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  • Jardin d’exil dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, 1 septembre 2005
    jeudi 1 septembre 2005 Presse

    Ce disque est rassurant car familier. Rassurant en ce sens qu’il ne nous interroge pas sur notre rapport au jazz, à l’improvisation. Il existe dans toute sa tranquillité, il n’use pas de la marge, chemine en terrain stable. Il ne frôle jamais l’insipide puisqu’on y trouve toujours quelque chose à contempler (le très beau solo de trompette d’Albarada I, le piano enlevé d’Albarada II).

    L’écriture est très maîtrisée et si elle manque parfois d’audace(s), elle possède cette vertu de la clarté et de la limpidité. Pas de tension ou de brisure mais une musique qui invite à la quiétude, à l’évidence. Peace music.

    Pas de tension ou de brisure mais une musique qui invite à la quiétude, à l’évidence.

    Veuillez procéder dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 65, 1 septembre 2005
    jeudi 1 septembre 2005 Presse

    Deuxième enregistrement pour cette formation québécoise qui comprend en son sein le violoniste Guido Del Fabbro (cf. Carré de sable am 120): le quartet (violons/claviers/guitares/percussions) reste certes fidéle à son esthétique initiale, à savoir une musique plutôt rock mais assumant un côté musique de chambre. Toutefois, plusieurs titres de ce présent recueil proposent des rythmes plus marqués, se révèlent plus dynamiques et l’approche des instruments inclut un travail plus iconoclaste, parfois bruitiste, notamment celui des violons de Guido Del Fabbro sur de nombreux titres. Rouge ciel s’affirme en se pervertissant tout aussi progressivement que discrètement.

    Rouge ciel s’affirme en se pervertissant tout aussi progressivement que discrètement.

    Douleur sourde dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 65, 1 septembre 2005
    jeudi 1 septembre 2005 Presse

    Les oreilles du collectif montréalais croisent parfois d’étranges personnage, lesquels n’ont a priori que peu de liens avec les musiques dites “nouvelles”. Déjà en 1999, on nous présenta un succulent poéte, Patrice Desbiens (Les moyens du Bord AM 065). Avec Paul Grégoire, nous avons affaire à un artiste multidisciplinaire. Sculpteur, écrivain, chroniqueur, à l’aise dans un humour reflétant entre autres des réflexions sur la société avec un brin de noirceur, notre bonhomme est aussi performeur (cf. une installation “hippique” dans un salon intitulé L’urbaine urbanité). Auteur d’un recueil de petites histoires plus ou moins autobiographiques et parues initialement sous forme d’un hebdomadaire (Le p’tit Grégoire: l’œil de l’ours qui louche), il participe aussi à des formations musicales diverses, teintées de jazz (lui-même joue du saxophone). Douleur sourde reprend en partie le répertoire des groupes dans lesquels il se produisit dans les années 90, agrémenté de pièces plus récentes et bénéficiant d’un accompagnement instrumental fournit notamment par Jean Derome, René Lussier, Michel F Côté, Fred Boudreault. L’ensemble est quelque peu kitsch, repose parfois sur des airs connus revisités par des textes originaux (ainsi, TiMinou sur l’air de Only You, Le Petit Chat sur une musique de Dylan…) souvent délirants, parfois égrillards, toujours tendres (Qu’cè doux, qu’cè doux).

    … souvent délirants, parfois égrillards, toujours tendres (Qu’cè doux, qu’cè doux).

    Veuillez procéder dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Critique», Gilles Boisclair, SOCAN — Paroles & Musique, no 12:3, 1 septembre 2005
    jeudi 1 septembre 2005 Presse

    Rouge Ciel est un curieux navire qui dépasse les frontières des genres pour proposer une musique à la fois acoustique et électronique, puis jazz, folk, rock et actuelle. Veuillez procéder est dans la continuité du précédent album. Guido Del Fabbro (violon), Simon Lapointe (piano, claviers), Antonin Provost (guitares) et Nemo Venba (batterie) jouent leurs compositions hybrides, qui intriguent et amusent par leurs soubresauts, leurs rythmes hachurés et leurs mélodies ivres.

    … compositions hybrides, qui intriguent et amusent par leurs soubresauts, leurs rythmes hachurés et leurs mélodies ivres.
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