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  • The Feeling of Jazz dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 128, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Jean Derome nous prévient d’emblée: «il n’y a pas d’explication rationnelle à l’amour et au désir. Cette musique est tatouée dans nos cœurs et nous la jouons parce que nous l’aimons et que ça nous rend heureux de le faire». Comment, après ça, en vouloir au trio Derome, Guilbeault, Tanguay de revisiter avec un bonheur, certes irrégulier, ces douze standards (dont le Rollo II et A Beat Nervous de Misha Mengelberg)? Si Derome a été beaucoup plus convaincant dans le passé (avec le trio Évidence notamment), on ne peut passer sous silence ses dons d’altiste: frondeur, oiseau fou se lançant dans des phrasés cassés et tortueux (entre Konitz et Dolphy), sûr de lui et de ses dérapages, il se joue des écarts et des harmonies, écrabouille les grilles et les métriques (superbes You’d Be So Nice to Come Home to et It’s You or No One). Hors du moelleux originel, voici Derome le saillant. Le voici cisaillant le vif de la pierre, rabotant l’angle avec une âpreté assassine. Je serai néanmoins beaucoup plus réservé sur ses talents de saxophoniste baryton (il m’évoque ici James Carter!) et de vocaliste dans un tel contexte. Mais finalement, que reprocher à Jean Derome ici? J’ai beau chercher: rien, vraiment rien!

    Engagement & Confrontation dans Blow Up

    «Altrisuoni», Stefano Isidoro Bianchi, Blow Up, no 100, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Tra gli strumenti più votati (e personalmente preferiti) per l’improvvisazione solista perché portatore di un suono molto caldo, espressivo e malleabile, il contrabbasso è il protagonista assoluto di questi due album dall’ispirazione e dai risultati molto diversi. […] Il differente approccio dei due strumentisti si può intuire anche dalla lunghezza media dei pezzi: venti minuti Linson, due e mezzo Martel, che non utilizza mezzi elettronici ma come unica “distrazione” prepara lo strumento con carte e pezzi di metallo e legno. Il suo suono è quindi più “proprio”, caldo e sommesso, se vogliamo più “jazz”, inteso però in un’accezione che di classico ha veramente poco. Anche in questo caso la capacità di Martel (canadese del Québec) è memorabile; i suoi assolo dalle tinte tribaloidi e dagli umori primitivisti, molto puliti e diradati e fortemente poggiati sulla magia di corde stirate e violate, si colorano in maniera sempre diversa e imprevedibile pur restando fedeli all’assunto programmatico di una felpata, interrogativa circospezione. (8) a entrambi, con leggera preferenza per il secondo.

    Chansons de la belle espérance dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 69, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Associés au début des années 80 au sein de Conventum, membres fondateurs du collectif québécois Ambiances Magnétiques et tous deux en rupture de ban, André Duchesne et René Lussier se retrouvent ici associés dans une chronique commune. Non pas parce que leur parcours fut longtemps commun, mais parce que les deux guitaristes, chacun de leur côté, se tournent vers la chanson. Pour le premier, il s’agit plutôt d’un retour, plus de vingt ans après le “temps des bombes”. […]

    André Duchesne reprend le monde là où il l’a laissé au milieu des années 80, et la situation n’a pas véritablement changé. Constat plutôt amer d’un monde toujours en proie aux “bruits de guerre” certes, mais aussi aux tragiques “faits-divers” locaux, laissant à peine quelques ouvertures plus optimistes avec quelques titres plus humoristiques (Le vieux matou, On est dans la merde). L’accompagnement instrumental (André Duchesne, à la guitare et au piano, est épaulé par Jean Derome, flûtes et saxes, Pierre Tanguay, batterie et Patrick Hamilton à la basse électrique) oscille, selon les pièces, entre hargne, vigueur et nonchalance, privilégiant l’efficacité à l’expérimentation sonore. […]

    Bassiste de son état, Pierre Cartier est lui un familier de l’univers de la chanson. Après les Chansons de Douve, puis de celles du “transsibérien”, voici celles de la “belle espérance”. Son propos, ici, est de transcrire certains poèmes québécois (mais aussi Apollinaire) évoquant notamment l’amour, en un jazz vivant et énergique. Le résultat fait preuve de subtils arrangements, toutefois dominés par des approches langoureuses, dues aussi bien à l’alto de Jean René ou au jeu discret de la guitare de Bernard Falaise.

    Today is a Special Day dans The WholeNote

    «Review», Ken Waxman, The WholeNote, no 12:1, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Audacious as well as artful, this Montréal disc shows what can result when free improvisation meshes with knowledge of notated New music. Architecturally organized, the nine originals and two “covers” make up an exceptional version of chamber music that avoids fussy inversion and directionless jamming.

    One indication of the trio’s fearlessness is that the “covers” are of compositions by Béla Bartók. Here, the composer’s Bulgarian Rhythm takes on a Latin tinge courtesy of Robbie Kuster’s percussion and ends with a section of double-tonguing by alto saxophonist Philippe Lauzier, and double stopping from bassist Miles Perkin.

    Confirming their innovative thinking, the three follow a clarinet-plucked bass-and-drum reading of Bartók’s Mélodie pentatonique with an improv that flows from it. Reharmonized, the tune incorporates distinctive tongue stops and intense vibrato from Lauzier, reverberating strings from Perkin and a modified march beat on wooden blocks from Kuster.

    Probably the best example of their mature talents is Perkin’s Broken Glass, divided into sonata-like sections. Near the top, a sliding bass invention gives way to buzzing sul ponticello accompanied by squealing saxophone split tones and contrapuntal drum pummelling. After a side-slipping obbligato from the altoist is matched by a walking bass line, the penultimate variation harmonizes reed notes with the bassist’s wordless vocalizing. Echoing sax runs plus answering arco swipes from Perkin form the spacey finale.

    A 21st Century advance on jazz chamber music, Today is a Special Day more than lives up to the inference of its title.

    A 21st Century advance on jazz chamber music, Today is a Special Day more than lives up to the inference of its title.

    Ellen’s Bar dans The WholeNote

    «Review», Ken Waxman, The WholeNote, no 12:1, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Forty years after he arrived on the scene, Michel Donato is still Montréal’s first-call jazz bassist. These CDs demonstrate why Donato, 64, who has backed everyone from chansonier Gilles Vigneault to pianist Oscar Peterson, is in such demand. […] On Ellen’s Bar, for instance, he adds his rock-solid rhythm to 11 originals otherwise featuring two players better-known for their commitment to musique actuelle: guitarist Antoine Berthiaume and drummer Pierre Tanguay. […] Here the guitarist’s supple fills and soloing lie within parameters set by Herb Ellis and Bill Frisell, giving the CD a country-ish vibe. […] Similar teamwork is apparent on the other CD, although the guitarist takes most of the solos. In this smaller setting Donato is more sensed than heard, though his oblique, sturdy piloting remains. The nub of Tanguay’s accompaniment is rim shots and ratamacues, unique additions to the guitarist’s lapidary solos. Using chiming runs, Berthiaume shines with a natural romantic bent. Prime instance of this is Nose Worthy. Sprinkled with C&W licks, the straightforward melody skirts ordinariness due to drum rolls and pops plus a walking bass line. Tough plucking from Donato rescues other tunes where the guitarist’s finger-picking threatens to move into supper club territory. […]

    Berthiaume shines with a natural romantic bent.

    Ellen’s Bar dans La Scena Musicale

    «Au rayon du disque», Félix-Antoine Hamel, La Scena Musicale, no 12:1, 1 septembre 2006
    vendredi 1 septembre 2006 Presse

    Étiquette emblématique de la musique actuelle, Ambiances Magnétiques est sur le point de devenir la référence en matière de jazz contemporain au Québec. Pour son troisième album pour ce label, le guitariste Antoine Berthiaume offre un programme de neuf de ses compositions, soutenu par le maître-contrebassiste Michel Donato et le «batteur-maison» de l’étiquette, Pierre Tanguay, ces derniers contribuant chacun d’un morceau de leur cru. Alors que les projets précédents de ce jeune guitariste étaient plutôt expérimentaux (son premier album Soshin nous permettait de l’entendre avec nuls autres que Derek Bailey et Fred Frith), ce récent disque se situe tout droit dans la lignée des trios à la Pat Metheny ou John Abercrombie. Parmi les pièces, La Betterave, un calypso de Tanguay auquel seul le ténor de Sonny Rollins semble manquer, offre un contraste bienvenu au sein d’un répertoire résolument moderne. Berthiaume démontre un exceptionnel contrôle de son instrument, jouant dans un style complexe mais fluide, alors que ses acolytes lui donnent un appui idéal et se montrent flexibles dans leurs accompagnements. Impressionant!

    Impressionant!
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