plus personnelle et ambiante du premier volet et celle, plus documentaire et bruitiste, du second, le troisième opus pour instruments acoustiques et électriques réunit les deux factures, avec des moments parlés, des mélodies et des segments plus abstraits. Les projections visuelles, discrètes dans les deux autres productions, prennent de l’ampleur sous la gouverne de Mélanie Ladouceur.

    «Je voulais m’investir dans l’idée que les autres formes d’art sont au service de la musique», explique Joane Hétu. Sa dernière production, Filature (2006), la plus ambitieuse de sa carrière, mettait en scène danseurs et images vidéo, constituant une forme de théâtre sonore qu’elle souhaite approfondir. Cette production lui a d’ailleurs valu le prix Freddy Stone.

    «Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert», dit celle qui a d’abord joué les rockeuses déjantées au sein des formations Wonder Brass et Les Poules avant de se tourner vers la musique actuelle.

    Cette nouvelle création de théâtre sonore fera l’objet d’un CD l’an prochain, à l’instar des deux premières productions hivernales.

    Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert…

    Clic dans Ici Montréal

    «Critique», Serge Paradis, Ici Montréal, 24 janvier 2008
    jeudi 24 janvier 2008 Presse

    On ne sait jamais où nous conduira un nouveau Falaise, ce guitariste caméléon d’une grande polyvalence. Sa démarche, basée sur l’élasticité et la superposition des temps, nous offre une musique mélodieuse (un tour de force pour l’avant-garde, souvent hermétique) laissant une belle part aux vents. Il est secondé par des maîtres: Lori Freedman, Jean Derome, Tom Walsh et Gordon Allen. Rappelant les offres récentes de son groupe Miriodor, ces orchestrations plairont aux amateurs de math rock à la King Crimson et autres Egg. S’affirmant comme multi-instrumentiste, Bernard y joue même les platinistes façon Tétreault. Une belle réussite.

    Une belle réussite.

    Canons + Hoquets dans CFLX 95.5 FM

    «Délire actuel: Critique», François Couture, CFLX 95.5 FM, 22 janvier 2008
    mardi 22 janvier 2008 Presse

    Le Quatuor Bozzini a eu une idée incongrue: combiner sur un disque deux univers dissemblables, ceux de Howard Skempton et de Jo Kondo. Le premier affectionne les canons sensuels et langoureux; le second préfère une musique primesautière et nerveuse. Malheureusemnt, ces univers ne sont pas nécessairement complémentaires. Au pire, rien ne vous empêche d’appuyer sur «pause» entre les deux parties du programme.

    Le premier affectionne les canons sensuels et langoureux; le second préfère une musique primesautière et nerveuse.

    Scat dans CFLX 95.5 FM

    «Délire actuel: Critique», François Couture, CFLX 95.5 FM, 22 janvier 2008
    mardi 22 janvier 2008 Presse

    Tim Brady file un bon coton depuis quelques années. Après une longue période de gestation, SCAT documente sa collaboration avec l’ensemble australien de musique de chambre Topology. Au programme, des œuvres de Brady interprétées par Topology, avec parfois des échantillons de guitare électrique, parfois pas. La pièce titre est l’une des pièces les plus brillamment écrites de Brady depuis son cycle Revolutionary Songs: complexe mais sensée, et propulsée par un sens du rythme qui demeure sa signature la plus personnelle.

    La pièce titre est l’une des pièces les plus brillamment écrites de Brady…
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