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  • Les salines dans Bad Alchemy

    «Kritik», Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no 54, 1 mars 2007
    jeudi 1 mars 2007 Presse

    In Les salines von Marie-Soleil Bélanger & Normand Guilbeault mischen sich Wasser und Salz… würde ich beginnen, wenn ich diese durch einen Besuch von Guérande in der Bretagne angeregten Reibungen ihrer Geige, Baritongeige & Erhu und seines Kontrabasses beschreiben sollte. Aber da das Digibag leider keine CD enthält, schweige ich mich notgedrungen aus über die 14 Improvisationen des Bassisten und Bandleaders (Trio Derome Guilbeault Tanguay, Normand Guilbeault Ensemble etc.) mit der Montréaler Geigerin, die seit 2004 bei Fanfare Pourpour oder in Richard Desjardins Kamasuta fiedelt.

    4. Hmmm dans Revue & Corrigée

    «Disques», Boris Wlassoff, Revue & Corrigée, no 71, 1 mars 2007
    jeudi 1 mars 2007 Presse

    Inutile de présenter les protagonistes. Inutile aussi de rappeler l’ancienneté traditionnelle du médium disque passé du statut d’objet à celui d’instrument, entraînant à sa suite la machine de diffusion elle-même dont la pointe et le corps amplifié devaient se révéler un instrument riche en possibilités. Inutile encore de rappeler les linéaments nombreux qui, de Pierre Schaeffer et ses sillons fermés à Milan Knizak et aux facéties de John Cage période Fluxus, en passant par le rap et le scratch, fondent en légitimité la riche histoire tant populaire qu’avant-gardiste de la platine. Quoi qu’il en soit, Martin Tétreault, plasticien d’origine, aura marqué les esprits par la richesse de ses préparations, l’audace de ses attaques soniques excluant le recours trop marqué à la citation au bénéfice de la pure électricité: ce qu’Otomo, fidèle aux turntables depuis au moins Ground Zero, aura accompagné via l’onkyo d’un mouvement vers l’infime, les craquements, le souffle. Ce 4. Hmmm fait d’extraits d’une tournée sans fin, sillon géographique répondant aux vinyles par une errance d’atmosphères, de pays, de sensations, témoigne de leur inévitable rencontre. Les deux partenaires mêlent leurs lutheries, pulsant une houle d’attaque et de déferlante granulaire incandescente proche du crash auditif. Ils se posent aussi en héritiers cagiens d’une ouverture aux sons révélatrice d’un état heureux de la matière, cette acceptation non discriminante du monde lui-même. Musique zen donc, par sa disponibilité au matériau. On pense aux travaux de Yasunao Tone, maître en procédures qui vont à leur terme quel qu’en soit le prix esthétique. Martin Tétreault et Otomo Yoshihide nous convient à un moment de live authentique où le geste et la pensée ont cette beauté particulière de la musique concrète: brute et convulsive. Un monde d’amplitude et de fréquences en fusion dévorées par le temps.

    Un monde d’amplitude et de fréquences en fusion dévorées par le temps.

    Muzika dans The Squid’s Ear

    «Op-Ed», Phil Zampino, The Squid’s Ear, 1 mars 2007
    jeudi 1 mars 2007 Presse

    Other Ambiances related material, the new Malasartes release Muzika of Damian Nisenson, Jean Félix Mailloux and Pierre Tanguay. Malasartes is an offshoot of Ambiances Magnetiques, part of a trio of releases revolving around bassist Jean Félix Mailloux. Which is a little odd because the label is led by Argentinian tenor sax player Damian Nisenson, who is only featured on the Muzika release. As Ambiances Magnetiques gets more involved in jazz, and easy transition as so much of the work on the label has come close to traditional jazz (think Evidence, or the Ambiances Jazz sublabel, featuring work from Jean Derome or Norman Guilbeault). Muzika in particular deserves a listen, if for no other reason than the work of the great drummer Pierre Tanguay, but more importantly for Nisenson’s playing and writing.

    Muzika in particular deserves a listen, if for no other reason than the work of the great drummer Pierre Tanguay, but more importantly for Nisenson’s playing and writing.

    Cordes à danser… suite saguenayenne dans Bad Alchemy

    «Kritik», Rigobert Dittmann, Bad Alchemy, no 54, 1 mars 2007
    jeudi 1 mars 2007 Presse

    Mit Cordes à Danser… Suite Saguenayenne (AM 155) feiert André Duchesne die Vitalität von Saguenay nordöstlich von Québec und vor allem das Festival des Musiques de Création du Saguenay Lac St-Jean in Jonquière (dessen beneidenswertes Programm 2006 etwa Huntsville, Schizophonie, Frith & Palardy Roger oder Ash & Tabula zu bieten hatte). Dafür lässt Duchesne, wie bei seinem eigenen Gastspiel 2004, erneut den Jazzrock seiner E-Gitarre, des E-Basses von Patrick Hamilton und des Schlagwerks von Pierre Tanguay zusammenprallen mit einem Streichquartett. „Les 16 cordes du quartet, les 4 cordes de la basse et les 6 cordes de la guitare, soumises aux tensions de l’accord imparfait, martèlent l’époque sur le tambour du silence, sonnent l’alarme: danses, vacarmes, images persistantes d’un pays devenu shop, cheminées d’usines, conifères à l’horizon, une guitare qui joue à moins 25 oF“, beschreibt er selbst das Projekt, das von Jugenderinnerungen an das Industriegebiet von Saguenay durchsetzt ist. Und das die unverwechselbare Handschrift trägt, die er schon mit Conventum oder Les Quatre Guitaristes de l’Apocalypso Bar in die Musique actuelle Québecs einspeiste, mit dem Klassiker Les temps des bombes (1984) als einem meiner persönlichen Herzbeweger. Das dynamische Trio reißt die Streicher mit in einen Wirbel von tänzerischen Drehungen, die sich unwiderstehlich drehn und drehn, angetrieben von der rhythmischen Drum‘n‘Bass-Kurbel. Die Gitarre schneidet und rifft und fordert von den Strings die gleiche Verve. Das Plus besteht in der sägezahnigen Streicherharmonik, die Duchesne, dessen Klangvision man als Versuch beschrieben könnte, Debussy, Satie und Ravel à la Henry Cow zu fusionieren mit Folklore und King Crimson, in ihrer schillernden Metallic-Leuchtkraft voll ausreizt. Und wenn er dann seine Gitarrenvirtuosität in die Wagschale wirft… Ha!

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